Auteur(s) : BOULAÂBI Ridha
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338462
ISBN 13 : 9782705338466
Pages : 538
Format (mm) : 155x240
Poids : 780g
« Aujourd’hui il n’y a plus d’ailleurs (sinon une forêt fraîchement abattue, ou un livre déniché par hasard), Marco Polo ne quitterait pas Venise, il apprendrait des langues. », écrit Gérard Macé dans Leçon de chinois.
L’épuisement d’une longue tradition qui s’est construite autour d’un ailleurs essentiellement géographique donnant jour à toute la littérature viatique cède la place à un autre type de voyage dont la destination est une langue étrangère et lointaine. En effet, aujourd’hui, pour de nombreux écrivains français, héritiers de Segalen, de Claudel et de Michaux, les langues orientales représentent des îles nouvelles à explorer, d’une manière réelle ou imaginaire. Si certains écrivains français comme Gérard Macé ou Roland Barthes ont choisi les idéogrammes de l’Extrême-Orient, d’autres, comme Claude Ollier ou encore Louis Aragon ont suivi la caravane de la langue arabe et de ses différents dialectes.
Le résultat est impressionnant : il ne s’agit plus comme au XIXe siècle dans le meilleur des cas de donner la parole à l’étranger ou d’inventer des mots, mais d’ouvrir à un renouvellement des formes linguistiques, poétiques et narratives, à l’éclatement des genres, au brassage des modèles textuels. Si ce détour par l’Orient des langues dévoile chez certains un Orient secret puisant ses sources dans les souvenirs les plus intimes, il se traduit chez d’autres par une reconquête de la totalité grâce à la recréation d’une Babel heureuse, déculpabilisée et ouverte sur le monde. Cette fascination essentiellement poétique et textuelle, désintéressée pour ainsi dire, permet de nuancer les thèses qu’Edward Said développe dans Orientalism.
Ridha Boulaâbi est docteur en littérature française et comparée de l'Université Jules Verne de Picardie. Ses domaines de recherche portent sur les littératures française, francophone et arabe contemporaines.
Auteur(s) : HUSEIN (Ibn) Abu Hāmid Sakhr
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338470
ISBN 13 : 9782705338473
Pages : 600
Format (mm) : 150x240
L’œuvre est ambitieuse, elle se veut globale. Elle déconstruit la dogmatique islamique par un nécessaire retour aux Textes dans leur propre logique pour réinitialiser leur dynamique porteuse. Elle s’articule en trois parties.
Les Fondements, un retour donc aux sources scripturaires avec le souci de prendre les textes coranique et sunnique sans passer par le crible des écoles juridiques. C’est une responsabilisation de tout pratiquant, par sa mise face aux réalités de la révélation et de la vie. Suit un long commentaire de la célèbre et fondamentale tradition connue sous le nom de Hadīth Gibrīl, où l’archange Gabriel vient à la fin de la vie du Prophète récapituler vingt trois ans de révélation. Avec un éclairage sans précédent, l’auteur met à notre portée les données intemporelles de la dernière révélation. Ensuite, vient l’examen de « l’innovation », cette intervention non autorisée sur la Loi. L’auteur démontre que toutes les dérives en découlent et que la révélation s’en trouve modifiée et, par suite, non opérante. Il propose une « réforme » apte à sortir de l’influence persane, qui, selon lui, a porté tord à la dernière révélation. À ce propos un parallèle est mis en lumière entre les Byzantins et les Persans : les premiers avaient effectué une altération du message de Jésus pour en faire le « Christianisme », et les seconds n’ayant réussi qu’à moitié avec l’Islam, y ont provoqué une fracture qui donna le « chiisme ». Ce qui a causé la lente déliquescence de l’Islam populaire, social, qui est devenu une religiosité mêlant superstitions et Coran. Il faut retenir que pour l’auteur, l’Islam est la religion prônée par tous les prophètes.
La seconde partie traite du statut de la prière en Islam et dans les autres révélations pour en montrer l’aspect fondamental. L’ascension du Prophète n’avait autre but que la réception de la Prière qui s’est effectuée entre Allah et Muhammed sans intermédiaire. Nous découvrons aussi que l’essence et le but final de la prédication muhammedienne est la fondation d’une communauté d’orants. Ainsi, l’Hégire prend toute sa dimension, non seulement dans la fuite de Muhammed vers Médine, mais aussi dans la vie de tout un chacun qui, se voyant empêché d’adorer Allah, se trouve obligé de migrer vers un lieu où il peut s’adonner à la prière canonique. Cela conduit à un examen minutieux des ennemis de « l’homme de foi », ils sont décrits comme des tentateurs adeptes du diable, le tout mis en évidence par un long passage en revue de la société contemporaine. S’engage ensuite une longue disputatio contre un texte contenu dans une œuvre reconnue du 12ème siècle ; Kitāb el-Mughnī d’Ibn Qudāma el-Maqdisī. La polémique porte sur le statut de ceux qui se disent musulmans mais ne s’acquittent pas de la prière canonique. L’auteur finit par étayer un avis inédit en les déclarant selon la Loi Ahl Kitāb « Gens du Livre » c’est-à-dire ayant le même statut légal que les Juifs et les Chrétiens. C’est là un des points nodaux apportés par cette étude patiente et courageuse.
La troisième partie s’intéresse à l’aspect technique de la prière canonique, en exposant en détail la manière dont le Prophète l’a enseignée. Et l’œuvre se termine par un long chapitre sur l’aspect gnostique et métaphysique de la prière Salāt.
Auteur(s) : FEVRET Jean-Marc
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338497
ISBN 13 : 9782705338497
Pages : 480
Format (mm) : 160x240
Travaillant sur l’évolution du développement libanais entre le lendemain de l’indépendance (1943) et la veille de la guerre qui a disloqué ce pays (1975-1990), nous avons été renforcé par cette étude dans l’idée de la fragilité d’un processus historique. Celle-ci nous a renvoyé à un « mythe libanais », né entre la Montagne et la Mer, entre les mondes grec, phénicien, égyptien. La métaphore du développement libanais pendant cette période serait peut-être celle de la fleur d’Adonis. L’épanouissement prometteur, récurrent et éphémère de l’anémone s’est nourri d’un dynamisme, d'une volonté et d’une réflexion poussés et convergents. Sa pourpre n’a pu échapper aux contraintes du temps, celles du court terme et du passé. Il s’agit d’une histoire du Liban, d’une période où le pays pouvait encore hésiter entre ce qu’un de ses pères fondateurs, Michel Chiha, a appelé sa vocation libérale et le choix d’un régime plus structuré et d’une économie plus diversifiée, incarné par la présidence de Fouad Chéhab (1958-1964).
Pour éclairer ce débat, toujours crucial dans l’évolution du pays, cette étude a associé l’économie, la géographie ou encore les histoires sociale et politique à l’histoire culturelle. Cela permet de confronter des concepts - comme le développement et l’émergence - et des acteurs - comme les hommes politiques et les intellectuels - à la toile des faits. C’est une façon de tisser l’histoire en dégageant des spécificités multiples, celles d’un pays souvent prisonnier des lieux communs (comme le « miracle libanais » ou « l’âge d’or du Liban »). C’est une façon de rendre hommage aux Libanais en proposant une lecture de leur complexité.
Docteur en Histoire, Jean-Marc Fevret enseigne en classes préparatoires HEC (à Aix-en-Provence depuis 1988) et à l’Institut Hannah Arendt (depuis 1998 dans des DESS puis des Masters de Géopolitique de l’Université de Marne-La-Vallée). Il a orienté ses recherches vers une démarche pluridisciplinaire centrée sur l’histoire, dans le laboratoire « Analyse Comparée des Pouvoirs » de l’Université de Paris-Est Marne-La-Vallée.
Auteur(s) : CLER Jérôme
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338500
ISBN 13 : 9782705338503
Tome : livre + cd
Pages : 354
Format (mm) : 160x240
Les Yayla sont les estives où les yörük, nomades et semi-nomades turkmènes, mènent leurs troupeaux au mois de mai, dans de longues transhumances ; et c’est plus souvent, désormais, le lieu où ces nomades ont fini par se sédentariser. Ainsi, au sud-ouest de la Turquie, non loin de la Méditerranée, dans quelques yayla du Taurus occidental, des musiciens répètent à l’envi de petites musiques formulaires pour inciter des parents ou amis à danser. Ceux-ci enchaînent les figures bras levés, en tournoyant, sur un cycle de quatre pas, dont un suspendu. La musique du lieu révèle son charme discret, mais irrésistible : une métrique boiteuse omniprésente, des mélodies dont l’ambitus ne dépasse guère une sixte, et qu’il est difficile au premier abord de distinguer entre elles, tant les lois combinatoires de leur formation sont subtiles. Ainsi ces anciens nomades suspendent-ils le temps, en l’enfermant dans le cercle de la répétition, de la ritournelle.
L’ethnomusicologue, venu là d’abord pour apprendre les secrets du bağlama, petit luth emblématique de cette société, y rencontre l’amitié indéfectible des maîtres de musique, derniers témoins de la vie pastorale d’antan. Ensemble ils interrogent le devenir et les mutations de cette société, depuis le passé préservé dans les mémoires, jusqu’au présent ethnograhique ; en s’immergeant dans le temps vécu, en épousant ses rythmes, l’ethnomusicologue apprend à capter les vibrations et les intensités qui traversent ce territoire, à saisir les enjeux esthétiques et politiques qui s’y expérimentent. La monographie qui en résulte part de ce petit pays de danseurs, de ses conceptions musicales, de ses habitus, en explorant les concepts de rythme, de territoire, de minorité. Interrogeant la nature profonde de ce monde rural qui reste fort peu étudié par l’anthropologie, l’auteur propose une « géomusicologie » : car la musique est ici non seulement objet d’étude, mais aussi trait d’union entre un paysage et les hommes qui l’habitent.
Après des études littéraires - agrégation de Lettres Classiques - et des premières recherches dans le domaine du Moyen-âge byzantin, la rencontre d’un grand maître du saz turc, Talip Özkan, et l’apprentissage de cet instrument ont peu à peu conduit Jérôme Cler à séjourner en Turquie pour accéder aux « sources vivantes ». Il en fait sa profession d’ethnomusicologue. Il est actuellement maître de conférences en ethnomusicologie à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris 4).
Auteur(s) : HADRAMI (al) Al-Imãm
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338519
ISBN 13 : 9782705338510
Traduction : Salem IDEIDBI
Pages : 270
Format (mm) : 160x240
Poids : 430g
Le « Traité de Politique ou Conseils pour la conduite du Pouvoir » écrit il y a plus de 900 ans par al-Imam al-Hadrami, est traduit pour la première fois, ici, dans une langue étrangère. Descendant d’Almoravides, Mohamed Salem Ideidbi y démontre, et sur la base d’une recherche fouillée et originale, l’incontestable apogée de la pensée almoravide à une époque considérée comme l’âge d’or de l’histoire arabo-musulmane. Al-Hadrami est resté à la fois ignoré et méconnu chez lui et dans le monde. Or, ce Cadi d’Azougui, cité du Nord de la Mauritanie, ce grand et sage érudit Almoravide, est l’un des pionniers de la Sociologie politique.
Écrit quelques siècles avant les ‘Prolégomènes’ d’Ibn Khaldoun et le ‘Prince’ de Machiavel, ce livre d’une étonnante actualité s’adresse non seulement aux dirigeants et aux hommes d’État, mais également aux politistes, aux historiens et aux chercheurs. Il aborde avec force détails l’art de commander, la façon de se vêtir, de manger, de se comporter avec les sujets, la stratégie militaire et des renseignements, en temps de paix ou de guerre, l’art de la communication, la diplomatie, le protocole, etc. Toutes les qualités essentielles d’un véritable chef, avec deux idées maîtresses : exigence toujours, modération en tout.
Mohamed Salem Ideidbi est Docteur en Droit International de l’Université de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne. Il a enseigné les Finances Publiques à l’Université de Nouakchott en Mauritanie. Il se consacre à la recherche, en particulier dans les domaines de l’histoire politique et économique de la Mauritanie. Auteur d’un ouvrage sur les Finances Publiques, il a publié plusieurs recherches et études politiques juridiques, économiques et sociales.
Auteur(s) : GRILLOT-SUSINI Françoise
Parution : 2011
ISBN 10 : 2705338527
ISBN 13 : 9782705338527
Pages : 120
Format (mm) : 160x240
Poids : 240g
Illustrations : nombreuses photographies couleurs
Auteur(s) : BIZRI Fida
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338241
ISBN 13 : 9782705338244
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Le Pidgin étudié dans cet ouvrage est une nouvelle langue, à base arabe, inventée et parlée par les domestiques sri lankaises travaillant dans des familles de la bourgeoisie du Proche-Orient, en co-production avec leurs maîtresses. Ce parler a été baptisé “Pidgin Madame” parce que la relation maîtresse‑servante s’est avérée structurelle pour sa grammaire. On assiste ici, dans la forme même de la langue (les formes construites miméti-quement, le remplacement de la première personne du singulier par la deuxième et la troisième personne féminines, les assertions et questions prenant les formes d’impératifs et de prohibitifs), à la manifestation d’une sorte de grammaire de la servitude.
Le corpus présenté dans ce livre a été enregistré au Liban auprès de quatorze Sri Lankaises racontant leur vies de domestiques, ainsi qu’auprès d'une vingtaine de maîtresses de maison libanaises. Ces bribes d'histoires, tout à fait singulières et originales, ainsi que la langue dans laquelle elles ont été recueillies, font de cet ouvrage une référence complète pour l’étude d’un phénomène social et linguistique marquant dont l’avenir est encore incertain.
“Le livre de Fida Bizri, servi, de surcroît, par la clarté, la fermeté et l’élégance de l’exposé, mérite de faire école, tant par les nouveautés tout à fait importantes qu’il apporte aux spécialistes des études créoles que par son intérêt évident pour la linguistique générale” (Claude Hagège).
Fida Bizri est linguiste spécialiste des langues de contact. Après avoir étudié les langues sémitiques anciennes, elle a consacré sa thèse de doctorat aux contacts linguistiques entre l’arabe et le singhalais. Dans le cadre de sa recherche sur le phénomène de migration féminine au Moyen Orient, elle a effectué plusieurs séjours à Sri Lanka et au Liban, et s’est également penchée sur le cas de l’amharique et du tagalog en contact avec l’arabe dans les mêmes conditions de servitude. Son amour des langues l’a amenée à en apprendre plus de vingt, dont plusieurs parlées par des communautés religieuses ou économiques au Liban. Aujourd’hui, elle enseigne le singhalais et la linguistique indienne à l’Inalco.
Auteur(s) : KERYELL Jacques
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338276
ISBN 13 : 9782705338275
Pages : 236
Format (mm) : 160x240
Dans une première partie biographique on découvre Mary Kahîl, cette femme arabe chrétienne, issue d’une famille fortunée qui fut mise en contact dès sa jeunesse, non seulement avec l’aristocratie égyptienne mais aussi avec les milieux cultivés et religieux de son pays et de l’étranger. Cela ne l’empêche pas, bien au contraire, de rester proche des milieux pauvres et défavorisés. Correspondante privilégiée de Louis Massignon, elle s’est consacrée tout entière à son pays et à son peuple. Elle a mis son intelligence, sa foi, son enthousiasme et son dynamisme au service des plus pauvres et des femmes égyptiennes, ses sœurs musulmanes et chrétiennes. Sa vie est un lumineux témoignage.
Dans une seconde partie l’auteur a voulu présenter le moteur spirituel de cette vie hors du commun : la Badaliya, « expatriement spirituel », « amour de compassion ». Déjà présent dans la croyance juive de la théorie des justes comme en mystique musulmane chez les Abdâl, nous retrouvons cette spiritualité dans le Juste souffrant d’Isaï qui sera développé chez Saint Paul. Dans l’impuissance à trouver une solution à tous nos problèmes, notre époque ne serait-elle pas celle de la Compassion ? et de l’Hospitalité ? Là où nous trouvons le sacré au centre du Mystère de nos destins !?
Jacques Keryell étudie l’arabe littéraire au CREA à Bikfaya, Liban. Diplômé du Centre International d’études Philosophiques et Théologiques de Toulouse, il complète sa formation par quatre ans d’islamologie avec Louis Gardet. Il prolonge de trois années ses études à l’Institut Français de Damas sur la céramique arabo-persanne. Membre de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts d’Angers, il a séjourné vingt ans au Maghreb et au Machreq.
Auteur(s) : DURING Jean
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338284
ISBN 13 : 9782705338282
Pages : 348
Format (mm) : 155x240
Durant des siècles, la musique s’est située dans la culture iranienne au même niveau que la poésie, la miniature, les arts décoratifs qui, à l’instar de la langue elle-même, rayonnaient du Bosphore à l’Inde et à l’Asie centrale. À l’époque moderne qui s’annonce il y a plus de deux siècles, elle semble se reterritorialiser sur son espace ancestral pour y puiser une nouvelle inspiration, avant d’émerger à nouveau sur la scène impériale en présentant des formes à la fois nouvelles et immémoriales. C'est au milieu du XIXe siècle que se cristallise la musique « classique » persane qui a encore cours de nos jours. Mais avec l’accélération de l’histoire, la tradition régénérée a produit une prolifération de formes, de genres et de styles.
Face à cette diversité, le terme même de tradition musicale, ainsi que ses qualificatifs de persane, classique ou lettrée, ne peuvent plus s’appliquer sans précaution. Si tout a l’air de changer, il faut saisir dans quels cadres, à quelle échelle et sous quels facteurs dominants cela se produit, et pour évaluer la portée du phénomène, il faut identifier des invariants aussi bien que des régimes et des vitesses de changement. Pour tenir ce cap, l’auteur prend en compte la diversité et les contrastes du paysage musical de l’Iran dans son ensemble, en privilégiant toutefois la composante ancienne et lettrée, avec un souci constant de pertinence que reflètent la sélection et l’interprétation d’une abondance de données soigneusement documentées.
Jean During est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages et d’une quarantaine de CD sur les musiques de l’Asie intérieure, leur forme et leur contexte culturel, en particulier dans leurs rapports avec la société, la pensée et la mystique musulmane. Au cours de longues années en Iran, il a étudié la pratique de la musique persane avec les plus grands maîtres. Parallèlement à ses activités de recherche au CNRS, il a donné de nombreux concerts lui-même et s’est attaché à faire découvrir les meilleurs artistes d’Asie intérieure.
Auteur(s) : TORTEL Christiane
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338292
ISBN 13 : 9782705338299
Pages : 160
Format (mm) : 145x200
Quelles tribulations les reliques de Thomas l’Incrédule n’ont-elles pas connu au cours de l’Histoire ?! Autrefois conservés à Édesse, les restes de l’Apôtre n’attiraient pas seulement les pèlerins mais aussi toutes sortes de marchands de rêves et de talismans qui vivaient à leurs dépens. C’est en interrogeant ce genre de personnages que Talma, une jeune chrétienne de Gaule narbonnaise, va mener une enquête sur leur origine et se laisser séduire par le démon du doute…
L’action se situe vers la fin du IVe siècle, époque où l’Empire d’Orient est rongé à l’intérieur par les dissensions doctrinales qui déchirent l’Église, et à l’extérieur par les revendications territoriales des Perses. En entremêlant contes orientaux, poèmes mystiques et récits oniriques à son récit, l’auteur parvient à percer cette trame historique où son héroïne étouffe pour la transporter dans une Inde - qui n’est pas celle que l’Apôtre est supposé avoir évangélisée - mais une oasis merveilleuse que chacun porte en soi et que le Passeur de l’Euphrate lui fait découvrir à l’issue du voyage. Une manière vivante et originale d’approcher l’Histoire de l’Église et d’attirer l’attention sur des problèmes religieux comparables à ceux qu’une guerre économique éffrénée fait surgir dans le monde d’aujourd’hui.
Titulaire d’un doctorat en Sciences religieuses, diplômée de l’Institut d’Art et d’Archéologie et de l’École des Langues Orientales, Christiane Tortel est une spécialiste du soufisme d’expression persane. Le recul qu’elle a pris vis-à-vis de l’expérience mystique au cours de ses recherches personnelles lui a permis de donner aux personnages de ce roman une dimension de modernité qui transportera le lecteur dans un monde affranchi de toute forme de confessionnalisme.
Auteur(s) : BORNES VAROL Marie Christine
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338306
ISBN 13 : 9782705338305
Pages : 632
Format (mm) : 155x240
Poids : 970g
Le proverbier Glosé de Mme Flore Gueron Yeschua, originaire de Pazardjik en Bulgarie, est un étrange objet. Rédigé en 1980, il est à la fois moderne, par les points de vue adoptés dans les gloses, et médiéval dans sa forme et dans les matériaux qu’il rassemble. Mme Flore joint en effet aux proverbes et sentences, bénédictions, expressions imagées (critiques et ironiques), citations, exempla, formules de politesse… réunissant ainsi tout ce qui contient un savoir social, une morale ou une leçon. Ses gloses témoignent à la fois du dynamisme et de la modernité de cet héritage et des liens sous-jacents qu’il entretient avec les textes anciens comme le roman d’Alexandre, la sagesse de Ben Sira ou le Talmud de Babylone.
Ce rare proverbier glosé nous permet d’accéder aux savoirs explicites et implicites d’une dame judéo-espagnole du XXe siècle. Mme Flore écrit en judéo-espagnol, dans sa variante bulgare, en lui adaptant les différentes graphies latines qu’elle a acquises. Elle fait référence à des proverbes turcs, bulgares, hébreux ou français, langues de contact et de culture de la société dans laquelle elle a vécu. Leur influence, les particularités de sa langue et de sa graphie (harmonisée dans l’édition), sont étudiées dans l’introduction. Les notes font ressortir l’héritage ancien et le cheminement des énoncés jusqu’aux proverbiers du XXe siècle en passant par les textes bibliques et midrashiques, le proverbier espagnol médiéval puis moderne, l’héritage arabo-andalou, la littérature judéo-espagnole… On sera frappé des correspondances que le savoir traditionnel de Mme Flore met au jour et des réseaux particuliers que tisse la sagesse juive entre des énoncés communs à plusieurs cultures.
Marie-Christine Bornes Varol est Professeur dans le département des Etudes Hébraïques de l’INALCO où elle enseigne la langue et la culture judéo-espagnoles dont elle est une spécialiste reconnue. Par les nombreux travaux qu’elle lui a consacrés, elle tente de préserver de l’effacement et de l’oubli cette culture juive si originale. Elle constitue avec le soutien du CNRS et du Ministère de la Culture un corpus oral du judéo-espagnol et construit en collaboration avec la MSH de Lorraine une base de données (ALIENTO) sur les énoncés sapientiels échangés dans la Péninsule ibérique au Moyen Age, leurs sources et leur postérité, largement inspirée par l’oeuvre de Mme Flore.
Auteur(s) : MANDALA Patrick
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338314
ISBN 13 : 9782705338312
Pages : 220
Format (mm) : 155x240
Illustrations : 11 miniatures couleurs
Découvrir l’Inde, c’est découvrir l’aventure intérieure. Si l’Inde, tel un guide spirituel, éveille toutes les potentialités, Mīrā-Bāī en est une illustration parfaite. Elle est un symbole fort de courage, de don de soi, de sagesse et d’amour : d’intelligence du cœur. Elle naquit au Rajasthan, le Pays des Rois où les femmes ont une force de caractère peu commune : un feu brûlant les habite. Certaines furent guerrières ou rebelles, d’autres poétesses accomplies, femmes remarquables ou encore saintes. Mīrā-Bāī fut tout cela.
Dans l’extrême dépouillement de ses chants - simplicité que cette traduction s’est attachée à respecter - transparaît à chaque ligne un sens profond de détachement, de beauté et d’amour. Si les chants de Mīrā-Bāī, expression de son vécu avec le Divin, sont pour le lecteur une découverte de l’Inde, ils pourront aussi éveiller un intérêt différent selon chacun : enseignement spirituel vivant, pratique du yoga, exemple d’altruisme, don de soi, mais aussi découverte de la pensée indienne médiévale.
Patrick Mandala est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les arts d’Orient et la spiritualité indienne et tibétaine. Orientaliste, il étudie le sanskrit et le népâli, la poésie, la musique, les miniatures indiennes et les thangka tibétains qu’il pratique. Il a notamment traduit et commenté les grands textes de l’Inde comme la Bhagavad-Gîtâ, le Yoga-Vâsishtha, la poésie mystique indienne, des biographies de maîtres indiens et tibétains, leurs enseignements, des romans et chroniques. Il dirige depuis 1985 un Centre d’Aide Sociale en Inde du Sud.
Auteur(s) : SANAGUSTIN Floréal
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338322
ISBN 13 : 9782705338329
Pages : 288
Format (mm) : 155x240
Ibn Buṭlān fut un médecin jouissant d’une certaine renommée dans un siècle, le XIe, où la science arabe prit toute son ampleur. On lui doit notamment un court traité, Le banquet des médecins, dans lequel il fustigeait la corporation des médecins. Dans l’épître qui a servi de base à notre présente étude, il s’intéressa à la médecine appliquée aux esclaves. Son objectif était de mettre en garde l’acheteur potentiel contre les abus et les fraudes des marchands.
Ce texte, original par sa nature, nous a permis de replacer l’esclavage dans son contexte social et culturel et de préciser sa fonction relativement à l’art médical.
Floréal Sanagustin est titulaire de l’agrégation d’arabe et d’un doctorat d’État ès lettres arabes. Il est professeur de langue et civilisation arabes à l’Université Lumière-Lyon 2 et chercheur à l’École Normale Supérieure de Lyon. On lui doit plusieurs ouvrages sur l’histoire des sciences arabes et les rapports entre philosophie et médecine.
Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338330
ISBN 13 : 9782705338336
Tome : avec DVD
Pages : 316
Format (mm) : 155x240
Poids : 590g
En Inde du Sud, écrire ou dessiner sur le sol avec de la farine de riz ou des couleurs végétales et minérales s’appelle kōlam au Tamil-Nadu et kaḷam au Kérala. Ces deux régions déclinent la peinture éphémère selon deux modes distincts : une activité féminine quotidienne et domestique au pays tamoul et une activité occasionnelle, exécutée pour des rites précis et affaire de spécialistes masculins, au Kérala.
Ce livre se veut une contribution au patrimoine graphique de l’Inde où la retenue linéaire croise l’opulence du trait et des matériaux. Un paysage visuel des plus originaux qui illustre simultanément les préceptes des traités d’esthétique, les mythes fondateurs hindous, les croyances locales ou les codes du monde contemporain. Loin de n’être que des images vouées à la seule contemplation, les kōlam et les kaḷam sont les pivots des cérémonies autour desquelles s’articulent une ou plusieurs composantes que sont la prière, la musique, le chant, la danse, le mimodrame et la possession sans oublier la médecine.
Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études - Sorbonne, Chantal Jumel consacre ses recherches aux arts traditionnels du Kérala et aux traditions picturales de l’Inde. Auteure et réalisatrice, elle donne des conférences-démonstrations et anime des ateliers.
Auteur(s) : HAMMAD Manar
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338349
ISBN 13 : 9782705338343
Pages : 208
Format (mm) : 220x280
Poids : 1000g
Illustrations : 257 figures en couleurs
Cet ouvrage pourrait, à juste titre, passer d'abord pour ce qu'on appelle en librairie un 'beau livre'. Foisonnant de prises de vue superbes dues à l'auteur lui-même, il montre admirablement son objet, Palmyre.
Pourtant, aucune de ces images n'est gratuite. Chacune constitue en réalité un document qui, à ce titre, se trouve accompagné d'un commentaire circonstancié, en forme de légende. Nous est ainsi offerte une masse considérable d'informations ponctuelles relatives à ce qui reste de cette ville, à ce qu'elle a pu être jadis, à la façon dont les éléments qui la composent se sont transformés au cours des siècles.
Beau livre, livre d'archéologie, il s'agit également d'une réflexion méthodique qui débouche, non pas de manière spéculative mais sur la base d'une démarche analytique des plus rigoureuses, sur une vision enrichie de nos modes d'appréhension de l'espace vécu.
Né en 1944, Manar Hammad est architecte, archéologue et sémioticien. Dans ce travail sur l'évolution de Palmyre, il retrace les transformations historiques des formes de la ville. C'est par ce double positionnement, dans l'espace et dans le temps, mis en relation avec les activités attestées par l'archéologie et par les textes, qu'il invite à retrouver le sens de l'évolution de cette ville dont la qualité première est d'avoir produit une architecture monumentale dans un environnement âpre et aride. Au rythme soutenu des transformations aux époques hellénistique et romaine succède un ralentissement à partir de la fin de l'époque omeyyade. La vigoureuse reprise de l'époque moderne reste hors du domaine de l'étude.
Auteur(s) : DOUAIHY Antoine
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338357
ISBN 13 : 9782705338350
Pages : 390
Format (mm) : 155x240
Poids : 610g
Illustrations : 7 cartes
Placée depuis un siècle et demi au centre de la vie politique mouvementée du Mont-Liban puis du Liban, Zghorta demeure pourtant parmi les endroits les plus enveloppés de mystère au Levant. Située depuis de longs siècles sur la ligne frontalière entre le “ pays maronite ” et l’environnement islamo-ottoman, cette forteresse avancée n’est en réalité que la ville d’hiver de son “ double ”, Ehden, terre des origines, plantée à quelques mille cinq cent mètres d’altitude au dessus d’elle, dans la haute montagne libanaise du Nord face au rivage méditerranéen.
Le mythe de Zghorta et le stéréotype du Zghortiote sont tellement ancrés dans la “ conscience collective ” libanaise, voire moyen-orientale, qu’ils nourrissent à l’égard de cette société des attitudes passionnelles et des réactions contradictoires qui ne manquent pas d’en affecter profondément la vision. La société de Zghorta présente à ce niveau le modèle le plus achevé des traditions guerrières, du type d’organisation socio-politique “ clanique ”, des coutumes de justice privée, de l’esprit d’indépendance montagnarde et du sentiment de différence, voire de supériorité, fondé sur l’appartenance à une collectivité particulière.
Dans un ouvrage de référence, d’une grande rigueur, l’auteur analyse cette société perçue au milieu des mutations majeures de la Montagne libanaise, puis du Liban, entre les massacres de 1860 et la guerre de 1975. Une destinée liée à l’ambition libanaise ancestrale d’indépendance et de liberté, aux secousses de l’irruption dans la modernité, à travers la montée de l’Europe en Méditerranée, la Première Guerre mondiale, la chute de l’empire ottoman, le mandat français, la décolonisation et le devenir actuel de la région. Un ouvrage capital et inédit, sur Zghorta et le Mont-Liban.
Antoine Douaihy est professeur d’université, docteur en anthro-pologie sociale et culturelle de l’Université René-Descartes Paris V, auteur de plusieurs ouvrages et articles notamment en langue française, sur l’histoire culturelle du Liban. Poète et écrivain, attaché aux valeurs de liberté et de sauvegarde du patrimoine libanais, il a également publié des ouvrages littéraires en langue arabe.
Auteur(s) : GALLEY Micheline
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338365
ISBN 13 : 9782705338367
Pages : 210
Format (mm) : 210x280
Poids : 930g
Illustrations : 118 figures en couleurs
Ce livre convie le lecteur à la rencontre d’une femme qui traverse le temps : la Sibylle. Exploration passionnante, jalonnée de surprises et d’émerveillement.
C’est d’abord sous la forme d’une voix, mystérieuse et grandiose, qu’apparaît la Sibylle proférant l’oracle. Très tôt, la voix se matérialise et se multiplie jusqu’aux confins du monde grec où sont célèbres la Persique, la Libyque, la Cumaine, d’autres encore. Partout, la Sibylle incarne la divination inspirée. À Rome et à Alexandrie, c’est sa parole écrite qui a valeur sacrée. Avec le christianisme, l’antique prêtresse d’Apollon se voit adoptée en tant que « vraie prophétesse ». Étonnante transformation ! Le rôle de la Sibylle gagne en importance au sein de l’Église médiévale, et l’art chrétien s’approprie la Sibylle païenne – faits qui, étrangement, semblent avoir été occultés par l’Histoire. Au temps de la Renaissance, la Sibylle (voire le « concert des sibylles » en son entier) opère une entrée spectaculaire et triomphante dans les églises : à Sienne par exemple, le somptueux pavement de la Cathédrale présente dix Sibylles comme messagères de la Révélation. Une vogue qui n’est pas limitée à l’Italie.
Cet ouvrage est illustré des plus belles représentations, en France et en d’autres pays, qui marquent cette période exceptionnellement féconde. Après le Concile de Trente, la figuration sibylline ne disparaît pas ; elle se transforme et s’adapte aux courants esthétiques. Toujours perçue comme la femme habitée par l’intuition des choses cachées, la Sibylle fascine et inspire peintres et sculpteurs, romanciers, poètes et musiciens. En pays catalan, le « Chant de la Sibylle » fait, encore aujourd’hui, partie de la tradition liturgique de Noël. Mais à côté de cette image dominante, tout auréolée de sacré, on trouve aussi, rarement, une Sibylle décrite comme magicienne, parfois dangereuse séductrice, parfois irascible rivale de la Vierge Marie ou fière rebelle qui fait songer à Lilith : comme si elle condensait, en une même personne dotée d’une puissance exceptionnelle, tous les traits, positifs et négatifs, de la féminité.
Micheline Galley est directeur de recherche émérite au C.N.R.S. Professeur au Maroc (1957-1960), elle entre en contact avec la tradition vivante des conteurs. Elle acquiert une formation en ethnologie et dialectologie arabe à Paris (1960-1962). Elle enseigne à la Faculté d’Alger (1962-1966) ; déjà, elle recueille, de la bouche d’une conteuse, un important corpus. Elle entre au CNRS fin 1966, comme collaboratrice de Germaine Tillion et passe un doctorat en ethnologie en 1968. Ses travaux portent sur les littératures de tradition orale, au Maghreb et plus largement dans l’aire méditerranéenne. Elle étudie à travers le conte, la poésie chantée, les récits de vie, la situation de la femme dans une société traditionnelle. Elle a publié des recueils de textes et de nombreuses études sur la Geste hilalienne.
Auteur(s) : BEYHOM Amine
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338403
ISBN 13 : 9782705338404
Tome : 1
Pages : 700
Format (mm) : 155x240
Poids : 1220g
La musicologie de la musique arabe est aujourd’hui majeure et riche de ses multiples aspects : acoustique, organologie, histoire des instruments, des pratiques, des systèmes, des œuvres, analyse, systématique, ethnomusicologie des traditions, anthropologie religieuse, sociologie. Elle s’est cristallisée, avec l’œuvre du baron Rodolphe d’Erlanger, le Bourbaki de la musique arabe, autour des préoccupations et des savoirs de son temps, se focalisant sur le rapport de l’échelle générale des sons avec les genres mélodiques.
Aujourd’hui, le fondement d’une musique modale ne peut être saisi qu’à travers une intrication entre structure (échelles et éléments scalaires) et mémoire (reconnaissance des motifs, formules, tournures, intonations), que cette musique soit prise à l’échelle de la modalité de l’Islam, de l’ensemble arabo-arméno-chaldéo-turco-persan, du monde « arabo-musulman », de la musique syro-égyptienne ou du mâlouf de Constantine.
Formalisée à partir d’une théorie alternative de la modalité arabe, la dimension de la recherche d’Amine Beyhom, dont le lecteur tient le premier volume entre les mains, est non seulement systématique et historique mais spirituelle, souligne François Picard. La pratique de la recherche des textes, des manuscrits, des copies, des éditions, de la lecture, de la traduction, de la comparaison des variantes et interprétations a fait entrer l’ancien ingénieur polyglotte et cosmopolite dans la dimension de l’herméneutique. Toujours rigoureux, souvent enflammé, Amine Beyhom nous propose, entre théorie et pratique, une remise à plat, une actualisation des connaissances, une relecture des ouvrages fondamentaux – mais aussi ceux découverts depuis – ce qui va permettre de saisir, dans un premier temps, le système du maqām en tant que structure.
Ce tome, qui peut être également lu comme un exposé chronologique et systématique, inscrit plusieurs interrogations qui forment intrigue : Ne peut-on connaître la zalzalité dès avant Fārābī ? Y a-t-il nécessité que le `ūd ait eu des frettes ? Peut-on diviser l’octave en un nombre d’intervalles qui ne soit ni sept, ni douze, ni vingt-quatre ? Et dix-sept a-t-il fait, ferait-il l’affaire ? L’auteur nous invite, dans cet ouvrage, à un dialogue passionné en forme de munāẓara : une lecture inédite de l’histoire de l’échelle musicale autour de la Méditerranée.
Ingénieur de recherche, Amine Beyhom est producteur indépendant et enseignant en musicologie à Beyrouth. Musicien et compositeur, il entreprend depuis les années 1980 des recherches sur les musiques arabes et autres musiques du monde. Auteur, en 2003, d’une thèse sur la Systématique modale – théorie alternative sur l’agencement des intervalles musicaux et la formation de l'échelle – il a depuis publié plusieurs articles de fond sur les répercussions de l’application de cette théorie pour la compréhension des structures musicales. Il est chercheur associé au centre de recherches Patrimoines et Langages Musicaux à l’université Paris-Sorbonne.
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2010
ISBN 10 : 2705338489
ISBN 13 : 9782705338480
Pages : 108
Format (mm) : 210x280
Poids : 200g
La problématique, celle de l'analyse de l'évolution des communautés juives du Hadramaout et du Golfe persique, rejoint la question de leur situation comme pôle ou comme marge, au sein du judaïsme oriental, puis celle, inévitable, de leur décadence. La question des définitions des schèmes communautaires demeure étroitement liée aux sources étudiées qui, d'une part, montrent la perméabilité des relations internes au judaïsme et, d'autre part, réaffirme l'équilibre garanti par les règles de la dhimma.
Historien et diplomate, Jean-François Faü est spécialiste de l'histoire des communautés marginales du judaïsme oriental. Il s'est également intéressé à l'histoire de la représentation des Juifs dans l'art chrétien occidental.
Auteur(s) : HANDOUSSA Tohfa
Parution : 2009
ISBN 10 : 270533808X
ISBN 13 : 9782705338084
Traduction : trad. Fawzia Al-Ashmawi
Pages : 166
Format (mm) : 155x240
L’étude des Papyrus et des Ostraca a beaucoup contribué dans de nouvelles perspectives de recherches dans les champs de recherches sociopolitiques, historiques mais aussi juridiques. L’histoire du droit égyptien prend en compte les divers aspects du droit écrit et du droit appliqué. Rappelons-nous que les contrats et les procès furent fixés sur papyrus mais aussi sur les murs des tombes.
Cet ouvrage aborde le mariage et le divorce dans l’Égypte ancienne sous le double aspect de ses formes sociales et de ses formules juridiques. Il met aussi en avant les droits de l’épouse et des enfants.
Docteur en Égyptologie de l’Université du Caire, Tohfa Handoussa a été professeur puis directrice du Département d’archéologie à la Faculté d’Archéologie du Caire. Membre de la commission des antiquités au Haut Conseil Culturel, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages en arabe et en anglais.
Collection : Bibliothèque d'Études Islamiques
Auteur(s) : KÂTIB (al-) al-Hasan Ibn Ahmad Ibn Alî
Parution : 1972
ISBN 10 : 2705310061
ISBN 13 : 9782705310066
Traduction : Amnon Shiloah
Pages : 238
Format (mm) : 160x240
Poids : 500g
Auteur(s) : LAOUST Henri
Parution : 2021
ISBN 10 : 2705340827
ISBN 13 : 9782705340827
Pages : 414
Format (mm) : 160x240
Abû Hâmid al-Ghazâlî, 1058-1111, est une figure connue dès le Moyen-âge en Occident sous le nom d’Algazel : elle est emblématique de l’Islam classique. Il influença, entre autres, Averroès, Maïmonide, Thomas d'Aquin, Dante, Descartes. Après une carrière brillante au sommet de l’intelligentsia abbasside, il fut confronté aux marasmes précurseurs de la chute de Bagdad. Il la quitte à l’âge de trente-huit ans pour ne jamais y revenir. Déçu dans sa recherche d’une vérité philosophique finale, il recourt au « doute créateur » qui lui ouvre la voie soufie, où la raison passe la main à l’intuition et à la foi, en une intelligence globale qui gère, à la perfection, les cas particuliers, sans exception, dans une harmonie universelle. Ayant réussi à concilier Révélation et Expérience factuelle, il vécut ce qu’il lui restait d’une vie simple et pleine puis il mourut, à l’âge de cinquante trois ans, en paix et en toute conscience.
Henri Laoust, 1905-1983, est l'auteur de travaux fondamentaux sur l’histoire des courants de pensée en Islam, il nous a laissé nombre d’études et de traductions, d’ibn Taymiyya, de Rachîd Rida, entre autres. Très documentées, ses recherches offrent des synthèses raisonnées d’une rare qualité. « La Politique de Ghazâlî » en est un parfait exemple. Bien que cette figure ait fait l’objet de nombreux travaux, la présente œuvre restera un modèle de précision et de clarté, concernant al-Ghazâlî. Elle offre aussi un tableau d’une remarquable netteté du califat abbasside et de l’orient musulman, à une époque charnière de l’histoire universelle.
Collection : Les Geuthner
Auteur(s) : ERLANGER (d') Rodolphe
Parution : 1959
ISBN 10 : 2705336842
ISBN 13 : 9782705336844
Tome : vol. 1 à 6
Format (mm) : 160x240
Les 6 volumes dans leur réédition de 2001 :