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La tradition en question
Auteur(s) : DURING Jean
Prix (TTC) : 27.5 €
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Parution : 2010
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Durant des siècles, la musique s’est située dans la culture iranienne au même niveau que la poésie, la miniature, les arts décoratifs qui, à l’instar de la langue elle-même, rayonnaient du Bosphore à l’Inde et à l’Asie centrale. À l’époque moderne qui s’annonce il y a plus de deux siècles, elle semble se reterritorialiser sur son espace ancestral pour y puiser une nouvelle inspiration, avant d’émerger à nouveau sur la scène impériale en présentant des formes à la fois nouvelles et immémoriales. C'est au milieu du XIXe siècle que se cristallise la musique « classique » persane qui a encore cours de nos jours. Mais avec l’accélération de l’histoire, la tradition régénérée a produit une prolifération de formes, de genres et de styles.
Face à cette diversité, le terme même de tradition musicale, ainsi que ses qualificatifs de persane, classique ou lettrée, ne peuvent plus s’appliquer sans précaution. Si tout a l’air de changer, il faut saisir dans quels cadres, à quelle échelle et sous quels facteurs dominants cela se produit, et pour évaluer la portée du phénomène, il faut identifier des invariants aussi bien que des régimes et des vitesses de changement. Pour tenir ce cap, l’auteur prend en compte la diversité et les contrastes du paysage musical de l’Iran dans son ensemble, en privilégiant toutefois la composante ancienne et lettrée, avec un souci constant de pertinence que reflètent la sélection et l’interprétation d’une abondance de données soigneusement documentées.
Jean During est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages et d’une quarantaine de CD sur les musiques de l’Asie intérieure, leur forme et leur contexte culturel, en particulier dans leurs rapports avec la société, la pensée et la mystique musulmane. Au cours de longues années en Iran, il a étudié la pratique de la musique persane avec les plus grands maîtres. Parallèlement à ses activités de recherche au CNRS, il a donné de nombreux concerts lui-même et s’est attaché à faire découvrir les meilleurs artistes d’Asie intérieure.
ISBN 10 : 2705338284
ISBN 13 : 9782705338282
Collection :
VariaPages : 348
Format (mm) : 155x240
Discipline :
Musicologie
Voyage initiatique dans l'Orient chrétien du IVe siècle
Auteur(s) : TORTEL Christiane
Prix (TTC) : 23 €
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Parution : 2010
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Quelles tribulations les reliques de Thomas l’Incrédule n’ont-elles pas connu au cours de l’Histoire ?! Autrefois conservés à Édesse, les restes de l’Apôtre n’attiraient pas seulement les pèlerins mais aussi toutes sortes de marchands de rêves et de talismans qui vivaient à leurs dépens. C’est en interrogeant ce genre de personnages que Talma, une jeune chrétienne de Gaule narbonnaise, va mener une enquête sur leur origine et se laisser séduire par le démon du doute…
L’action se situe vers la fin du IVe siècle, époque où l’Empire d’Orient est rongé à l’intérieur par les dissensions doctrinales qui déchirent l’Église, et à l’extérieur par les revendications territoriales des Perses. En entremêlant contes orientaux, poèmes mystiques et récits oniriques à son récit, l’auteur parvient à percer cette trame historique où son héroïne étouffe pour la transporter dans une Inde - qui n’est pas celle que l’Apôtre est supposé avoir évangélisée - mais une oasis merveilleuse que chacun porte en soi et que le Passeur de l’Euphrate lui fait découvrir à l’issue du voyage. Une manière vivante et originale d’approcher l’Histoire de l’Église et d’attirer l’attention sur des problèmes religieux comparables à ceux qu’une guerre économique éffrénée fait surgir dans le monde d’aujourd’hui.
Titulaire d’un doctorat en Sciences religieuses, diplômée de l’Institut d’Art et d’Archéologie et de l’École des Langues Orientales, Christiane Tortel est une spécialiste du soufisme d’expression persane. Le recul qu’elle a pris vis-à-vis de l’expérience mystique au cours de ses recherches personnelles lui a permis de donner aux personnages de ce roman une dimension de modernité qui transportera le lecteur dans un monde affranchi de toute forme de confessionnalisme.
ISBN 10 : 2705338292
ISBN 13 : 9782705338299
Collection :
VariaPages : 160
Format (mm) : 145x200
Discipline :
Littérature-Histoire des textesMots-clés :
monachisme,
érémétisme,
euphrate,
christianisme,
Édition critique du texte en judéo-espagnol, précédée d'une introduction en français
Auteur(s) : BORNES VAROL Marie Christine
Prix (TTC) : 39 €
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Parution : 2010
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Le proverbier Glosé de Mme Flore Gueron Yeschua, originaire de Pazardjik en Bulgarie, est un étrange objet. Rédigé en 1980, il est à la fois moderne, par les points de vue adoptés dans les gloses, et médiéval dans sa forme
et dans les matériaux qu’il rassemble. Mme Flore joint en effet aux proverbes et sentences, bénédictions, expressions imagées (critiques et ironiques), citations, exempla, formules de politesse… réunissant ainsi tout ce qui contient un savoir social, une morale ou une leçon. Ses gloses témoignent à la fois du dynamisme et de la modernité de cet héritage et des liens sous-jacents qu’il entretient avec les textes anciens comme le roman d’Alexandre, la sagesse de Ben Sira ou le Talmud de Babylone.
Ce rare proverbier glosé nous permet d’accéder aux savoirs explicites et implicites d’une dame judéo-espagnole du XXe siècle. Mme Flore écrit en judéo-espagnol, dans sa variante bulgare, en lui adaptant les différentes graphies latines qu’elle a acquises. Elle fait référence à des proverbes turcs, bulgares, hébreux ou français, langues de contact
et de culture de la société dans laquelle elle a vécu. Leur influence, les particularités de sa langue et de sa graphie (harmonisée dans l’édition), sont étudiées dans l’introduction. Les notes font ressortir l’héritage ancien et le cheminement des énoncés jusqu’aux proverbiers du XXe siècle en passant par les textes bibliques et midrashiques, le proverbier espagnol médiéval puis moderne, l’héritage arabo-andalou, la littérature judéo-espagnole… On sera frappé des correspondances que le savoir traditionnel de Mme Flore met au jour et des réseaux particuliers que tisse la sagesse juive entre des énoncés communs à plusieurs cultures.
Marie-Christine Bornes Varol est Professeur dans le département des Etudes Hébraïques de l’INALCO où elle enseigne la langue et la culture judéo-espagnoles dont elle est une spécialiste reconnue. Par les nombreux travaux qu’elle lui a consacrés, elle tente de préserver de l’effacement et de l’oubli cette culture juive si originale. Elle constitue avec le soutien du CNRS et du Ministère de la Culture un corpus oral du judéo-espagnol et construit en collaboration avec la MSH de Lorraine une base de données (ALIENTO) sur les énoncés sapientiels échangés dans la Péninsule ibérique au Moyen Age, leurs sources et leur postérité, largement inspirée par l’oeuvre de Mme Flore.
ISBN 10 : 2705338306
ISBN 13 : 9782705338305
Collection :
VariaPages : 632
Format (mm) : 155x240
Poids : 970g
Discipline :
Linguistique-DialectologieMots-clés :
judaïsme,
judéo-espagnol,
bulgarie,
religion,
sagesse populaire
Femme, sainte et poétesse du Rajasthan
Auteur(s) : MANDALA Patrick
Prix (TTC) : 27 €
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Parution : 2010
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Découvrir l’Inde, c’est découvrir l’aventure intérieure. Si l’Inde, tel un guide spirituel, éveille toutes les potentialités, Mīrā-Bāī en est une illustration parfaite. Elle est un symbole fort de courage, de don de soi, de sagesse et d’amour : d’intelligence du cœur. Elle naquit au Rajasthan, le Pays des Rois où les femmes ont une force de caractère peu commune : un feu brûlant les habite. Certaines furent guerrières ou rebelles, d’autres poétesses accomplies, femmes remarquables ou encore saintes. Mīrā-Bāī fut tout cela.
Dans l’extrême dépouillement de ses chants - simplicité que cette traduction s’est attachée à respecter - transparaît à chaque ligne un sens profond de détachement, de beauté et d’amour. Si les chants de Mīrā-Bāī, expression de son vécu avec le Divin, sont pour le lecteur une découverte de l’Inde, ils pourront aussi éveiller un intérêt différent selon chacun : enseignement spirituel vivant, pratique du yoga, exemple d’altruisme, don de soi, mais aussi découverte de la pensée indienne médiévale.
Patrick Mandala est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les arts d’Orient et la spiritualité indienne et tibétaine. Orientaliste, il étudie le sanskrit et le népâli, la poésie, la musique, les miniatures indiennes et les thangka tibétains qu’il pratique. Il a notamment traduit et commenté les grands textes de l’Inde comme la Bhagavad-Gîtâ, le Yoga-Vâsishtha, la poésie mystique indienne, des biographies de maîtres indiens et tibétains, leurs enseignements, des romans et chroniques. Il dirige depuis 1985 un Centre d’Aide Sociale en Inde du Sud.
ISBN 10 : 2705338314
ISBN 13 : 9782705338312
Collection :
VariaPages : 220
Format (mm) : 155x240
Illustrations : 11 miniatures couleurs
Discipline :
Littérature-Histoire des textesMots-clés :
poésie,
inde,
miniature
Auteur(s) : SANAGUSTIN Floréal
Prix (TTC) : 34 €
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Parution : 2010
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Ibn Buṭlān fut un médecin jouissant d’une certaine renommée dans un siècle, le XIe, où la science arabe prit toute son ampleur. On lui doit notamment un court traité, Le banquet des médecins, dans lequel il fustigeait la corporation des médecins. Dans l’épître qui a servi de base à notre présente étude, il s’intéressa à la médecine appliquée aux esclaves. Son objectif était de mettre en garde l’acheteur potentiel contre les abus et les fraudes
des marchands.
Ce texte, original par sa nature, nous a permis de replacer l’esclavage dans son contexte social et culturel et de préciser sa fonction relativement à l’art médical.
Floréal Sanagustin est titulaire de l’agrégation d’arabe et d’un doctorat d’État ès lettres arabes. Il est professeur de langue et civilisation arabes à l’Université Lumière-Lyon 2 et chercheur à l’École Normale Supérieure de Lyon. On lui doit plusieurs ouvrages sur l’histoire des sciences arabes et les rapports
entre philosophie et médecine.
ISBN 10 : 2705338322
ISBN 13 : 9782705338329
Collection :
VariaPages : 288
Format (mm) : 155x240
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
médecine,
esclavage,
moyen-âge,
islam
Préf. C. MALAMOUD
Auteur(s) : JUMEL Chantal
Prix (TTC) : 48 €
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Parution : 2010
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En Inde du Sud, écrire ou dessiner sur le sol avec de la farine de riz ou des couleurs végétales et minérales s’appelle kōlam au Tamil-Nadu et kaḷam au Kérala. Ces deux régions déclinent la peinture éphémère selon deux modes distincts : une activité féminine quotidienne et domestique au pays tamoul et une activité occasionnelle, exécutée pour des rites précis et affaire de spécialistes masculins, au Kérala.
Ce livre se veut une contribution au patrimoine graphique de l’Inde où la retenue linéaire croise l’opulence du trait et des matériaux. Un paysage visuel des plus originaux qui illustre simultanément les préceptes des traités d’esthétique, les mythes fondateurs hindous, les croyances locales ou les codes du monde contemporain. Loin de n’être que des images vouées à la seule contemplation, les kōlam et les kaḷam sont les pivots des cérémonies autour desquelles s’articulent une ou plusieurs composantes que sont la prière, la musique, le chant, la danse, le mimodrame et la possession sans oublier la médecine.
Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études - Sorbonne, Chantal Jumel consacre ses recherches aux arts traditionnels du Kérala et aux traditions picturales de l’Inde. Auteure et réalisatrice, elle donne des conférences-démonstrations et anime des ateliers.
ISBN 10 : 2705338330
ISBN 13 : 9782705338336
Collection :
VariaTome : avec DVD
Pages : 316
Format (mm) : 155x240
Poids : 590g
Discipline :
ArtsMots-clés :
Inde,
Peinture,
Art,
Tamil Nadu,
Kerala,
femme
Développement d'une ville antique de la marge aride syrienne
Auteur(s) : HAMMAD Manar
Prix (TTC) : 52 €
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Parution : 2010
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Cet ouvrage pourrait, à juste titre, passer d'abord pour ce qu'on appelle en librairie un 'beau livre'. Foisonnant de prises de vue superbes dues à l'auteur lui-même, il montre admirablement son objet, Palmyre.
Pourtant, aucune de ces images n'est gratuite. Chacune constitue en réalité un document qui, à ce titre, se trouve accompagné d'un commentaire circonstancié, en forme de légende. Nous est ainsi offerte une masse considérable d'informations ponctuelles relatives à ce qui reste de cette ville, à ce qu'elle a pu être jadis, à la façon dont les éléments qui la composent se sont transformés au cours des siècles.
Beau livre, livre d'archéologie, il s'agit également d'une réflexion méthodique qui débouche, non pas de manière spéculative mais sur la base d'une démarche analytique des plus rigoureuses, sur une vision enrichie de nos modes d'appréhension de l'espace vécu.
Né en 1944, Manar Hammad est architecte, archéologue et sémioticien. Dans ce travail sur l'évolution de Palmyre, il retrace les transformations historiques des formes de la ville. C'est par ce double positionnement, dans l'espace et dans le temps, mis en relation avec les activités attestées par l'archéologie et par les textes, qu'il invite à retrouver le sens de l'évolution de cette ville dont la qualité première est d'avoir produit une architecture monumentale dans un environnement âpre et aride. Au rythme soutenu des transformations aux époques hellénistique et romaine succède un ralentissement à partir de la fin de l'époque omeyyade. La vigoureuse reprise de l'époque moderne reste hors du domaine de l'étude.
ISBN 10 : 2705338349
ISBN 13 : 9782705338343
Collection :
VariaPages : 208
Format (mm) : 220x280
Poids : 1000g
Illustrations : 257 figures en couleurs
Discipline :
Archéologie-ArchitectureMots-clés :
urbanisme,
techniques,
beau livre,
Landowski
Structures socio-politiques de la montagne libanaise 1861-1975
Auteur(s) : DOUAIHY Antoine
Ce livre n'est pas disponible
Parution : 2010
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Placée depuis un siècle et demi au centre de la vie politique mouvementée du Mont-Liban puis du Liban, Zghorta demeure pourtant parmi les endroits les plus enveloppés de mystère au Levant. Située depuis de longs siècles sur la ligne frontalière entre le “ pays maronite ” et l’environnement islamo-ottoman, cette forteresse avancée n’est en réalité que la ville d’hiver de son “ double ”, Ehden, terre des origines, plantée à quelques mille cinq cent mètres d’altitude au dessus d’elle, dans la haute montagne libanaise du Nord face au rivage méditerranéen.
Le mythe de Zghorta et le stéréotype du Zghortiote sont tellement ancrés dans la “ conscience collective ” libanaise, voire moyen-orientale, qu’ils nourrissent à l’égard de cette société des attitudes passionnelles et des réactions contradictoires qui ne manquent pas d’en affecter profondément la vision. La société de Zghorta présente à ce niveau le modèle le plus achevé des traditions guerrières, du type d’organisation socio-politique “ clanique ”, des coutumes de justice privée, de l’esprit d’indépendance montagnarde et du sentiment de différence, voire de supériorité, fondé sur l’appartenance à une collectivité particulière.
Dans un ouvrage de référence, d’une grande rigueur, l’auteur analyse cette société perçue au milieu des mutations majeures de la Montagne libanaise, puis du Liban, entre les massacres de 1860 et la guerre de 1975. Une destinée liée à l’ambition libanaise ancestrale d’indépendance et de liberté, aux secousses de l’irruption dans la modernité, à travers la montée de l’Europe en Méditerranée, la Première Guerre mondiale, la chute de l’empire ottoman, le mandat français, la décolonisation et le devenir actuel de la région. Un ouvrage capital et inédit, sur Zghorta et le Mont-Liban.
Antoine Douaihy est professeur d’université, docteur en anthro-pologie sociale et culturelle de l’Université René-Descartes Paris V, auteur de plusieurs ouvrages et articles notamment en langue française, sur l’histoire culturelle du Liban. Poète et écrivain, attaché aux valeurs de liberté et de sauvegarde du patrimoine libanais, il a également publié des ouvrages littéraires en langue arabe.
ISBN 10 : 2705338357
ISBN 13 : 9782705338350
Collection :
VariaPages : 390
Format (mm) : 155x240
Poids : 610g
Illustrations : 7 cartes
Discipline :
Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-DroitMots-clés :
Liban,
famille,
parenté,
organisation sociale,
clan,
vendetta,
clientélisme,
moeurs
Préface d'André Miquel
Auteur(s) : GALLEY Micheline
Prix (TTC) : 60 €
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Parution : 2010
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Ce livre convie le lecteur à la rencontre d’une femme qui traverse le temps : la Sibylle. Exploration passionnante, jalonnée de surprises et d’émerveillement.
C’est d’abord sous la forme d’une voix, mystérieuse et grandiose, qu’apparaît la Sibylle proférant l’oracle. Très tôt, la voix se matérialise et se multiplie jusqu’aux confins du monde grec où sont célèbres la Persique, la Libyque, la Cumaine, d’autres encore. Partout, la Sibylle incarne la divination inspirée. À Rome et à Alexandrie, c’est sa parole écrite qui a valeur sacrée. Avec le christianisme, l’antique prêtresse d’Apollon se voit adoptée en tant que « vraie prophétesse ». Étonnante transformation ! Le rôle de la Sibylle gagne en importance au sein de l’Église médiévale, et l’art chrétien s’approprie la Sibylle païenne – faits qui, étrangement, semblent avoir été occultés par l’Histoire. Au temps de la Renaissance, la Sibylle (voire le « concert des sibylles » en son entier) opère une entrée spectaculaire et triomphante dans les églises : à Sienne par exemple, le somptueux pavement de la Cathédrale présente dix Sibylles comme messagères de la Révélation. Une vogue qui n’est pas limitée à l’Italie.
Cet ouvrage est illustré des plus belles représentations, en France et en d’autres pays, qui marquent cette période exceptionnellement féconde. Après le Concile de Trente, la figuration sibylline ne disparaît pas ; elle se transforme et s’adapte aux courants esthétiques. Toujours perçue comme la femme habitée par l’intuition des choses cachées, la Sibylle fascine et inspire peintres et sculpteurs, romanciers, poètes et musiciens. En pays catalan, le « Chant de la Sibylle » fait, encore aujourd’hui, partie de la tradition liturgique de Noël. Mais à côté de cette image dominante, tout auréolée de sacré, on trouve aussi, rarement, une Sibylle décrite comme magicienne, parfois dangereuse séductrice, parfois irascible rivale de la Vierge Marie ou fière rebelle qui fait songer à Lilith : comme si elle condensait, en une même personne dotée d’une puissance exceptionnelle, tous les traits, positifs et négatifs, de la féminité.
Micheline Galley est directeur de recherche émérite au C.N.R.S. Professeur au Maroc (1957-1960), elle entre en contact avec la tradition vivante des conteurs. Elle acquiert une formation en ethnologie et dialectologie arabe à Paris (1960-1962). Elle enseigne à la Faculté d’Alger (1962-1966) ; déjà, elle recueille, de la bouche d’une conteuse, un important corpus. Elle entre au CNRS fin 1966, comme collaboratrice de Germaine Tillion et passe un doctorat en ethnologie en 1968. Ses travaux portent sur les littératures de tradition orale, au Maghreb et plus largement dans l’aire méditerranéenne. Elle étudie à travers le conte, la poésie chantée, les récits de vie, la situation de la femme dans une société traditionnelle. Elle a publié des recueils de textes et de nombreuses études sur la Geste hilalienne.
ISBN 10 : 2705338365
ISBN 13 : 9782705338367
Collection :
VariaPages : 210
Format (mm) : 210x280
Poids : 930g
Illustrations : 118 figures en couleurs
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
femme,
Grèce,
Rome,
méditerranée,
mythologie,
Egypte,
paganisme,
religion,
christianisme
préface de François Picard
Auteur(s) : BEYHOM Amine
Prix (TTC) : 62 €
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Parution : 2010
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La musicologie de la musique arabe est aujourd’hui majeure et riche de ses multiples aspects : acoustique, organologie, histoire des instruments, des pratiques, des systèmes, des œuvres, analyse, systématique, ethnomusicologie des traditions, anthropologie religieuse, sociologie. Elle s’est cristallisée, avec l’œuvre du baron Rodolphe d’Erlanger, le Bourbaki de la musique arabe, autour des préoccupations et des savoirs de son temps, se focalisant sur le rapport de l’échelle générale des sons avec les genres mélodiques.
Aujourd’hui, le fondement d’une musique modale ne peut être saisi qu’à travers une intrication entre structure (échelles et éléments scalaires) et mémoire (reconnaissance des motifs, formules, tournures, intonations), que cette musique soit prise à l’échelle de la modalité de l’Islam, de l’ensemble arabo-arméno-chaldéo-turco-persan, du monde « arabo-musulman », de la musique syro-égyptienne ou du mâlouf de Constantine.
Formalisée à partir d’une théorie alternative de la modalité arabe, la dimension de la recherche d’Amine Beyhom, dont le lecteur tient le premier volume entre les mains, est non seulement systématique et historique mais spirituelle, souligne François Picard. La pratique de la recherche des textes, des manuscrits, des copies, des éditions, de la lecture, de la traduction, de la comparaison des variantes et interprétations a fait entrer l’ancien ingénieur polyglotte et cosmopolite dans la dimension de l’herméneutique. Toujours rigoureux, souvent enflammé, Amine Beyhom nous propose, entre théorie et pratique, une remise à plat, une actualisation des connaissances, une relecture des ouvrages fondamentaux – mais aussi ceux découverts depuis – ce qui va permettre de saisir, dans un premier temps, le système du maqām en tant que structure.
Ce tome, qui peut être également lu comme un exposé chronologique et systématique, inscrit plusieurs interrogations qui forment intrigue : Ne peut-on connaître la zalzalité dès avant Fārābī ? Y a-t-il nécessité que le `ūd ait eu des frettes ? Peut-on diviser l’octave en un nombre d’intervalles qui ne soit ni sept, ni douze, ni vingt-quatre ? Et dix-sept a-t-il fait, ferait-il l’affaire ? L’auteur nous invite, dans cet ouvrage, à un dialogue passionné en forme de munāẓara : une lecture inédite de l’histoire de l’échelle musicale autour de la Méditerranée.
Ingénieur de recherche, Amine Beyhom est producteur indépendant et enseignant en musicologie à Beyrouth. Musicien et compositeur, il entreprend depuis les années 1980 des recherches sur les musiques arabes et autres musiques du monde. Auteur, en 2003, d’une thèse sur la Systématique modale – théorie alternative sur l’agencement des intervalles musicaux et la formation de l'échelle – il a depuis publié plusieurs articles de fond sur les répercussions de l’application de cette théorie pour la compréhension des structures musicales. Il est chercheur associé au centre de recherches Patrimoines et Langages Musicaux à l’université Paris-Sorbonne.
ISBN 10 : 2705338403
ISBN 13 : 9782705338404
Collection :
VariaTome : 1
Pages : 700
Format (mm) : 155x240
Poids : 1220g
Discipline :
MusicologieMots-clés :
maqam
Vè - XVè siècles
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Prix (TTC) : 27 €
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Parution : 2010
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La problématique, celle de l'analyse de l'évolution des communautés juives du Hadramaout et du Golfe persique, rejoint la question de leur situation comme pôle ou comme marge, au sein du judaïsme oriental, puis celle, inévitable, de leur décadence. La question des définitions des schèmes communautaires demeure étroitement liée aux sources étudiées qui, d'une part, montrent la perméabilité des relations internes au judaïsme et, d'autre part, réaffirme l'équilibre garanti par les règles de la dhimma.
Historien et diplomate, Jean-François Faü est spécialiste de l'histoire des communautés marginales du judaïsme oriental. Il s'est également intéressé à l'histoire de la représentation des Juifs dans l'art chrétien occidental.
ISBN 10 : 2705338489
ISBN 13 : 9782705338480
Collection :
VariaPages : 108
Format (mm) : 210x280
Poids : 200g
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
judaïsme,
moyen-âge,
arabie
Auteur(s) : HANDOUSSA Tohfa
Ce livre n'est pas disponible
Parution : 2009
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L’étude des Papyrus et des Ostraca a beaucoup contribué dans de nouvelles perspectives de recherches dans les champs de recherches sociopolitiques, historiques mais aussi juridiques. L’histoire du droit égyptien prend en compte les divers aspects du droit écrit et du droit appliqué. Rappelons-nous que les contrats et les procès furent fixés sur papyrus mais aussi sur les murs des tombes.
Cet ouvrage aborde le mariage et le divorce dans l’Égypte ancienne sous le double aspect de ses formes sociales et de ses formules juridiques. Il met aussi en avant les droits de l’épouse et des enfants.
Docteur en Égyptologie de l’Université du Caire, Tohfa Handoussa a été professeur puis directrice du Département d’archéologie à la Faculté d’Archéologie du Caire. Membre de la commission des antiquités au Haut Conseil Culturel, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages en arabe et en anglais.
ISBN 10 : 270533808X
ISBN 13 : 9782705338084
Traduction : trad. Fawzia Al-Ashmawi
Collection :
VariaPages : 166
Format (mm) : 155x240
Discipline :
Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-DroitMots-clés :
droit,
égyptologie
Inventeur des Mille et une Nuits - avec une préface d'André Miquel
Auteur(s) : MIQUEL-RAVENEL Janine
Prix (TTC) : 24 €
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Parution : 2009
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Les textes offerts ici ne sont en rien une biographie, mais une évocation. Il s’agit là d’un travail par touches, qui nous fait connaître certes le traducteur des Mille et une Nuits, mais sous un jour insoupçonné : un homme humble, curieux de tout, avce celà savant et pédagogue passionné. Un homme dont l’encre, maintes fois gelée par les hivers froids, a réveillé l’Orient sous sa plume.
La forme datée, volontairement retenue, reproduit l’esprit de l’édition manuscrite initiale d’un Journal, lourd de plus de mille pages, comme un décalque nostalgique de sa plume. Toutefois les extraits conjugués - autant de « paperoles » vivantes - apparaissent à dessein dans un certain chaos des jours. Figure unique d’humaniste chrétien, Antoine Galland est le découvreur des Mille et une Nuits. Sœur d’âme dans le labeur, la sensibilité et la discrétion, Janine Miquel-Ravenel nous fait à son tour découvrir, à « contre-champ » des chatoiementset mondanités, une personne dont l’effort n’a cessé qu’avec la mort. « Il est plusieurs façons d'être un grand homme, écrit André Miquel. Celui-ci le fut par le travail et la modestie. Rien là, on en conviendra, qui porte la marque de l’exceptionnel, mais la postérité, forte de son recul et peu portée à se satisfaire des apparences, assigne à cet homme-là une trajectoire exemplaire ».
Certifiée de Lettres classiques, Janine Miquel-Ravenel est diplômée de l’école Pratique des Hautes études
(IV ème section). Elle est Professeur pendant près de vingt ans, en France ; à Saint-Pourçain sur Sioule, Paris, Saint-Germain en Laye, Montpellier et à l’étranger ; Damas et Addis-Abeba. Elle occupe, par la suite, différents postes au Ministère de l’éducation Nationale.
ISBN 10 : 2705338152
ISBN 13 : 9782705338152
Collection :
VariaPages : 128
Format (mm) : 160x240
Poids : 240g
Discipline :
Littérature-Histoire des textesMots-clés :
biographie,
orientalisme
Proverbes du Liban (en arabe et en transcription) & leurs équivalents dans les langues du monde
Auteur(s) : SAMADI NAAMAN Hana
Prix (TTC) : 39 €
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Parution : 2009
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(3ème édition revue et augmentée d'une introduction)
À travers sa longue histoire, le pays du Cèdre a connu des guerres successives qui ont dispersé des générations de jeunes à travers le monde. Les Libanais emportent dans leurs bagages leurs habitudes sociales et familiales, leurs convictions politiques et leurs croyances religieuses, leurs traditions culinaires et leurs expressions métaphoriques. Dans leur quête d’une nouvelle vie et d’une insertion réussie, leurs descendants finissent par oublier tout cet héritage au profit du pays d’accueil où ils ont choisi de vivre et y laissent en premier leur langue maternelle pour adopter celle du pays d’accueil.
La traduction des proverbes libanais et l’évocation de leur histoire permettent de pallier cette lacune chez les Libanais de la diaspora. Témoins d’une culture plusieurs fois séculaire et gardiens de la sagesse des ancêtres, les proverbes représentent la mémoire collective du peuple et le repère culturel de chacun de ses membres. Ils ne doivent pas être jetés aux oubliettes. Cet ouvrage se propose de transmettre ce savoir à la nouvelle génération qui, espérons-le, saura prendre conscience de la richesse de son patrimoine ancestral et l’apprécier à sa juste valeur. La culture humaine, qui est acquisition, accumulation et transmission du savoir collectif et mère de la sagesse populaire, permet à chacun de devenir le dépositaire de ce trésor précieux et son fidèle transmetteur.
Née à Beyrouth, Hana Samadi Naaman entreprend des études de droit à l’université Saint-Joseph et s’inscrit au Barreau de Beyrouth. En 1976, elle s’installe à Paris où elle obtient, à la Sorbonne, un DESS en droit international de l’énergie. Journaliste à l’hebdomadaire al-Nahar al-arabi wa al-dawli, elle est traductrice juridique et économique et enseigne l’arabe classique et le parler libanais.
ISBN 10 : 270533825X
ISBN 13 : 9782705338251
Collection :
VariaPages : 668
Format (mm) : 155x240
Poids : 1180g
Discipline :
Linguistique-DialectologieMots-clés :
Liban,
sagesse populaire
Auteur(s) : TOKATLIAN Armen
Prix (TTC) : 30 €
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Parution : 2009
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Cet ouvrage rapporte en détail l'épopée des Arméniens d'Ispahan, tout en illustrant les mécanismes subtils du fonctionnement de la cour safavide, à une époque où de grands changements sont perceptibles. L'auteur nous propose une nouvelle grille de lecture sur l'histoire commune, au XVIIe siècle, des Persans et des Arméniens, transformant ainsi ce livre en un véritable instrument de découverte.
ISBN 10 : 2705338268
ISBN 13 : 9782705338268
Collection :
VariaPages : 128
Format (mm) : 165x240
Illustrations : nombreuses ill. couleur
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
arts,
miniatures,
arménie,
perse,
gilan,
iran,
joulfa,
gholam,
qizilbash,
miniature,
céramique
De David à Hérode Agrippa II - avec une préface d'André Laronde
Auteur(s) : CAILLOU Jean Sylvain
Prix (TTC) : 46 €
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Parution : 2008
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Les tombeaux royaux ont toujours excité l’imagination et, depuis un siècle et demi, ils sont au cœur de controverses où la science n’est pas exempte d’arrière-pensées. En Judée, la mort et les monuments funéraires de la quasi-totalité des souverains – David, Salomon, les rois de Juda, les Asmonéens et les Hérodiens – sont bien connus grâce aux textes hébraïques, grecs et latins. Ces textes ont été utilisés pendant des siècles pour localiser les tombeaux royaux disparus ou pour essayer d’établir l’origine princière des grands monuments funéraires anonymes.
Depuis une trentaine d’années, les chercheurs remettent toutefois en cause la valeur historique de certaines sources antiques, notamment bibliques, et quelques-uns vont même jusqu’à discuter l’importance, voire l’existence, des premiers rois. Dans ce contexte, la mise en perspective de l’archéologie et des textes funéraires permet de mesurer avec pertinence l’exactitude historique de la Bible et des auteurs classiques. L’étude systématique de la mort et des tombeaux des rois juifs apporte aussi un éclairage nouveau et déterminant sur la conception de la royauté en Judée et sur ses implications religieuses dans l’Antiquité.
« Ce livre traite d’un grand et beau sujet, plus célèbre que connu. Il nous permet d’accéder aujourd’hui à la première partie d’une enquête approfondie et systématique qui met en action toutes les ressources de l’historien et de l’archéologue » (André Laronde).
Archéologue et historien, docteur de l’université de la Sorbonne (Paris IV) et ancien pensionnaire de l’école biblique et archéologique française de Jérusalem, Jean-Sylvain Caillou étudie et fouille, depuis 1996, des nécropoles antiques de la Méditerranée orientale.
ISBN 10 : 2705337962
ISBN 13 : 9782705337964
Collection :
VariaPages : 400
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Illustrations : 20 pl. couler=urs
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
bible,
archéologie,
palestine,
architecture
Auteur(s) : BOHAS Georges, HELLOT-BELLIER Florence
Prix (TTC) : 32 €
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Parution : 2008
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Depuis un quart de siècle, les chrétiens irakiens quittent massivement leurs foyers. à l’instar des chrétiens de l’antique Église d’Orient et des chrétiens chaldéens, ils vivent aujourd’hui un nouvel exode, aux conséquences aussi dramatiques que celles de l’exil qui leur fut imposé lors des combats de la Première Guerre mondiale. Leur mémoire reste marquée par les massacres des années 1910-1930. Des montagnes du Hakkari ottoman aux berges du Khabour en Syrie, en passant par l’Iran et l’Irak, Georges Bohas et Florence Hellot-Bellier les interrogent pour mieux cerner les conditions de l’exode de 1915.
Les auteurs se sont laissé porter par la mélodie de deux longs poèmes, mémoire du chamacha (diacre) Sahda Pétros, de la tribu de Tchelnay. écrits en soureth, ces textes ne sont pas sans rappeler d’anciennes chroniques syriaques. Ils sont ici édités tels quels et traduits. Ils ont aussi recueilli le témoignage du chamacha Yosep Zaya de Tell Goran. Les documents rassemblés stigmatisent la fin de la coexistence de communautés de religions et de langues différentes – araméenne, syriaque, arménienne, kurde, turque, iranienne et arabe. Ils disent la douleur de la mort des enfants, de celle des femmes et des hommes, victimes de violences incontrôlées, ainsi que la détresse de l’exil et la nostalgie de la terre natale…
Chacun des narrateurs a tenté d’expliquer l’indicible, incriminant tour à tour les dissensions internes, une sorte de culpabilité collective, la proclamation du djihad, la tragique politique turque à l’égard des chrétiens et les vaines promesses des grandes puissances de l’époque. Chacun, à sa manière, a décrit l’engagement pour rester debout et pallier les malencontreuses décisions des dirigeants ou le lâche abandon des diplomates. Le souvenir des luttes des populations assyriennes, corroboré ou retouché à la lumière d’autres récits, mène à une meilleure compréhension de l’histoire à laquelle ces populations ont été mêlées. Assumer ce passé, « plutôt qu’avec passion, avec vérité et exactitude » comme le disait Raymond Aron, permettra peut-être de refonder l’avenir.
Georges Bohas, membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de la section Arabe et langues sémitiques à l’école normale supérieure lettres et sciences humaines, a commencé en 1987 ses recherches sur la langue et la mémoire des Assyriens du Khabour.
Florence Hellot-Bellier est enseignante en histoire et membre de l’Unité mixte de recherche « Mondes iranien et indien ». Elle consacre ses recherches à l’histoire des relations extérieures de l’Iran et à celle
des Iraniens chrétiens de l’Église d’Orient et de l’Église chaldéenne aux XIXe et XXe siècles.
ISBN 10 : 2705338055
ISBN 13 : 9782705338053
Collection :
VariaPages : 230
Format (mm) : 160x240
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
témoignage
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Prix (TTC) : 34 €
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Parution : 2008
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Les communautés juives de la Péninsule arabique s’égrenèrent tout au long de la djezirah, du port d’Aqaba à celui d’Aden où elles cohabitèrent avec des tribus chrétiennes et païennes dans les oasis des zones désertiques du Hejaz et dans les montagnes, entrecoupées de vallées fertiles, des royaumes de Sheba et de Himyar.
Cette population juive varia en fonction des vicissitudes de l’histoire de cette région, continuant d’augmenter grâce à une immigration venant de Babylone, puis de Palestine et à un processus de conversion des rois himyarites et des familles princières locales. Ces conversions furent moins le fait d'une religiosité que d'un opportunisme politique face à l’hégémonie de l’Abyssinie chrétienne voisine. La conquête musulmane représenta une véritable révolution de société pour l’ancienne classe juive dirigeante qui se trouva soumise au statut de dhimmi.
Quoiqu’isolée, la communauté juive yéménite perdura grâce aux contacts qu’elle entretenait avec les centres du Caire et de Bagdad. Ces Juifs de Teyman, du « Sud profond », réussirent à imposer un style de vie particulier. Leurs témoignages nous éclairent sur le profil social et économique de ces communautés teymani-s ; le tableau dressé par les chroniqueurs musulmans permet de mieux appréhender l’interphase politico-économique mise en place par la royauté himyarite puis par le pouvoir zaydite.
Historien et diplomate, Jean-François Faü est spécialiste de l'histoire des communautés marginales du judaïsme oriental, des caraïtes et des Samaritains. Il s’est également intéressé à l'histoire de la représentation des Juifs dans l'art chrétien occidental.
ISBN 10 : 2705338071
ISBN 13 : 9782705338077
Collection :
VariaPages : 216
Format (mm) : 160x240
Poids : 350g
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
judaïsme,
moyen-âge
préface de Jean Richard
Auteur(s) :
Prix (TTC) : 30 €
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Parution : 2008
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…« Bien au dessus de la source, une montagne stérile et décharnée, le Makmel, dressant sa tête toute blanche en hiver, pâle en été, à plus de trois mille mètres dans le ciel. Au milieu s’élève une touffe de verdure. Ce sont, disséminés sur une dizaine de monticules, les groupes des cèdres… Ces “grands vieillards à toge verte, silencieuses vigies du passé et tranquilles spectateurs des montagnes et du cielˮ ».
Le père Raphaël, citant Goudard puis Saint Grégoire de Nysse, écrit : Il y a deux Liban ; le Liban réprouvé qui n’est que malice mais aussi le Liban élu auquel est comparée la beauté de l’Épouse. Planté dans le théâtre historique qui s’étend de l’antique Phénicie aux balbutiements de la Nation indépendante, le Cèdre est le personnage principal de cette synthèse érudite, rencontre de la poésie et de l’histoire. Composée à la façon d’un hymne au cèdre - cet arbre symbole du Liban pérenne, essence des temples et des navires célébrée dans les Écritures - l’œuvre du Père Raphaël nous transporte, sous une plume sensible et éclairée, à travers les civilisations…
Le père Pierre Raphael né en 1883 dans le Kesrouan est mort en 1961. Ordonné prêtre à Beyrouth à l’âge de 24 ans, il consacra sa vie tant aux recherches historiques qu’à la direction spirituelle. Profondément attaché au Liban, il dédia cet ouvrage aux principaux artisans de la renaissance de l’identité libanaise : Mgr Hayek et le Général Gouraud.
ISBN 10 : 2705338098
ISBN 13 : 9782705338091
Collection :
VariaPages : 264
Format (mm) : 160x240
Poids : 520g
Discipline :
Histoire-GéographieMots-clés :
mythologie
Entre Rome et l'Empire ottoman (XVIIè-XIXè siècles) - avec une préface d'Henry Laurens
Auteur(s) : MOHASSEB SALIBA Sabine
Ce livre n'est pas disponible
Parution : 2008
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Dans les régions centrales de la montagne libanaise, plus particulièrement dans le Kesrouan, nombre de monastères, généralement édifiés au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, aujourd’hui souvent abandonnés, ont abrité à la fois des moines et des moniales. Ces monastères doubles (ou mixtes) étaient familiaux pour la plupart : fondés par des particuliers, ils ont été par la suite longtemps gérés par des membres issus de la famille du fondateur.
Cet ouvrage porte sur ce trait caractéristique du monachisme maronite, sur l’histoire institutionnelle, socio-économique, culturelle et politique de ces monastères. Accompagnant le grand mouvement migratoire des maronites du nord vers le centre et le sud du Mont Liban, ces derniers se sont développés à l’heure où l’Église maronite connaissait un processus de réforme catholique tridentine, qui, justement, préconisait la suppression de leur caractère double. L’auteur s’intéresse plus particulièrement au parcours de l’un de ces monastères, celui de Mar Challita Mouqbès, dont l’histoire est emblématique de celle de la communauté et de l’Église maronites à cette époque.
Cet ouvrage de référence constitue un tour de force : à partir de plusieurs fonds d'archives, il apporte un éclairage nouveau à l’histoire de la communauté maronite, soulignant le rôle fondamental de ces monastères dans la longue genèse du Liban moderne.
Docteur en Histoire (Université de Provence, Aix-Marseille I), Sabine Mohasseb Saliba est chercheure associée au CNRS (Laboratoire d’Études sur les Monothéismes, UMR 8584) et chargée de conférences à l’École Pratique des Hautes Études. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire des chrétiens d’Orient aux époques moderne et contemporaine.
ISBN 10 : 2705338128
ISBN 13 : 9782705338121
Publication : Coédition avec les PUSEK
Collection :
VariaPages : 530
Format (mm) : 170x240
Poids : 960g
Discipline :
Histoire-Géographie