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Le Rubāb d'Afghanistan

Auteur(s) : ROY Sylvain
Parution : 2026


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ISBN 13 : 978-2-7053-4140-4
Pages : 316
Format (mm) : 160x240

Nous ne connaissons l'Afghanistan que par ces guerres qui déchirent le pays depuis plus de vingt ans et, depuis août 2021, par l'actualité de terreurs qui signe le retour des Talibans. La promulgation d'interdits qui a suivi leur prise du pouvoir a porté atteinte au patrimoine musical du pays et plus particulièrement au rubāb afghan, luth qui, par sa forme et son timbre, incarne l'identité de la nation afghane.

Cet ouvrage d'organologie, de musicologie et d'anthropologie, le premier consacré à cet instrument, aborde les techniques de fabrication de ce luth, sa place dans la société, ses contextes de jeu et ses différents répertoires. L'approche organologique y tient une place importante, non seulement pour définir ce qu'est un rubāb afghan, mais également pour le comparer aux différentes variantes qui jalonnent son aire de diffusion et à d'autres instruments proches, comme ceux de la famille des vièles sarindā. Au-delà, la singularité de cet ouvrage est historique, de l'hypothèse de l'invention du rubāb afghan jusqu'à sa diffusion actuelle en Occident, en passant par l'étude minutieuse de ses diverses circulations dans l'Afghanistan historique et le large domaine centrasiatique.



Professeur certifié en éducation musicale, enseignant en ethnomusicologie à l'Université Côte d'Azur et musicien, Sylvain Roy est docteur en ethnomusicologie, auteur d'une thèse sur le rubāb afghan. Ses travaux portent non seulement sur l'organologie des instruments d'Asie centrale et leurs répertoires, en relation avec les lieux performatifs, mais sur leur histoire et leur diffusion, notamment dans le domaine de l'archéo-lutherie des instruments centrasiatiques, du xie au xviiie siècle.


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Mots-clés : musicologie, Iran, musique, instrument, Afghanistan, organologie




La Question maronite en France de 1840 à 1870

Histoire d’un courant catholique

Auteur(s) : EID Pierre-Marie
Parution : 2026


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ISBN 13 : 978-2-7053-4145-9
Pages : 374
Format (mm) : 160x240

Consacré à l’étude des facteurs qui engagent la cause maronite en France au xixe siècle, cet ouvrage propose une approche innovante d’un sujet qui, à la différence de l’historiographie classique, discerne le sujet sous l’angle des relations transnationales.

Dévoilant l’existence d’une « question maronite » et d’un courant maronitophile dans les pans de l’opinion catholique et les milieux intéressés à l’Orient, l’analyse scrute les protagonistes et les motivations d’un mouvement au prisme des évolutions politiques, sociales et religieuses qui ont marqué trois décennies centrales allant de la crise d’Orient en 1840 à la chute du Second Empire en 1870.

Cette recherche qui mobilise un vaste corpus documentaire de sources jamais croisées, explore des archives de première main souvent traduites de façon inédite. Le traitement des sources est d’une objectivité remarquable au regard des enjeux délicats que soulèvent la contextualisation et l’interprétation.


Docteur en histoire des religions et licencié d’arabe, Pierre-Marie Eid a exercé dans le conseil et la traduction pour des représentations diplomatiques et religieuses à Paris. Il a également collaboré avec des cabinets d’analyse spécialisés dans le Moyen-Orient. Ses travaux de recherche en histoire portent sur les missions orientales catholiques en Europe et les enjeux du catholicisme dans le bassin méditerranéen (xixe-xxe siècles).


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Mots-clés : Histoire-Géographie, religion, maronite, historiographie, catholique




La Grande tradition musicale de l’Islam africain et méditerranéen du Mashriq au Maghrib

Musiques traditionnelles maghrébo-andalouses, Origines et particularités

Auteur(s) : GUETTAT Mahmoud
Parution : 2026


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ISBN 13 : 978-2-7053-4139-8
Pages : 982
Format (mm) : 160x240

Cette recherche monumentale en musicologie, académique et patrimoniale, inscrit une « reprise d’initiative », une « contre-offensive », épicentre d’un mouvement critique de réappropriation de l’Histoire. Il s’agit, en effet, de repartir de la science musicologique telle que développée dans le monde arabophone pour y retrouver ce qui est resté fidèle à son héritage : son universalisme.

Deux volets structurent cette étude : un premier consacré à l’école du Mashriq, les différents aspects de son corpus musical et de ses mutations. Ce préambule est nécessaire à la compréhension de la formation et du perfectionnement de l’école du Maghrib musulman – second volet – son analyse, son rôle, la présentation critique de son histoire et l’état actuel de son répertoire classique d’expression arabe, celui des nūbat.

Il est nécessaire de penser l’histoire musicologique du monde musulman en termes de métissage entre particularismes locaux et syncrétismes supranationaux, et ce contre la tentation essentialiste, y compris dans les versions nationalo-traditionalistes. Ils se révèlent à travers l’expression musicale, la référence aux grands théoriciens, la systématisation de l’échelle musicale, des formes et structures modales et rythmiques ; encore plus prononcée, dans le domaine de l’organologie… mais aussi, contre les falsifications idéologiques et les manipulations politiciennes de l’héritage culturel multidimensionnel du Mashriq au Maghrib.

Grâce à la spiritualité étendue de l’Islam, et au matériau linguistique de base, l’arabe, s’est codifié au cours des siècles un tronc commun supranational, un langage de dialogues et d’échanges, de l’Espagne aux Indes, souvent réduit à la simple confluence arabo-irano-turque, mais dont la constitution est en réalité plus vaste et plus complexe.

Par son apport, La grande tradition musicale de l’Islam africain et méditerranéen, est une brillante exploration des racines et des efflorescences d’une mémoire culturelle, une manière particulièrement pertinente de revisiter les multiples facettes d’un art de vivre, d’un « être-au-monde ».


Professeur émérite à l’Université de Tunis, Mahmoud GUETTAT collabore avec d’autres institutions nationales et internationales. Musicien-chercheur en musicologie et civilisation arabo-musulmane, il fonde l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, et initie, depuis 1982, l’enseignement musicologique à l’Université tunisienne. Membre actif du Conseil scientifique de Beït al-Ḥikma, son œuvre pédagogique et scientifique est indissociable de ses activités artistiques. Ses recherches s’orientent vers la musique maghrebo-arabo-andalouse et plus largement méditerranéenne, africaine et orientale. Le Ministère des Affaires culturelles crée en 2017, le Prix international de musicologie, baptisé « Prix Mahmoud Guettat ». Par ses activités et son œuvre, il participe tant à la réhabilitation du patrimoine musical et à la valorisation des musiciens traditionnels qu’à une meilleure appréciation de la richesse des musiques traditionnelles.


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Mots-clés : islam, musicologie, musique, afrique, méditerranée, andalousie, Maghrib, Mashriq, traditions




La Traduction

réflexions sur une pratique

Auteur(s) : BOHAS Georges
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341480
Pages : 192
Format (mm) : 160x240

Ce livre ne se préoccupe pas des problèmes théoriques de la traduction, encore moins des théorèmes pour la traduction. Qu'elle soit possible est pour l’auteur une évidence puisqu’il a traduit plus de quatre mille pages de l’arabe ou du syriaque au français. Ce qu’il propose ici est une réflexion sur sa pratique : comment « produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, quant à la signification, puis quant au style ». En fonction de quel critère, dans quel but, décide-t-on de laisser tomber du sens ou de la forme, ou d’en ajouter, en fonction de la langue d’arrivée et du public visé ? Il expose comment il a répondu à ces questions dans des domaines variés allant de la littérature populaire à la traduction des textes grammaticaux.

Ensuite, il dévoile comment les exégètes, chrétiens ou musulmans, arrivent à « torturer » les textes pour les rendre conformes à leurs a priori théologiques ou doctrinaux, ce qu’il appelle la traduction « conformiste ».

Enfin, il met en évidence que la traduction peut avoir des conséquences sur la datation des phénomènes historiques, et il termine en suggérant comment elle peut être une recréation.


Georges Bohas, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, est professeur émérite à l’ENS de Lyon. Il a traduit de nombreux ouvrages à partir de l’arabe ou du syriaque, dont dix volumes du Roman de Baybars (en collaboration avec Jean-Patrick Guillaume), Alexandre syriaque, et divers manuscrits des bibliothèques de Tombouctou.


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Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, arabe, syriaque, exégèse, traduction, pratique, théorie




LE MUFAṢṢAL D’AL-ZAMAḪŠARĪ

TRADUCTION COMMENTÉE

Auteur(s) : BOHAS Georges, ALLOUSH Mustafa, BOUCHAOUR Nada
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705340964
Tome : 2
Pages : 341
Format (mm) : 160x240

Pourquoi une traduction du Mufaṣṣal d’al-Zamaḫšarī ? Parce que ce livre « connut une vogue considérable dans l’Orient musulman jusqu’à la fin du xiiie siècle » et il exerça une influence « très importante en Orient arabe et dans le monde iranophone, notamment à travers les commentaires d’Ibn Yaʿīš et d’Ibn al-Ḥājib ainsi que la Kāfiya de ce dernier. L’ouvrage peut être considéré comme la source principale des grands traités classiques. » En outre, al-Zamaḫšarī ne fut pas seulement un grammairien, mais il est également l’auteur d’un véritable thésaurus de la langue arabe intitulé ’Asās al-Balāġa « La fondation de la rhétorique », et surtout, en tant que théologien, il a composé l’un des plus célèbres commentaires du Coran : al-Kaššāf ʿan ḥaqā’iq al-Tanzīl, « Le livre qui dévoile les vérités de la Révélation ».

Pourquoi une traduction commentée ? Le livre vise à une présentation d’ensemble de la grammaire sous la forme d’un compendium ; du reste l’auteur désigne lui-même son ouvrage comme une introduction. Même pour le public arabe averti, une explicitation détaillée est nécessaire : celle d’Ibn Yaʿīš s’étend sur dix volumes dans l’édition du Caire. À plus forte raison le commentaire est-il indispensable pour le public francophone auquel on s’adresse ici. Notre originalité réside en ce que le commentaire est intégré à la traduction, en italique et en plus petits caractères, pour éviter toute confusion.

Georges Bohas, du laboratoire ICAR (UMR 5191 CNRS ● ENS de Lyon), professeur émérite à l’ENS de Lyon, est membre de l’académie de langue arabe de Damas. Il a publié de nombreux livres et articles sur l’œuvre des grammairiens arabes.

Mustafa Alloush, maître de conférences à l’Université Lumière-Lyon 2 et docteur en études arabes, est membre du laboratoire ICAR (UMR 5191 CNRS ● ENS de Lyon). Il a publié dans les domaines de la littérature, la civilisation et la linguistique arabe, particulièrement, en 2020, La place des interjections et des onomatopées dans le lexique de l’arabe.

Nada Bouchaour est traductrice et doctorante en histoire à l’IREMAM (UMR 7310 CNRS ● Université d’Aix-Marseille). Ses recherches portent sur l’histoire des pratiques de la traduction et sur la linguistique arabe.


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Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, théologie, grammaire, Coran, traduction, langue arabe




Le livre d'Alexandre

La quête de l'éternité de l'Iran au Maghreb

Auteur(s) : BAZZI Rachid
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341497
Traduction : Traduit et annoté par Rachid Bazzi
Pages : 256
Format (mm) : 160x240

Le premier texte persan en prose sur Alexandre, Le Livre d'Alexandre - Eskandar-nāme, se situe à la jonction de traditions persanes souvent intransigeantes avec le grand conquérant macédonien et d'un héritage religieux, musulman en l'occurrence, qui cultive un grand respect pour le même personnage.
Il est question ici d'une compilation étoffée avec plusieurs récits qui gravitent, certes, autour du personnage d'Alexandre le Grand, mais qui se démarquent avec le récit principal. La mise par écrit et la collecte de ces récits, tels que parvenus, n'ont pu aboutir qu'à l'issue d'un long processus qui s'étendait du vi/xiie au viii/xive siècle.
L'image d'Alexandre dans Eskandar-nāme contraste à plusieurs niveaux avec celle que l'on peut trouver dans les textes pehlevis ayant trait au même personnage. En effet, la conquête de l'Iran par Alexandre en l'an 331 av. J.-C., et la fin tragique du roi achéménide Darius III, ainsi que la mise à sac de Persépolis, la capitale de l'empire, ont marqué la conscience collective des Iraniens. L'image sans relief, et parfois même sombre, du conquérant macédonien a subsisté, même après l'islamisation de l'Iran, au sein des milieux zoroastriens et chez quelques chroniqueurs d'origine persane.
L'avènement de l'islam marque une rupture dans les traditions narratives se rapportant à Alexandre. Il apparaît donc que les Iraniens avaient fait leurs les thèses véhiculées par les textes arabes d'inspiration religieuse, et intériorisé la croyance selon laquelle le Bi-cornu (ḏū-l-Qarnayn) cité dans le Coran et Alexandre de Macédoine ne fissent qu'un.

Rachid Bazzi est docteur de l'École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches au sein de différents groupes, ses ouvrages et articles publiés s'articulent autour du récit persan et arabe classique ainsi que le conte marocain de tradition orale. Il a, par ailleurs, publié plusieurs traductions en arabe d'ouvrages français et persans.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, islam, Iran, Alexandre le Grand, Eskandar-nāme, Littérature persane, Traditions narratives




Lire l’espace

déployer les articulations sémantiques (agglomérations, privatisation, propriété, morphologie)

Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341510
Pages : 400
Format (mm) : 160x240
Illustrations : nombreuses

Les quatorze essais de ce recueil font suite à Lire l’espace, comprendre l’architecture (2006), Sémiotiser l’espace, décrypter architecture et archéologie (2015) et Lire l’espace, étendre le domaine sémiotique (2021) afin de mettre en place les concepts et méthodes necessaires pour rendre compte du sens dans l’espace mis en forme par l’architecture. Le déploiement syntaxique y explicite les valeurs sémantiques investies dans les transformations dynamiques et les configurations statiques observables.

«...à l’échelle de toute une carrière, comme à l’échelle des trois années écoulées, la méthode repose sur un principe et une éthique de la recherche : le chantier est en permanence ouvert, le travail en progrès, et la découverte, toujours provisoire, en attente de la suivante.
... cette méthode n’est pas sans rappeler certaines de ses propres analyses, consacrées à la succession des divers établissements humains sur les mêmes sites : ce sont les chantiers de fouille successifs qui mettent en lumière les phases de la découverte archéologique ; dans ses programmes de recherche, ce sont les chantiers successifs d’exploration sémiotique qui procurent cette accumulation de strates d’analyse. La comparaison n’est pas ici une figure rhétorique : elle révèle le principe et l’éthique archéologiques (dans un sens proche de celui de Michel Foucault) qui sont consubstantiels à sa méthode sémiotique.
...Manar Hammad circonscrit trois parcours dans l’exploration sémiotique des espaces humains : 1. le topos ou « partie discrète d’espace doté d’un rôle syntaxique dans l’interaction homme- espace »; dans ce parcours, apparaissent déjà les conditions de la privatisation des espaces et de la propriété du sol ; 2. « des échelons d’enchâssement plus extensifs que le topos », où les variations d’échelles (maison, village, ville, territoire...) sont porteuses de significations spécifiques et notamment des isotopies du politique, du religieux, du militaire et de l’économique ; 3. « les configurations spatiales complexes (déploiements de luminaires, sanctuaires, espaces didactiques, couvents, prisons, hôpitaux) et les investissements modaux dans des objets délégués par des hommes pour réguler, en leur absence, les interactions entre hommes ».
Jacques Fontanille

SOMMAIRE
Sémiotique de l’espace : faire le point en 2022
  • Interpréter la formation des villages néolithiques
  • De l’espace et des hommes : identité de groupe et traces de privatisation de l’espace et de la propriété à l’époque néolithique
  • Des choses et des hommes : prémices de la propriété
  • Des caches, des hommes et du sens, manières de faire
  • Scellements à Tell Sabi Abyad, une perspective pour architecture et récipients
  • Des configurations architecturales à espace central
  • Dynamique des Madrasas dans les villes capitales Ayyubides & Mammluks
  • Interpréter la morphologie de l’architecture ayyoubide
  • Luminaires festifs arabo-byzantins. Déploiements investis de modalités
  • Dimensions spatiales et sémantiques
  • L’éclat et la splendeur font la valeur
  • Entre architecture, sémiotique et physique, la force
  • De la matière dans l’espace architectural, comparaison syntaxique


Né à Beyrouth en 1944, Manar HAMMAD suivit des études de mathématiques, d’architecture et de sémiotique avant de s’engager dans la recherche et l’enseignement puis dans l’archéologie. Il a travaillé quatorze ans sur Palmyre, où il a dirigé une mission archéologique (2009-2010). Architecte DPLG et Docteur en sémiotique, il aborde l’architecture et la ville pour y chercher un sens qui s’articule sur la forme géométrique et sur les valeurs sous-tendant l’action des hommes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de sémiotique de l’espace, où les questions de méthode sont explicitées en relation avec des cas concrets choisis en raison des caractères structurels qui les articulent.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, islam, archéologie, architecture, sémiotique, espace, Néolithique, propriété




Philippe Lippens

Le découvreur oublié des manuscrits de la mer Morte

Auteur(s) : COHEN Lionel, SCHELLEKENS Daniel
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341275
ISBN 13 : 9782705341275
Format (mm) : 160x240

culture archéologique du judaïsme ancien


Cette collection se conçoit comme un ensemble d’études thématiques circonscrites aux traces archéologiques du judaïsme ancien et leurs inter­prétations. Chaque volume cherche à ordonner le matériel archéologique exhumé sur un sujet donné afin de contribuer à caractériser la culture d’hommes et de femmes qui se perçoivent et/ou qu’on perçoit comme juifs ou juives dans l’Antiquité et au Moyen Âge.
La collection s’inscrit dans la perspective de la culture archéologique, c’est-à-dire l’étude d’un ensemble d’objets jugés significatifs et présentant une récurrence d’un site archéologique à l’autre, à une époque donnée plus ou moins longue et dans un ensemble géographique à définir, qui caractérise une société ou un groupe humain. Chaque volume constituant un pan matériel de la culture du judaïsme ancien.
En janvier 1949, dans le désert de Judée, Philippe Lippens, un lieutenant belge des forces des Nations Unies en Palestine, entre dans l’Histoire. Il participe à l’une des plus importantes découvertes archéologiques du XXe siècle : la grotte où les premiers manuscrits de la mer Morte étaient cachés. Ces textes sont les plus anciens témoins de l’Ancien Testament. Ils éclairent d’un nouveau jour deux des grandes religions actuelles : le judaïsme et le christianisme.


Une enquête minutieuse, digne d’un roman ou d’un film, relate le récit de cette découverte ainsi que ses péripéties passionnantes. Lippens va sillonner Jérusalem et contacter les archéologues, religieux, militaires et antiquaires qui ont eu en main les manuscrits et ce afin de localiser précisément la grotte, chose inédite avant lui.


Cet ouvrage retrace pour la première fois en détail, de 1948 à 1950, l’intervention de cet homme discret autant que déterminé. Il reprend in extenso le récit qu’il fit transmettre à l’Institut de France ainsi que les lettres envoyées à son épouse qui décrivent sa vie quotidienne et ses péripéties.
Nous devons ce témoignage aux descendants de la famille Lippens qui ont ouvert leurs archives. Passionné d’histoire et d’orientalisme, leur père et grand-père entendait donner une place à part entière à la Belgique dans la découverte qu’il pressentait inestimable pour l'humanité.

Daniel Schellekens est le neveu de Philippe Lippens. Très proche de son oncle, il fit en 1960 un voyage scolaire à Qumrân et visita la grotte 4 avec son cousin Maurice Lippens. Les deux en gardèrent un fort souvenir. Ingénieur civil, compositeur et mathématicien, il est à l’origine de ce projet sur le récit de la découverte qui tenait beaucoup aux enfants de la famille Lippens, ses cousins.


Lionel Cohen, gendre de Daniel Schellekens, est passionné d’histoire, plus particulièrement celle du Proche-Orient. Diplômé d’HEC Paris (Executive MBA), informaticien et formateur, il visite à de nombreuses reprises les sites archéologiques de la mer Morte. François Lippens, le fils aîné de Philippe, lui demande en 2018 de rédiger le présent ouvrage qui retrace l’action de son père à cette époque, en restituant les contextes historiques, scientifiques et religieux.

 


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Mots-clés : religion, archéologie, Judaïsme, Religions-Littérature-Histoire des textes, Jérusalem, lippens




Performing Arts at the Museum

Auteur(s) : LÉGERET Katia
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341350
ISBN 13 : 9782705341350
Pages : 136
Format (mm) : 160x240

How do younger generations imagine visiting exhibition sites and museums? What sorts of artistic interactions might this involve in relation to the works? How are they moved by the sculpture of an ancient Indian deity, uprooted from her place of origin and exhibited in Paris? Since 2012, an international network has developed involving hundreds of students, artists and researchers spanning France, India, Europe and Latin America, who have created all sorts of in situ artistic performances (dance, theatre, music, poetry), in order to convey their ideal museum experience. They are shaking up certain codes between visitors to create forms of togetherness, involving sensitive, transcultural and ecological approaches for the transmission of intangible heritage. The videos of these performances are available on the project website www.creons-au-musee.com.

 

Katia Légeret is a researcher and Professor of Philosophy and Performing Arts at University Paris 8. Director and choreographer, she is a Bharata-natyam artist under the name Manochhaya, and a specialist in Indian classical and contemporary forms of dance theatre. She is the author, in particular, of Dance Theatre of India, Crossing New Aesthetics and Cultures (Niyogi Books, 2018), and has edited collective works including Rodin and the Dance of Shiva (Niyogi Books, 2016) and Créons au Musée, (Geuthner, 2019), relating to international research projects involving partnerships in Paris with RMN-Grand Palais, the National Museum of Asian Arts-Guimet and the National Library of France (BnF).

 


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Mots-clés : arts, art, dance, performance, choreography, museum, museum experience




Du sol aux murs

Peintures éphémères de l’Inde Carnet de voyage

Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705341343
ISBN 13 : 9782705341343
Pages : 160
Format (mm) : 210x280

Les peintures éphémères qui ornent les sols et les murs de l’Inde se déploient telles des tapisseries vivantes, capturant l’essence des rituels religieux, des fêtes saisonnières, des mythes fondateurs et des récits mythologiques. Chaque création offre une perspective unique du patrimoine graphique et culturel de l’Inde, exprimé à travers une grande diversité de formes et de couleurs. Du Kérala au Tamil Nadu, en passant par les villages du Rajasthan, du Bengale, de l’Odisha et du Jharkhand, les régions dévoilent des styles distincts, où les artistes, souvent anonymes, perpétuent des gestes ancestraux en créant des motifs qui célèbrent la vie, les divinités et la nature, tout en honorant le rythme du temps et des saisons.


Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études, Sorbonne, Chantal Jumel est chercheuse indépendante, voyageuse, photographe, artiste et auteure, spécialisée dans les arts visuels et rituels de l’Inde. Lauréate du CNL (Centre National du Livre) 2013, et de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) 2010. Auteure de deux ouvrages : « Voyage dans l’imaginaire Indien, Kolam, dessins éphémères des femmes tamoules » et de « Kolam et Kalam, peintures rituelles éphémères de l’Inde du Sud » aux Éditions Geuthner. Réalisatrice d’un film « Kalam Eluttu Pattu » ou « Peindre et chanter le kalam » produit avec le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique).

 


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Mots-clés : arts, Inde, création, motifs, mur, peintures éphémères, sol




Les juifs d’Égypte

De l’Exode à l’exil

Auteur(s) : TEDGHI Joseph (dir.)
Parution : 2024


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ISBN 10 : 2705341305
ISBN 13 : 9782705341305
Pages : 354
Format (mm) : 160x240

De l’exode de Judée (-587) à l’exil forcé de 1956, l’Égypte, terre de mille civilisations, fut pour les juifs un refuge salutaire en dépit de quelques périodes sombres, voire un pays de cocagne à la fin du xixe  siècle et dans la première moitié du xxe siècle. Au lendemain de la création de l’État d’Israël en 1948 et de la nationalisation du canal de Suez en 1956, les juifs d’Égypte, massivement expulsés ou contraints de quitter leur terre natale, prennent la route de l’exil, se dispersant aux quatre coins du monde.


Pour commémorer le cinquantième anniversaire de cet exode, un colloque a été organisé à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris, rassemblant des intervenants de divers horizons. Le présent ouvrage réunit leurs interventions articulées autour de cinq thèmes essentiels : l’histoire de la présence juive sur les rives du Nil, les mutations socio-culturelles aux xixe et xxe siècles, la communauté caraïte, l’expression artistique et littéraire ainsi que l’intégration au lendemain de l’exil dans les différents pays d’accueil.


Cet ouvrage nous invite à découvrir un héritage souvent méconnu, un parcours humain et historique qui éclaire les ombres d’un monde en mutation.


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Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, colloque, Exode, judée, juifs, Nil, refuge




La découverte de l’Arabie par les Français

Anthologie de textes sur Djeddah, 1697 - 1939. Préface de Philippe Pétriat

Auteur(s) : BLIN Louis
Parution : 2019


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ISBN 10 : 2705340117
ISBN 13 : 9782705340117
Pages : 788
Format (mm) : 160x240
Illustrations : Gravures et dessins

Les écrits français sur la ville de Djeddah forment un corpus riche et méconnu. Des auteurs prestigieux comme Alexandre Dumas, Arthur de Gobineau, Victor Hugo, Jules Verne, Paul Nizan, Albert Londres, Joseph Kessel ou Paul Morand y côtoient des dizaines de voyageurs oubliés et des signatures moins célèbres. Sa constitution au XIXe siècle est liée à l’éveil de l’intérêt de la France pour le bassin de la mer Rouge et le pèlerinage à La Mecque, à mesure qu’elle devenait une puissance musulmane. Le consulat de France, ouvert en 1839 à Djeddah, deviendra le port d’attache de voyageurs attirés par une région restée jusqu’alors méconnue par la culture européenne. Ainsi est-ce par le biais de cette ville que les Français découvrirent l’Arabie, sur les plans humain, politique, religieux et littéraire. Elle fut le creuset d’un savoir français aujourd’hui oublié.

Cette anthologie exhume les sources françaises de l’histoire de l’Arabie. Elle rassemble, introduit et commente plus de deux cents écrits d’une précision remarquable sur Djeddah, souvent d’une grande valeur littéraire. Ces textes en dressent un tableau évolutif fourmillant de détails sur tous les aspects de sa vie quotidienne, qui permet de suivre son évolution et celle du regard français sur l’Arabie. L’occultation de l’Arabie dans l’imaginaire français dans la seconde partie du XXe siècle a contribué à effacer ces écrits du patrimoine orientaliste, qu’ils relèvent du domaine documentaire, du récit de voyage ou de la fiction. Djeddah y avait pourtant sa place pendant près d’un siècle, en particulier grâce au fameux tombeau d’Ève, qui reliait le patrimoine commun aux grands monothéismes à l’espace symbolique oriental.

Louis Blin, docteur en histoire et arabisant, a été consul général de France à Djeddah de 2012 à 2015. Il a publié de nombreux livres et articles sur le monde arabe contemporain.


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Mots-clés : Histoire-Littérature, Djeddah, Péninsule Arabique, Anthologie, Patrimoine orientaliste




Sacralisé, diabolisé : le paon dans les religions de l’Asie à la Méditerranée

Auteur(s) : TORTEL Christiane
Parution : 2019


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ISBN 10 : 2705339876
ISBN 13 : 9782705339876
Pages : 494
Format (mm) : 210x280

À cause de sa beauté bien sûr, mais aussi parce qu’il déploie sa queue ocellée d’Est en Ouest, s’habille de neuf au printemps, annonce la pluie par ses cris et résiste au venin des serpents qu’il tue, le paon a été porté au plus haut de l’échelle des symboles dans les religions de l’Asie à la Méditerranée. Gardien des Portes de l’Au-delà en Chine archaïque, Monture du dieu de la guerre en Inde, Avatar du Bouddha Gautama dans les contes didactiques, Substitut du Dionysos Sauveur dans les cultes à Mystères après les conquêtes d’Alexandre, l’oiseau conserve intacte sa valeur d’éclaireur sur les Voies du Salut jusqu’en christianisme byzantin et post-byzantin dans les terres de culture gréco-romaine. Mais tout à coup en Occident médiéval, jugé trop fier de sa beauté, il tombe de toute sa hauteur et devient une incarnation du Diable. Le processus de diabolisation s’avère d’autant plus énigmatique dans ses causes que les clercs lui font endosser certains – et seulement certains – des vices qui n’appartiennent qu’à l’homme, dont des pratiques sexuelles qui le rendent encore plus monstrueux.
La question que pose cette incroyable campagne de destruction est donc une question de représentation, mais de représentation de qui ? L’identification par les Textes du personnage le plus exécré en cette période troublée par l’expansion de l’islam permettra-t-elle de neutraliser le réflexe de répulsion éprouvé envers le plus beau des oiseaux depuis des siècles, et cela même
à la seule vue de ses plumes ?

Christiane Tortel est un chercheur indépendant (Dr EPHE Sciences religieuses, diplômée de l’Institut des Langues Orientales et de l’Institut d’Art et d’Archéologie), auteur-traducteur de différents ouvrages sur le Soufisme, elle prend le risque de dépasser les limites de sa spécialité pour mettre en lumière les dérives sectaires des religions. Elle fonde son argumentaire non seulement sur l’analyse des Textes (grec, latin, arabe, persan, etc.), mais aussi – quand les Textes sont muets – sur l’iconographie. Elle offre ainsi au lecteur un dossier illustré d’une richesse prodigieuse à la hauteur de la diversité des couleurs de l’oiseau.


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Mots-clés : Religions, art, chine, hindouisme, Achéménides, Sassanides, Afrique romaine, Bouddhisme (Asie Centrale, Colonies grecques de la Mer noire, Cultes, Japon), Paon, Parthes, Ptolémées/Lagides




Bullarium Maronitarum

Bullaire Maronite

Auteur(s) : ISSA Mireille
Parution : 2019


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ISBN 10 : 2705340124
ISBN 13 : 9782705340124
Traduction : Karam Rizk & Mireille Issa
Pages : 732
Format (mm) : 160x240

Aux côtés de Léon X, Grégoire XIII, Urbain VIII, Clément XII et Benoît XIV, souverains Pontifes romains, s’illustrent dans le Bullaire maronite les Patriarches maronites Georges de Sebeel, Estéphan Douwayhi, Siméon Awwad et Toubia Khazen. Quand la traduction du Bullarium Maronitarum fut entreprise, l’objectif était clair : mettre à la disposition des historiens et des chercheurs un outil de travail susceptible de les aider à surmonter divers problèmes, principalement ceux de la langue. 1213 et 1899 sont les dates des deux bulles qui bornent dans l’œuvre un intervalle de quelques siècles marquant profondément l’histoire des maronites, et des rubriques desquelles se dégage symboliquement une tonalité imprimée à l’ensemble : la communion ecclésiale, souci majeur du Saint-Siège.

En effet, la première bulle donnée en 1213 par Innocent III à Jérémie Amchiti, et invitant ce dernier au Concile de Latran projeté en 1215, entend récupérer la Terre Sainte, condamner les hérésies et procéder à la réforme de l’Église universelle. L’avant-dernière bulle adressée en 1899 en confirmation de l’élection du Patriarche maronite Élias Houwayek est suivie de la formule de profession de foi prescrite uniformément aux Orientaux et Latins.  Néanmoins, si le corpus des deux cent treize bulles réunies par Toubia Anaissi (1870-1950), moine de l’Ordre Mariamite Maronite et abbé de l’Hospice-Collège Maronite de Rome, est imprégné par la prééminence d’une Église qui se veut unifiée, il charrie selon un rythme inégal, très timide entre le XIIIe et le XVe siècle et s’intensifiant dès le XVIe siècle pour constituer une solide correspondance, un événementiel lourdement chargé dont les maronites ont vécu les vicissitudes avec plus ou moins d’acuité dramatique : la période mamelouk, la mission franciscaine représentée par Grifon de Courtray, la Compagnie de Jésus par l’Italien Jérôme Dandini, l’ascension du Collège Maronite, tournant décisif dans la vie des maronites dont une élite réussit une brillante insertion dans la République des Lettres, notamment Joseph Simon Semaani, pionnier du Synode Libanais. Lui aussi le Synode bénéficie dans cette littérature épistolaire de l’attention qui lui est due, tout comme l’affaire de Hindiyyé, les élections patriarcales, les réformes dogmatiques et liturgiques, celle du monachisme, la christologie et la communication des décrets de Propaganda Fide

Cet ouvrage est traduit et annoté par le Père Professeur Karam Rizk, Vicaire de l’Ordre Libanais Maronite et Recteur émérite de l’Université Saint-Esprit de Kaslik, et le Professeur Mireille Issa, Chef du Centre d’Études Latines de la même Université. 


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Mots-clés : Religions, maronite, Bullaire, Bulles




Signifiance du monde

Analytique grammaticale et pensée de l’être

Auteur(s) : TRISTANI Jean-Louis
Parution : 2019


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ISBN 10 : 2705340131
ISBN 13 : 9782705340131
Pages : 194
Format (mm) : 160x240

Signifiance du monde propose une « harmonisation intégrale » entre la linguistique saussuro-guillaumienne des langues naturelles et la pensée phénoménologique heideggérienne de la vérité de l’être en tant qu’alètheia, dans son sens grec de « ce qui sort de la latence » et que Jean-Louis Tristani nomme illatence. En d’autres termes, cet essai donne accès à une compréhension des « relations grammaticales évidentes qui articulent l’être, dans sa vérité, et la pensée, telles qu’elles sont a priori données dans le système linguistique de n’importe quelle langue naturelle ». Cette mise au jour de la co-originarité de la langue et de la pensée corrobore la formule du linguiste français Antoine Meillet, maintes fois citée par Gustave Guillaume, selon laquelle, en ce lieu intelligible de la langue « tout se tient et a un plan d’une pleine rigueur ». Une rigueur qui intègre le système morpho-lexical d’une langue, en tant qu’intégrale des conditions d’effection du discours, avec les conditions existentiales de possibilité du Dasein en tant qu’être-au-monde. D’où Signifiance du monde, ce titre qui annonce la composante linguistique de notre présence au monde.
Licencié en théologie et agrégé de philosophie, Jean-Louis Tristani (1935-2012) enseigna à la Sorbonne au Département de Sociologie sous l’égide de Raymond Aron. Il participa au mouvement « Socialisme ou barbarie ». La découverte de la phénoménologie allemande, de la mythologie comparée de Georges Dumezil, puis de la linguistique de Gustave Guillaume le conduisit à s’interroger sur les fondations grecques de l’anthropologie et à s’avancer sur la voie d’une grammaire et d’une anthropologie générales. Enfin, il se voua à une recherche inédite sur la langue balinaise en collaboration avec l’Université de Denpasar.


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Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, linguistique, langues, linguistique saussuro-guillaumienne, pensée phénoménologique, relations grammaticales




L’à peine ou la façon de l’ange

Auteur(s) : MONTSERRAT Claude
Parution : 2019


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ISBN 10 : 2705340308
ISBN 13 : 9782705340308
Pages : 88
Format (mm) : 160x240

« Ce fut comme un océan. Un océan métaphysique. Où perdre ses repères. Lâcher la langue grecque et plonger en liberté. Et se perdre. Et se laisser dérouter, retourner, dans ses idées et dans ses schèmes. Dans ses certitudes. Et ses acquis immémoriaux. Ce fut comme un océan et non pas une terre parce que la peau des mots se ravivait soudain à ce contact. L’eau n’est pas l’air. Elle se fait sentir tout le temps que l’on est en elle. Elle instaure le contour et l’appartenance. Elle baigne. Et ce fut bien cela que fit cette métaphysique, venue de l’est d’Athènes, en son orient persan. Plonger la réflexion dans un bain de fraîcheur.
...Peut-être la pensée la plus prodigieuse rencontrée en ces eaux fût celle que l’homme est naturellement destiné à devenir ange. Ni surhomme, ni esprit, ni bête, ni néant. Non, ange. Ange au corps subtil et à la bienveillance. »

Claude Montserrat, agrégée de Philosophie et Docteur ès lettres, s’attache dans tout son questionnement à mettre en regard l’occident de la pensée, venu de Grèce, et son orient, venu de Perse. Sa recherche commencée dans Cette Lumière (Encre Marine 2000), continuée dans « Sois ! » (Geuthner 2016), se prolonge dans L’à peine ou la façon de l’ange sous la figure de l’ange comme advenir à soi-même.


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Mots-clés : Philosophie-Philologie, Grèce, à peine, ange, métaphysique




Usage du Quadrant-Sinus chez les arabes

Auteur(s) : AL-ANṢᾹRĪ AL-MŪ’AḪḪER Abū-l-Qᾱsim, BOULAHIA Nejib
Parution : 2019


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ISBN 10 : 2705340223
ISBN 13 : 9782705340223
Traduction : Nejib Boulahia
Pages : 148
Format (mm) : 160x240

L’astronomie est probablement, la science où les arabo-musulmans ont le plus excellé. Ils ont perfectionné l’héritage ancien et pratiqué la géométrie sphérique, notamment avec le quadrant-sinus. Cet instru­ment permet de déterminer les coordonnées d’une étoile ainsi que l’équation horaire et la latitude d’un lieu.
Cet ouvrage traduit et commente un ancien manuscrit explicatif du quadrant-sinus de 1147 de l’Hégire (1735) d’Abū-l-Faḍl  Abū-l-Qāsim l-Anṣārī surnommé al-Mū’aḫḫar. Il explicite les formules mathématiques utilisées. Ce travail s’insère dans le cadre général de la recherche sur l’histoire des instruments astronomiques.

Nejib Boulahia, ancien professeur de mathématiques à l’Université de Tunis, est spécialiste en géométrie algébrique. Lecteur pour le journal Mathematical Reviews et ancien directeur du département de mathématiques à l’école normale supérieure de Bizerte, il a enseigné à la faculté des sciences de Bicha, Université du Roi Khaled en Arabie saoudite. Il mène des recherches en histoire des mathématiques arabes et de l’astronomie.


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Mots-clés : Histoire des sciences et des techniques, astronomie, science, géométrie, instruments astronomiques, mathématiques, quadrant-sinus




Les composantes du lexique de l’arabe

entre motivé et non-motivé

Auteur(s) : BOHAS Georges
Parution : 2019


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ISBN 10 : 2705340247
ISBN 13 : 9782705340247
Pages : 276
Format (mm) : 160x240

La majorité des arabisants, sémitisants et linguistes adoptent, pour organiser le lexique des langues sémitiques, le concept de « racine », élaboré voici une douzaine de siècles par Sîbawayhi et son « maître » al-Khalîl. Certains sont même allés jusqu’à prendre ce concept pour une réalité innée présente dans le cerveau des locuteurs de ces langues, alors qu’il a été démontré par les travaux antérieurs de l’auteur qu’il échappe totalement à la conscience spontanée des locuteurs natifs. De nombreuses études ont de surcroît prouvé qu’il s’agit d’un concept trop abstrait pour organiser la phonologie et insuffisamment abstrait pour organiser le lexique. L’organisation fondée sur la racine échoue en outre à expliquer les principales caractéristiques de l’arabe : son extraordinaire propension à la synonymie, à l’homonymie et à l’énantiosémie.
Alors pourquoi la majorité des savants s’obstine-telle à demeurer fidèle à ce concept ? La réponse tient au fait qu’elle se fonde sur des théories linguistiques qui, se limitant au niveau des phonèmes et des morphèmes, n’adoptent pas les postulats et cadres conceptuels adéquats, ni la démarche et les unités empiriques pertinentes, et échouent donc à identifier les principales composantes du lexique de l’arabe que masque justement l’organisation fondée sur la racine (tri- ou quadriconsonantique).
Or la recherche évolue, précisément au fil de la découverte des inadéquations des concepts et modèles (ainsi la phonologie structuraliste ne domine-t-elle plus le champ, et a-t-on vu naître la phonologie autosegmentale ou la théorie de l’optimalité...). En matière de linguistique arabe, de même, a émergé à la fin du XXe siècle un paradigme nouveau, désormais vérifié sur de grands corpus, articulé en trois grandes composantes :
 La composante matrices/étymons, intrinsèquement motivée. Elle se situe au niveau submorphémique où le trait phonétique est pertinent pour représenter la structuration lexicale. La motivation tient à une corrélation établie entre un invariant notionnel et les particularités articulatoires (décrites sous forme d’une matrice de traits phonétiques non ordonnée) dans lesquelles il se manifeste.
 La composante des étymons onomatopéiques. En ce cas la motivation tient à l’onomatopée elle-même, « création de mots par imitation de sons évoquant l’être ou la chose que l’on veut nommer », laquelle repose sur ce que Lafont appelle « l’anamorphose » : « Un système de transfert formel, d’une substance sonore ou inorganisée (un bruit naturel) ou autrement organisée (l’émission animale) à l’organisation phonologique humaine ».
 La composante des noms-bases, majoritairement non motivée. Encore que certains noms comme « ʾabun » et « ʾummun » puissent trouver une motivation analogue à celle de « père » et « mère » en français (Jakobson).
Cette organisation tripartite permet de rendre compte du pullulement des synonymes, ainsi que de l’homonymie et de l’énantiosémie, abondamment présentes dans le lexique de l’arabe, alors que la conception traditionnelle qui prend la racine pour un primitif ne peut que se borner au constat.
Georges Bohas, membre correspondant de l’Académie de langue arabe de Damas, est professeur émérite à l’ENS-Lyon. Il a longtemps étudié les théories des grammairiens arabes auxquelles il a consacré sa thèse de Doctorat d’État et un ouvrage, considéré maintenant comme un classique, The Arabic Linguistic Tradition (1990) (en collaboration avec J. P. Guillaume et D. E. Kouloughli).

 


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Mots-clés : Linguistique-Dialectologie, arabe, linguistique, langues, lexique, phonologie, langues sémitiques, phonétique




Beyrouth au XIXe siècle

entre confessionnalisme et laïcité

Auteur(s) : CHAAYA Saïd
Parution : 2018


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ISBN 10 : 2705339852
ISBN 13 : 9782705339852
Pages : 220
Format (mm) : 160x240

Huit études sont ici rassemblées. Elles sont autant de facettes inédites de l’histoire du Liban. Elles mettent en avant, et pour la première fois, des personnes dont la pensée comme l’action méritent d’être relatées. Le Liban, et surtout sa capitale Beyrouth, est le personnage central de cet ouvrage : déjà État mais pas encore pays, attentif aux particularismes confessionnels de ses populations, mais aspirant à la mise en place d’un sécularisme tolérant et créatif.

De l’archevêque maronite ‘Abdallah al-Bustânî qui réclame pour le Liban la protection de la France à l’émir druze Mohammad Arslân, qui énonce les principes politiques indispensables à une bonne gouvernance en passant par les œuvres sociales des missionnaires occidentaux, des hommes et des femmes agissent. Les francs-maçons, influencés par la philosophie des Lumières, s’essaient aussi à une entreprise nouvelle au Proche-Orient : le dialogue entre les religions mais aussi la rencontre de la foi et de l’esprit laïque. Beyrouth apparaît alors, en cette seconde moitié du xixe siècle et jusqu’à la veille de la Grande Guerre, comme le ferment d’une espérance. Perdure-t-elle aujourd’hui ?

Saïd Chaaya est historien du Proche-Orient, docteur en histoire contemporaine de l’École Pratique des Hautes Études, EPHE-Sorbonne, Paris. Ses recherches portent sur l’histoire intellectuelle et politique du xixe siècle dans le monde arabe, notamment sur la province ottomane de Syrie. Il est rattaché au CNRS-GSRL, Groupe Sociétés Religions Laïcités. Membre de plusieurs sociétés savantes La société historique libanaise, Société libanaise pour les études ottomanes et la Middle East Studies Association), il a enseigné un an à UCLA (University of California Los Angeles)  et a organisé un important colloque pour le 300e anniversaire de la Franc-maçonnerie moderne.

 


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Mots-clés : Histoire-Géographie, Beyrouth, Empire ottoman, Franc-maçonnerie, Druses, Histoire du Liban, Laïcité, Missions au Proche Orient, Mohammad Arslan




Le scellement de la prophétie en Islam

Khatm al-nubuwwa

Auteur(s) : SANGARE Youssouf
Parution : 2018


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ISBN 10 : 2705339869
ISBN 13 : 9782705339869
Pages : 428
Format (mm) : 160x240

La notion de khatm al-nubuwwa, en tant que fin de la prophétie, s’est imposée comme une doctrine théologique fondamentale en Islam. Dès la mort de Muḥammad en 632, elle fut au cœur de multiples controverses relatives à la prophétie, au Coran, à la sainteté, à l’excommunication et, plus globalement, à l’héritage du Prophète.


S’appuyant sur les sources islamiques, en particulier l’exégèse, le ḥadīth, mais aussi l’historiographie et la philologie, cette étude met en lumière les enjeux de ces controverses et soumet à l’analyse, à travers les textes peu fréquentés de neuf penseurs musulmans, l’évolution et les réinterprétations de cette doctrine depuis les premiers siècles de l’Islam et jusqu’à nos jours. Minutieuse, instructive et accessible, cette étude contribuera à ouvrir de nouvelles perspectives d’approches de l’Islam contemporain.


Youssouf T. Sangaré est islamologue et docteur en études arabes. Chargé de cours en Histoire de l’Islam et en langue arabe des médias de 2013 à 2015 à l’Université de Strasbourg, il fut aussi post-doctorant au programme ‘‘Islamologie’’ du Laboratoire d’Excellence Religions et Sociétés dans le Monde Méditerranéen à l’Université Paris IV, Sorbonne.


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Mots-clés : islam, Religions, Coran, exégèse, controverses, ḥadīth, Prophétie, Sainteté







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Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

M-Z

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 2
Pages : 1050
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, maghreb, méditerranée, Orient, navigation, Languedoc, consulats, esclaves, Pèlerins, barbaresques, corsaires, Drogmans, Levant, Marseille, négoce, Provence




Les Français des échelles du Levant et de Barbarie de François Ier à Bonaparte

A-L

Collection : Dictionnaires
Auteur(s) : MÉZIN Anne, VIGNE Catherine
Parution : 2026


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ISBN 13 : 9782705341411
Publication : Coédition Archives nationales
Tome : 1
Pages : 1020
Format (mm) : 210x280

De tout temps, des Français passèrent dans les échelles du Levant et de Barbarie, c'est-à-dire les ports de l'Empire ottoman en Méditerranée, que ce soit sur ses rivages ou dans ses îles, mais aussi dans les terres comme celles d'Alep, du Caire ou de Perse, points d'arrivée des caravanes venant de l'Asie centrale, de l'Inde et de l'Extrême-Orient. Leur dénombrement prolonge celui déjà mené pour Constantinople, du règne de François Ier à l'expédition d'Égypte.
Des négociants y établirent des comptoirs et des consuls des marchands leur furent attribués ; des voyageurs traversèrent la Méditerranée pour rejoindre ses rivages du Midi et du Levant, pour les découvrir et les visiter, pour observer sa faune et sa flore, pour y rechercher des monnaies antiques, des parchemins et des livres ; des pèlerins se rendirent à Jérusalem et en Terre sainte, des religieux furent envoyés dans les missions latines, des pères rédempteurs rachetèrent des captifs. Ils y subirent souvent des épidémies et des tremblements de terre, des incendies et des inondations. Certains y trouvèrent la mort, d'autres la captivité, nombreux d'entre eux revinrent dans leur patrie.
La population étudiée est une mosaïque. Aux résidents permanents des échelles, sont ajoutés ceux qui n'ont fait qu'y passer, ceux qui y sont allés de leur plein gré et ceux pour lesquels ce fut accidentel ou subi, les agents du roi et les particuliers, les officiers de la marine royale et les gens de mer, les généraux de l'expédition d'Égypte et les soldats déserteurs, les voyageurs et les aventuriers, les religieux et les renégats, les naturalistes et les membres de la Commission des sciences et des arts, les grands et les petits, les négociants et les boutiquiers, les hommes, les femmes, les enfants...
L'exploitation des fonds des Archives nationales, des Archives diplomatiques et de la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, de même que celles des registres paroissiaux, des mémoires, correspondances et récits de voyage, a permis d'identifier près de dix-huit mille individus. Par nature limité et incomplet, cet ouvrage a pour seule ambition de contribuer à la rencontre des Français des rives orientales et du sud de la Méditerranée, et de leur action économique, intellectuelle et religieuse.


Anne Mézin est l'ancienne responsable aux Archives nationales des fonds des consulats d'Ancien Régime. Elle est l'auteur de travaux sur le personnel consulaire et d'inventaires analytiques de correspondances consulaires, dont celle des ambassadeurs de France à Constantinople. Elle a publié en particulier Les consuls de France au siècle des Lumières, 1715-1792 (1997) et, avec Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières (2011).
Catherine Vigne, spécialiste de la peinture européenne dans l'ancien Empire ottoman, a notamment réédité en 1989 l'ouvrage de son grand-père, Auguste Boppe, Les Peintres du Bosphore au xviiie siècle. Elle poursuit ses recherches dans ce domaine et a publié des textes de voyage et des études sur l'Empire ottoman.


Mots-clés : Histoire-Géographie, Egypte, maghreb, méditerranée, Orient, navigation, Languedoc, consulats, esclaves, Pèlerins, barbaresques, corsaires, Drogmans, Levant, Marseille, négoce, Provence




Le comte Maurice Benyowsky ou le rêve d’un royaume malgache

Recueil de documents (1774-1786)

Collection : Sources Africaines
Auteur(s) : Collectif, KUNEC Patrik, THIEBAUT Rafaël, TRNOVEC Silvester
Parution : 2025


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ISBN 10 : 2705340384
ISBN 13 : 9782705340384
Format (mm) : 160x240

Une nouvelle histoire du continent africain est en train de s’écrire, à partir de l’étude des manuscrits rédigés sur place en arabe et dans les langues locales. Ces sources africaines de nos connaissances appellent la multiplication d’éditions critiques scientifiquement établies par des spécialistes : ainsi le lecteur peut-il disposer d’un matériau autochtone, souvent antérieur aux colonisations et à leur prisme parfois réducteur.

Forte de son expertise sur l’Afrique, l’Académie des sciences d’outre-mer, membre de l’Union académique internationale, a rejoint le programme de recherches « Fontes Historiae Africanae » créé par cette dernière. Elle lance, en 2019, avec l’aide des éditions spécialisées Geuthner, la collection sources africaines où la présente étude vient prendre place.

Au xviiie siècle, Madagascar, comme tout le continent africain, n’échappe pas au commerce des esclaves, de bétail et de riz. Située sur la route des Indes, la Grande Isle alimente surtout les plantations des îles Bourbon (La Réunion) et de France (Maurice) où se trouvait un gouverneur français. Le comte Maurice Benyowsky, noble hongrois d’origine slovaque, après une vie périlleuse en Europe et en Asie, réussit par le récit de ses aventures et son aplomb à convaincre le roi de France et Versailles de lui confier une importante expédition pour établir une colonie durable à Madagascar. Impressionnées par sa force et sa revendication d’appartenir à une ancienne dynastie, de nombreuses tribus l’élisent « roi des rois ». Il fait le rêve fou de créer un royaume mais cette mission est un échec. De retour en France, mû par son rêve de royauté, il propose une seconde expédition. Éconduit par Versailles, son projet convainc des entrepreneurs américains. Devenu gênant, il est tué dans une escarmouche avec des soldats français. Personnage hors du commun, ses mémoires lui assurent une immense notoriété posthume en Europe et inspirent musiciens et écrivains jusqu’à nos jours. On trouvera édités ici les principaux documents (1774-1786) relatifs à cette aventure chimérique.

 

Patrik Kunec est historien au Département d'Histoire de l’Université Matej Bel à Banská Bystrica (Slovaquie) ; Rafaël Thiébaut est chercheur postdoctoral au Musée du quai Branly à Paris et Silvester Trnovec est chercheur à l’Institut des études orientales de l’Académie slovaque des sciences, à Bratislava. Il co-dirige pour l’Europe le projet international Fontes Historiae Africanae.


Mots-clés : Histoire-Géographie, afrique, Manuscrit, Madagascar, Benyowsky