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Préfigurations égyptiennes des dogmes chrétiens

Auteur(s) : ASSAAD Fawzia
Parution : 2013



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ISBN 13 : 9782705338770
Pages : 191
Format (mm) : 160x240
Poids : 320g
Illustrations : 19 fig.

Notre histoire est aussi vieille que le vieux fleuve Nil. Une histoire faite de morts et de résurrections, à l’image d’une terre qui tous les ans se dessèche et renaît sitôt que déferle l’inondation. Mort et vie s’incarnaient dans la passion d’un dieu, Osiris. La déesse avait le pouvoir de guérir de la mort. La passion du Christ sur la croix répète le destin mythique d’Osiris ; sa descente aux Enfers répète celle du soleil dans le monde des ténèbres, du grain d’orge dans la terre, et leur retour à la vie et à la lumière. 

Hatshepsout, la femme Pharaon a fait représenter sur les murs du temple de Deir-el-Bahari le récit de sa naissance divine, miraculeuse comme celle de Jésus. Elle, Fille de Ra’, Lui, Fils de Dieu, sont baptisés, dans l’eau du Nil ou du Jourdain. L’eau est Vie nouvelle donnée à la terre, donnée au soleil. Et l’inondation est déesse, tombeau et berceau de la terre. Quand elle arrive, le peuple chante Neferet iti ; la belle est venue. Là est le sens du  nom de la grande épouse royale Nefertiti dont l’époux, Akhenaton, porte un nom de lumière. Akh n Itn Brillance d’Aton. Un soleil nouveau naîtra de leur mariage comme du mariage de l’eau et de la lumière.

Nos ancêtres ont inventé un auteur à ce mythe, Thot, dieu de la parole et de l’écriture. Un ibis le représente parce que son bec courbé ressemble à un croissant de lune. Il est cette petite lumière du Verbe créateur qui fait exister le soleil en l’absence de l’astre, comme un bateau qui  le porterait au travers des Ténèbres vers la lumière. Thot est devenu l’Esprit Saint. Il était le Créateur des langues, don du Christ aux apôtres un jour de Pentecôte. Son livre, inconnaissable, est demeuré le secret de la déesse. Restait la quête de ce livre. 

Fawzia Assaad est docteur ès-lettres en Sorbonne. Essayiste et romancière, elle enseigna la philosophie à l’université Aïn Shams du Caire, puis à Taïpeï  et à Dunghaï. Par une double approche, philosophique et théologique, elle jette un  nouvel éclairage féministe sur les textes. Elle est auteure de plusieurs ouvrages axés sur l’Égypte.

 



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Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : égypte, christianisme, égyptologie




Sherungu Muriro

Mémoires d'un Nyanga

Parution : 2013



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ISBN 13 : 9782705338794
Pages : 320
Format (mm) : 160x240
Poids : 570g
Illustrations : 1 carte, 8 photos N&B

Le présent ouvrage est un condensé d’une autobiographie, augmentée d’informations ethnographiques et de nombreuses citations directes de Sherungu, barde du pays nyanga (région de l’est du Congo). Le résultat est unique en son genre, un alliage entre deux savoir-dire où ethnologue et barde se relaient pour raconter un peuple en pleine mutation 
à l’époque coloniale. « En 1952, lors d’une visite chez les Nyanga, population vivant dans les vastes forêts équatoriales de Walikale, j’ai pu admirer le talent d’un certain Sherungu qui jouait de la cithare à deux cordes et qui chantait en langue hunde. Au cours de sa performance, j’ai découvert en lui un homme aux talents multiples : il était un interlocuteur tout à la fois critique et de confiance qui savait commenter la vie quotidienne, assister aux diverses enquêtes et participer aux danses et aux rites. » Vers la fin de 1955, Sherungu rejoint l’auteur au centre Lwiro de l’Institut pour la recherche scientifique en Afrique centrale, près de Bukavu, afin qu’il raconte sa vie. Il a dicté ses mémoires à ses deux assistants, Messieurs Kubuya et Tubi, deux jeunes nyanga formés à la transcription, linguistiquement correcte, de textes oraux. Le fruit de cette collaboration fut exceptionnel : l’autobiographie de Sherungu, comprenant ses connaissances techniques et littéraires, couvre plus de 2000 pages manuscrites.


Daniel P. Biebuyck est H. Rodney Sharp Emeritus Professor of Anthropology and the Humanities à l’université du Delaware (USA). Il a étudié la philologie classique, le droit et l’anthropologie aux universités de Gand et de Londres. Entre 1949 et 1961, il a effectué des enquêtes de terrain approfondies auprès de différentes populations : les Bembe, les Lega et les Nyanga – dans l’est de l’actuelle République Démocratique du Congo (RDC) – dans le cadre de l’IRSAC (Institut pour la recherche en Afrique centrale). Auteur de nombreuses études, articles et livres sur l’art plastique, la tradition orale, les structures sociales, politiques et identitaires, les traditions et régimes de propriété foncière en Afrique centrale, ses travaux de traduction sur l’autobiographie de Sherungu ont été subventionnés par le National Endowment for the Humanities (Washington, DC) et l’université du Delaware (USA).



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Discipline : Sociologie-Ethnologie-Anthropologie-Droit





Voyage dans l'imaginaire indien

Kôlam, dessins éphémères des femmes tamoules

Auteur(s) : JUMEL Chantal
Parution : 2013

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ISBN 13 : 9782705338596
Pages : 136
Format (mm) : 210x210
Poids : 340g
Illustrations : Nb illustrations couleur

Juste avant le lever du soleil, sur les chemins de terre d’un village tamoul ou sur les trottoirs d’une cité soigneusement balayés, des mains anonymes créent du bout des doigts des peintures éphémères appelées kôlam. Cette gestuelle renouvelée quotidiennement est l’œuvre des femmes de toutes communautés et croyances confondues. Elles puisent leur inspiration dans la mémoire ancestrale et dans l’observation du quotidien qu’elles réinterprètent dans une savante stylisation du geste pictural.  Les images poudrées tiennent à la fois de la calligraphie, des diagrammes géométriques et de l’ouvrage finement brodé.

Le patrimoine de tradition orale est et demeure fragile, et je forme le vœu que ces pages contribuent à enrichir les savoir-faire, les techniques et les patrimoines graphiques de  l’humanité.

Une invitation qui s’offre comme une expérience sensuelle, culturelle, esthétique et philosophique du Tamil-Nadu et de l’Inde.

Diplômée de l’École Pratique des Hautes Études, Sorbonne,  Chantal Jumel consacre ses recherches aux arts traditionnels du Kérala et aux traditions picturales de l’Inde. Auteure et réalisatrice d’un film (« Kalam Eluttu Pattu », « Peindre et chanter le kalam ») produit avec le CNRS, elle donne des conférences-démonstrations et anime des ateliers.



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Discipline : Arts
Mots-clés : Inde, Peinture, Art, Tamil Nadu, Kerala, femme




La France et les Maronites du Mont-Liban

Naissance d'une relation privilégiée (1831-1861)

Auteur(s) : BOUYRAT Yann
Parution : 2013



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ISBN 10 : 270533873X
ISBN 13 : 9782705338732
Pages : 676
Format (mm) : 160x240
Poids : 1070g
Illustrations : cartes couleurs, 8 pl. couleurs

La France et la communauté maronite du Liban entretiennent aujourd’hui encore des relations étroites. Les raisons de cette proximité ne manquent pas : à l’identité de religion s’ajoute l’ancienneté de leurs rapports, que l’on peut faire remonter au moins au Grand Siècle. Doit-on pour autant en conclure qu’elle était inévitable et qu’elle ne doit sa vigueur qu’à la patine du temps ? Non.

Cet ouvrage vise à montrer que, loin d’être une « évidence historique », cette relation privilégiée s’est au contraire construite lors d’une période précise, en l’occurrence les années 1830-1860. Au cours de ces trois décennies, les rapports entre les Maronites et la France ont subi un véritable changement de nature tant au niveau politique que culturel. 
Entre les deux anciens « partenaires » s’est alors nouée plus qu’une alliance, une réelle « amitié historique », amitié illustrée par l’adoption massive, par les premiers, de la « civilisation française », et, du côté de la seconde, par une réelle sollicitude à l’égard de ces nouveaux « Français du Levant ».

Ce rapprochement n’est pas le fruit du hasard. Il est intimement lié aux bouleversements politiques plus larges, à la même époque, du monde ottoman  : en générant une instabilité chronique dans la montagne libanaise, en exacerbant les rivalités européennes, – particulièrement entre la France et l’Angleterre, dans les régions du Levant – l’évolution chaotique de l’Empire des sultans a puissamment poussé la France et les Maronites à consolider leurs liens. Loin d’être fortuite, leur amitié apparaît ainsi comme une conséquence, parmi d’autres, de la fameuse « Question d’Orient ». Une conséquence durable cependant…

Yann Bouyrat est agrégé d’histoire, docteur en histoire contemporaine et diplômé en sciences politiques. Membre du CEMMC (Centre d’Études des Mondes moderne et contemporain), il travaille depuis plusieurs années sur les relations politiques et culturelles entre la France et les régions du Levant (en particulier le Liban) à l’époque ottomane.



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Discipline : Histoire-Géographie





Le santur persan

Accompagné d'un DVD

Auteur(s) : TABAR Hassan
Parution : 2013

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ISBN 10 : 2705338683
ISBN 13 : 9782705338688
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Illustrations : Nombreuses illustrations et partitions

La cithare à cordes frappées est datée, en Orient comme en Occident du XVe siècle. Cet instrument ne figure pas sur les miniatures persanes anciennes avant l’époque Qâjâr (1786-1925), si bien que son apparition dans la musique savante pourrait être considérée comme tardive. Il est donc bien difficile d’affirmer quoi que ce soit sur la date et le pays d’origine de l’instrument.

Tandis que le luth târ était l’instrument prédominant, le nombre de joueurs de santur était très restreint jusqu’à la fin du XIXe siècle, et nous ignorons le contenu de leurs répertoires. Le plus ancien joueur de santur connu est Mohammad Hasan Khân (milieu du XIXe siècle). Avant 1940, il n’y avait pas de luthiers spécialisés ; les instruments étaient mis en œuvre par des fabricants de luths târ et setâr. Si Habib Somâ’i (1905-1946) fut le dernier d’une longue tradition, Farâmarz Pâyvar (1932-2009) est sans conteste le premier d’une nouvelle génération. La génération actuelle, les natifs des années ’80, préfère quant à elle la composition à l’occidentale à la pratique du répertoire radif.

L’étude organologique, comprenant la description de l’instrument et de sa facture, est complétée par une histoire de son enseignement L’étude musicologique s’appuie sur la transcription d’enregistrements historiques. Peut-on parler d’école de santur en Iran ? Ce questionnement précis trouve, dans le présent ouvrage, des réponses issues de pratiques 
et discours observés en Iran :

Hassan Tabar est né à Qazvin en Iran. Il est joueur de santur, soliste, concertiste et conférencier. Docteur en musique et musicologie (Ethnomusicologie) de l'Université Paris-Sorbonne, il a enregistrécinq albums de santur. Auteur d’un précédent ouvrage, il est membre de la Société Française d´Ethnomusicologie (S.F.E.).

Une interview de Said Sabet n'a pu être jointe au DVD inséré dans le livre pour des raisons techniques. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien suivant : Interview Said Sabet.

Reportage de la chaine Voice of America Persian à l'occasion de la sortie de l'ouvrage : http://ir.voanews.com/media/video/1762324.html?z=1866&zp=1 à 8'00".

 



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Discipline : Musicologie
Mots-clés : iran, perse, radif, instrument




Les divinités d'Europos-Doura

Personnalité et identité (301 AV. N.È. - 256 DE N.È. )

Auteur(s) : DUCHÂTEAU Marie-Emmanuelle
Parution : 2013

Les divinités d'Europos-Doura Zoom sur: Les divinités d'Europos-Doura

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ISBN 10 : 2705338640
ISBN 13 : 9782705338640
Pages : 710
Format (mm) : 160x240

Cet ouvrage porte sur l’étude de l’évolution de la personnalité et de l’identité des divinités d’Europos-Doura, depuis sa création vers 300 av. n. è., à sa chute, en 256 de n. è., à la lumière du renouvellement des données archéologiques actuelles. Pour cela, nous disposons pour cela d’une petite centaine d’inscriptions grecques et sémitiques, de sculptures et de peintures d’époque romaine majoritairement. Notre démarche est comparatiste et philologique, ce qui permet de réévaluer les différentes origines des divinités et leur personnalité propre à Europos-Doura. Elle était la seule cité de cette époque – mis à part Hatra – à avoir accueilli trois civilisations différentes : grecque, partho-mésopotamienne et romaine. L’enjeu de ce travail est de connaître les raisons pour lesquelles une divinité indigène a été rapprochée d’une divinité grecque, l’identité d’un dieu n’étant jamais fixée. Europos-Doura apporte des renseignements uniques sur des divinités telles que Atargatis, Azzanathkona ou Aphlad, encore peu connues à l’heure actuelle. L’interaction culturelle entre des habitants d’origine différente au sein même de la cité influe également sur les choix d’une interprétation entre une divinité et une autre. Un dieu grec est-il honoré pour ses aspects grecs ou pour ceux du dieu avec qui il est assimilé ? Quel est l’impact réel d’une interpretatio graeca ou romana sur les cultes indigènes ? Notre objectif vise à analyser tous les facteurs susceptibles d’être à l’origine d’un changement dans l’identité de telle ou telle divinité et à savoir si un facteur type provoque un changement type. Cela nous permet de discerner, aux différentes époques de la cité, les tendances cultuelles propres à Europos-Doura, – originalité, conformisme ou les deux ? – et leur relation avec les tendances religieuses directrices de ces époques.

Marie-Emmanuelle Duchâteau est spécialiste d’histoire ancienne. Elle a participé aux fouilles archéologiques à Europos-Doura (Syrie) et à Amathonte (Chypre). Elle est actuellement professeur d’histoire-géographie et d'éducation civique.



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Discipline : Archéologie-Architecture
Mots-clés : Doura, Europos, religion, divinité, mythologie




La condition privée de la femme dans le droit musulman

Auteur(s) : EL-YAFI Abdallah
Parution : 2013



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ISBN 13 : 9782705338855
Pages : 175
Format (mm) : 160x240

L’islam est une évolution des mœurs et des mentalités et Mahomet est un réformateur des coutumes de la période préislamique. L’amélioration du sort de la femme, les réformes pour son émancipation et l’acquisition des droits dictées par le souci de respect et de dignité à son égard sont un axe majeur de la nouvelle religion. Écrit au début du siècle dernier, en 1925, cet ouvrage par une analyse audacieuse et bien argumentée, avance que l’islam a mis la femme et l’homme sur un même pied d’égalité dans les deux domaines civil et religieux. S’il fait preuve d’objectivité en reconnaissant que la femme souffre de certaines règles juridiques qui lui sont défavorables, l’auteur met en cause, avec courage, les doctrines rétrogrades de certains jurisconsultes musulmans. Des siècles durant, certains d’entre eux ont dénaturé, modifié, transformé, atrophié le hadīth selon leur propre interprétation. Ceci en particulier dans les domaines du voile, de la claustration, 
de la polygamie et de la répudiation. Pour Abdallah el-Yafi, la législation mahométane a consacré l’égalité des deux sexes dans le domaine de l’intelligence et de la raison. Devant l’inégalité des droits entre homme et femme, en termes de succession et de témoignage, il sait nous convaincre, par la subtilité de son raisonnement, de la justesse des préceptes de l’islam.


Premier musulman libanais, docteur en droit de la Sorbonne, Abdallah El Yafi (1901-1986) a été sensible aux libertés et à la démocratie françaises. C’était un nationaliste arabe œuvrant pour l’indépendance de son pays. Pressenti par le président de la République Émile Eddé pour son instruction et sa culture, ce dernier le charge 
de former le gouvernement en 1938. Il occupera ce poste par onze fois. Dès 1943, il combat le confessionnalisme politique appliqué au Liban dans la distribution des portefeuilles. Dans sa lutte pour les droits de la femme, il a fait partie d’un groupe d’intellectuels et de juristes qui ont octroyé à la femme, en 1953, le droit de voter et d’être éligible au Parlement.



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Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : droit, femme, islam, anthropologie




Benta'el

Fille de l'alphabet

Auteur(s) : SNEIFER Régina
Parution : 2013



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ISBN 13 : 9782705338923
Pages : 159
Format (mm) : 140x200
Poids : 170g

Dans la cité phénicienne de Byblos, l’alphabet s’éveille, s’étire puis se met en marche. Il devient un chemin qui se trace depuis plus de 3000 ans dans la géographie de l’esprit aux nuances du vivant.  Ses vingt-deux traits renvoient à autant de noms dont le sens a glissé avec l’histoire. Les premiers bâtissent la « maison ». Dans un même « souffle » s’affrontent la mort et la vie. Comme des armes, les autres brisent des murs. Un alphabet « source » et « œil », témoin lucide d’une mémoire fuyante où la condition humaine retourne à soi.

Entre les déchirures des terres d’Orient et les rationalités occidentales, l’auteur recompose ces morceaux de notre origine. Fulgurances de mémoire, de vie et d’amour, cette quête ensoleillée dessine aussi une belle réponse aux identités meurtrières.

Diplômée des Hautes Etudes Commerciales (HEC), Régina Sneifer est cadre d'un groupe international et spécialiste d'études géopolitiques et stratégiques. Auteure de plusieurs ouvrages sur la guerre du Liban, elle propose ici un conte humaniste plongeant ses racines phéniciennes dans une connaissance poétique et intime de la lettre et de l'âme humaine.



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Discipline : Littérature-Histoire des textes
Mots-clés : phénicien, grec, alphabet, langue, Liban




Melchisédek

Formation, histoire et symbolique d'une figure biblique

Auteur(s) : BORD Lucien-Jean
Parution : 2013

Melchisédek Zoom sur: Melchisédek

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ISBN 10 : 2705338909
ISBN 13 : 9782705338909
Pages : 205
Format (mm) : 160x240
Poids : 330g

Apparaissant dans un épisode presque marginal de la geste abrahamique et dans un Psaume, le personnage de Melchisédek allait connaître un destin littéraire exceptionnel à l’époque intertestamentaire et dans les premiers siècles chrétiens. Argument de démonstration de ce texte christologique majeur constitué par le chapitre septième de l’Épître aux Hébreux, élément de la controverse judéo-chrétienne des deux premiers siècles, inspirateur des courants gnostiques et hérétiques qui proliférèrent autour de la jeune Église en ses premiers siècles d’existence, Melchisédek retint, génération après génération, l’attention des Pères de l’Église avant de capter celle des iconographes et autres illustrateurs médiévaux. Mais la figure du roi-prêtre n’a cessé d’évoluer et si, au départ, il nous est présenté comme un souverain sacerdotal cananéen, à l’arrivée, le type abouti nous apparaît dans la célèbre sculpture de Reims, dite communion du chevalier, sous les traits d’un prêtre catholique latin donnant la communion à un banneret en haubert.

Le long chemin qui mène de l’un à l’autre constitue une véritable histoire de l’exégèse biblique de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge et nous invite à une enquête en amont des représentations mélchisédéciennes qui ont fleuri au XIIe siècle pour tenter de comprendre comment on est passé du roi sacerdotal de l’Écriture au Melchisédek eucharistique de la sculpture de Reims.

Bénédictin, membre de la Société Asiatique et de la Société d’Histoire Religieuse de la France, diplômé de l’Université de Strasbourg (Faculté de théologie catholique) et de l’Université de Poitiers (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale), Lucien-Jean Bord est bibliothécaire et archiviste de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé.



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Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : Bible, iconographie médiévale, Antiquité, Moyen Âge, exégèse, dogme chrétien, eucharistie




Renaissance littéraire et conscience nationale

Les premiers romans en français au Liban et en Égypte, 1908-1933

Auteur(s) : HERVÉ-MONTEL Caroline
Parution : 2012



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ISBN 10 : 2705338454
ISBN 13 : 9782705338459
Pages : 604
Format (mm) : 160x240
Poids : 950g

Prix Diane Potier-Boès 2013

Sous l’impulsion de la Nahda et de l’expansion scolaire du français, une littérature romanesque francophone apparaît au début du XXe siècle au Liban et en Égypte lorsque s’affirment les consciences nationales : les identités collectives prennent forme dans des récits qui construisent les imaginaires nationaux en fixant de grands mythes et en débattant des valeurs sociales nouvelles.

Ces premiers romans héritent d’une part de la littérature arabe classique constituée en patrimoine culturel national, d’autre part de la littérature française qui fournit de grands modèles esthétiques - roman historique, réaliste et naturaliste - mais aussi des représentations du pays - littérature de voyage, littérature coloniale. Au « Levant », le français est une alterlangue – autre langue possible –, mais les romans sont plus nettement marqués par le contact des langues et des cultures en Égypte, par les normes du français scolaire au Liban. Éditées à Paris, les œuvres sont engagées dans des circuits de reconnaissance différents : les romanciers du Liban sont accueillis par les cercles nationalistes barrésiens, les romanciers d’Égypte par les internationalistes pacifistes et la revue Europe. Sur le plan local, la littérature francophone est intégrée à la téléologie nationale libanaise, car le bilinguisme est impliqué par la vocation de carrefour imaginée pour le Liban par ses premières élites nationales. En revanche, malgré une dynamique bilingue remarquable dans l’entre-deux-guerres, l’espace littéraire égyptien se fracture au milieu des années 1930 lorsque les écrivains francophones s’affranchissent des thèmes purement nationaux.

Agrégée de Lettres modernes et docteur en littérature française de l’université de Paris III-Sorbonne nouvelle, Caroline Hervé-Montel a vécu à Istanbul, Alexandrie et Beyrouth où elle enseigne actuellement dans un établissement de la Mission laïque française. Ses recherches portent sur les enjeux de la migration et la dynamique des espaces littéraires en relation avec les contacts de langues et de cultures, en particulier dans l’aire culturelle du Machrek.



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Discipline : Littérature-Histoire des textes
Mots-clés : roman, littérature, Liban, Egypte, francophonie




Mossadegh

Pages d'histoire de l'Iran

Auteur(s) : BAYAT MOSSADEGH Abdol-Majid
Parution : 2012



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ISBN 10 : 2705338586
ISBN 13 : 9782705338589
Pages : 372
Format (mm) : 160x240
Poids : 600g

Mohammad Mossadegh, Premier Ministre de l'Iran de 1951 à 1953, joua un rôle clef dans la vie politique iranienne du XXe siècle. Cet ouvrage met en lumière sa lutte pour des lois justes dans le respect du droit, des libertés collectives et individuelles, ainsi que sa volonté de délivrer l’Iran de la main mise étrangère, notamment Britannique. 

Issu d'une famille de riches propriétaires terriens, il dispose de trois villages agricoles (ou deh) à une centaine de kilomètres de Téhéran. En 1921, il fait construire, en limite de ses terres, un village à l'usage des ouvriers agricoles, auquel il donne le nom de son fils, Ahmad-Âbâd, qui l'a aidé pour la conception des lieux. Ahmad Abad, étroitement lié au destin de Mossadegh, fut sa prison par deux fois, puis son mausolée. 

Né en 1925 à Téhéran, Abdol-Majid Bayat Mossadegh est diplômé de l’école des Hautes Finances de Darai, en Iran. Il poursuit des études d’économie politique à l’Université de Genève ainsi que des cours d’architecture à l’École Beaux-arts dans cette même ville. Il dirige, en tant que superviseur, l’hôpital Nadjmieh à Téhéran. En 2000, il crée, à Genève, la Fondation Mossadegh.



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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : biographie




Abū Zayd, Dhyāb et Jāzya

Notes sur la Geste hilalienne et ses héros

Auteur(s) : GALLEY Micheline
Parution : 2012



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ISBN 10 : 2705338918
ISBN 13 : 9782705338916
Pages : 40
Format (mm) : 210x210
Illustrations : illustrations couleur

« La Geste hilalienne, c’est l’Iliade des Arabes », disait en connaisseur Tâhar Guîga.

Ce récit d’une ampleur exceptionnelle raconte l’histoire des « Fils de Hilâl », un peuple de grands pasteurs nomades originaires des déserts d’Arabie. Répandue sur une aire géographique considérable, la Geste s’est diversifiée ; en témoignent ses modes de transmission fondés sur l’oralité (tradition poético-musicale d’Égypte) 
ou, au contraire, sur la lecture d’un manuscrit (Syrie). L’auteur s’attache à la caractérisation de trois des personnages centraux, montrant les préférences que leur accordent traditionnellement, du Mashriq au Maghrib, les amateurs de la Geste.



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Discipline : Littérature-Histoire des textes





La pensée religieuse en Islam contemporain : débats et critiques

préface de Georges Corm

Auteur(s) : HAFEZ Ziad
Parution : 2012



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ISBN 10 : 2705338616
ISBN 13 : 9782705338619
Pages : 390
Format (mm) : 160x240
Poids : 640g

Dans un passionnant itinéraire dans la littérature critique d’ouvrages contemporains sur l’Islam écrits par des auteurs arabes, totalement délaissés par l’islamologie européenne et américaine, Ziad Hafez a le double mérite d’expliquer les raisons de cet oubli majeur et de nous brosser un tableau détaillé de l’œuvre souvent considérable de ces auteurs méconnus. Il contextualise, par ailleurs, de façon très précise cette pensée critique, en la replaçant dans la longue tradition intellectuelle d’exégèses critiques, d’interrogations théologiques, philosophiques et politiques que la révélation coranique a suscitée dès son apparition. (Georges Corm)

Économiste, spécialiste du développement des sociétés arabes, Ziad Hafez a exercé son métier dans le secteur privé et au sein d’organisations internationales. Auteur de plusieurs études et analyses, il enseigne à l’Université Américaine de Beyrouth. Secrétaire Général du Forum Nationaliste Arabe, il est également le directeur d’édition, depuis sa fondation en 2007, d’une revue trimestrielle Contemporary Arab Affairs, publiée à Londres sous l’égide du Centre d’Études de l’Unité Arabe.



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Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : Islam, exégèse, al-Afghani, nahda, Taha, Shahrour, al-Qumni




Le ciel des Arabes

Auteur(s) : LAFFITTE Roland
Parution : 2012



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ISBN 10 : 2705338659
ISBN 13 : 9782705338657
Tome : 1
Pages : 292
Format (mm) : 160x240
Poids : 470g

Là n’est pas le moindre des paradoxes : les deux tiers des noms usuels des étoiles aujourd’hui consignés dans les listes stellaires du monde entier ont une origine arabe mais l’imaginaire que recèlent ces noms est largement méconnu.

Voilà une invite à donner une présentation de l’uranographie arabe. Or celle-ci présente une dualité profonde qui résulte d’un processus historique singulier. C’est seulement au VIIIe siècle de notre ère que les Arabes héritent de l’astronomie grecque avec sa division caractéristique de la voûte céleste en 48 constellations. Mais ils possèdent déjà une uranographie originale, une manière de découper le ciel fondée sur un système qui leur est propre, celui des manāzil al-qamar ou « stations lunaires ». Cette uranographie est elle-même le résultat d’un long processus de formation de figures mythologiques astrales antiques, enrichi d’apports mésopotamiens et araméens, ces derniers contenant à leur tour un fort syncrétisme gréco-mésopotamien. Ce ciel original des anciens Arabes, qui continuera à se développer même après l’adoption du système grec par l’astronomie savante, est à la base d’un ciel arabe traditionnel parfaitement identifiable. Mais vient s’y s’ajouter le ciel hérité des Grecs, dans le cadre duquel se déploie une nouvelle nomenclature stellaire. Cela confère à l’uranographie arabe un caractère mixte, profondément duel. Et ses deux composantes, l’arabe traditionnelle et la gréco-arabe, expliquent chacune pour moitié les appellations stellaires que nous devons aux Arabes.

Roland Laffitte s’intéresse tout particulièrement à l’intériorité réciproque des civilisations et des cultures des deux rives de la Méditerranée ainsi qu’au dialogue des sociétés qui s’en réclament. Il mène actuellement, dans le cadre de la SELEFA (Société d’Études Lexicographiques et Étymologiques Françaises et Arabes), des travaux concernant d’une part les mots empruntés aux langues arabe et orientales, et se rapportant d’autre part à l’histoire 
de la formation de notre voûte céleste, sa nomenclature et son imaginaire, 
et cela de Babylone à nos jours.



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Discipline : Histoire des sciences et des techniques
Mots-clés : ciel, uranographie, astronomie, mythologie




Civilisation islamique et cultures africaines

Maures, Haalpulaar et Soninké - Préface de Pierre PHILIPPE REY

Auteur(s) : GUÈYE Seydou Hamady
Parution : 2012

Civilisation islamique et cultures africaines Zoom sur: Civilisation islamique et cultures africaines

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ISBN 10 : 2705338667
ISBN 13 : 9782705338664
Pages : 390
Format (mm) : 160x240
Poids : 620g

 

Les Soninké, les Haalpulaar et les Maures ont eu de multiples échanges qui sont d'autant plus profonds que ces peuples sont unis par l'histoire, la géographie, la religion et le sang. L'auteur propose de rapprocher, en les comparants, ces trois principaux groupes ethnoculturels de la Mauritanie e d'explorer les contacts que les siècles de voisinage ont généré entre eux. Il met, en particulier, l'accent sur la foi musulmane partagée et sur ses fondements malikites, ash'arites et confrériques.

Diplômé de l'INALCO, de la Sorbonne (Paris 1) et du CNAM, Seydou Hamady Guèye est Docteur en Sciences Sociales (Anthropologie). Enseignant et arabophone, il s'intéresse à la civilisation islmaique et aux cultures africaines.




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Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : anthropologie, sénégal, mali, afrique noire, linguistique, soudan, berbère, organisation sociale, droit, filiation, religion, islam, confrérie




L'impossible héritage de la tradition grammaticale

Volume 1

Auteur(s) : LOUBATIÈRES Jean
Parution : 2012



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ISBN 10 : 2705338810
ISBN 13 : 9782705338817
Tome : 1
Pages : 252
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g

La tâche de l’Université n’est pas de se mettre à la mode, ni de plaire au Pouvoir ni de courir après le buzz ou les honneurs, d’ailleurs bien en vain! L’Université ne doit pas être une entreprise. Son devoir est la critique, et, en particulier, la critique du supposé savoir. La linguistique s’est construite contre les grammaires, et pour en montrer les limites : mais on n’enseigne ni les unes ni l’ « autre » à ceux qui vont enseigner les langues : on préfère – c’est d’époque – l’enseignement de techniques de colmatage ou de maquillage intellectuel. Ce petit texte dit pourquoi nous ne pouvons plus accepter un héritage impossible sans trahir nos engagements.

Étudiant à Montpellier, où il a validé quelques maîtrises (philosophie, psychologie, ethnologie, sociologie, lettres et linguistique), complétées par des études de théologie et de langues diverses, Jean Loubatières a obtenu un doctorat de IIIème cycle sur la langue des Gitans ; il a ensuite soutenu sa thèse de doctorat sur les terminologies linguistiques occidentales. Jean Loubatières enseigne la linguistique et la langue française à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdallah de Fès au Maroc.



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Discipline : Linguistique-Dialectologie
Mots-clés : afrique, controverse




Patrimoine en Syrie et au Liban sous le mandat français

Une histoire de la législation

Auteur(s) : SEGRET Guillaume
Parution : 2012



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ISBN 13 : 9782705338626
Traduction : .
Pages : 263
Format (mm) : 160x240
Poids : 440g
Illustrations : 10pl., 8 cartes

 

Lorsque s'éffondre, à la fin de la Première Guerre mondiale, l'Empire ottoman vaincu, les ambitions des grandes puissances européennes, vainqueurs du conflit mondial, engagent un processus de partage des territoires libérés. De ce partage, négocié entre la France et la Grande-Bretagne dès avant le début de cette guerre, la France recevra la Syrie et le Liban. Validant lors de la conférence de San Remo, le 25 avril 1920, le partage du Moyen-Orient entre Français et Britanniques, la Société des Nations donne mandat au Gouvernement français sur le fondement de l'article 22 du Pacte de la Société des Nations d'administrer la Syrie et le Liban en son nom.

Au titre de cette mission d'aide et de conseil quelle assure auprès des Gouvernements syrien et libanais, la France se voit imposer par la Déclaration de mandat l'obligation d'élaborer une nouvelle législation sur les antiquités. De la sorte, la règlementation des antiquités et l'administration chargée de son application mises en place par l'Empire ottoman dans les territoires sous son autorité, jugées trop peu libérales au goût des Européens, laisseront la place à une législation plus favorable aux intérêts des puissances archéologiques européennes, au premier rang desquelles règnent la France et la Grande-Bretagne. Fallait-il y voir une volonté de leur part de s'emparer de la richesse archéologique du sous-sol des territoires libanais et syrien ?

À l'heure où se multiplient les demandes de restitution et les réflexions sur le statut juridique des collections, le présent ouvrage, loin d'apporter une analyse exhaustive de l'histoire de la législation des antiquités en Syrie et au Liban sous le Mandat français, présente les textes fondateurs régissant le patrimoine culturel de ces pays et leur application, parfois intéressée, par le mandataire franaçais.

Sensibilisé aux préoccupations de protection du patrimoine culturel, Guillaume SEGRET a étudié le droit et l'histoire de l'art à l'Université Panthéon-Sorbonne. Cette étude clôture au parcours universitaire concerné tant par les milieux juridiques et judiciaires que par les institutions culturelles et le marché de l'art.




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Discipline : Histoire-Géographie
Mots-clés : droit, archéologie, colonisation, patrimoine, art




L'Orient des Langues au XXe siècle

Auteur(s) : BOULAÂBI Ridha
Parution : 2011



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ISBN 10 : 2705338462
ISBN 13 : 9782705338466
Pages : 538
Format (mm) : 155x240
Poids : 780g

« Aujourd’hui il n’y a plus d’ailleurs (sinon une forêt fraîchement abattue, ou un livre déniché par hasard), 
Marco Polo ne quitterait pas Venise, il apprendrait des langues. », écrit Gérard Macé dans Leçon de chinois.

L’épuisement d’une longue tradition qui s’est construite autour d’un ailleurs essentiellement géographique donnant jour à toute la littérature viatique cède la place à un autre type de voyage dont la destination est une langue étrangère et lointaine. En effet, aujourd’hui, pour de nombreux écrivains français, héritiers de Segalen, de Claudel et de Michaux, les langues orientales représentent des îles nouvelles à explorer, d’une manière réelle ou imaginaire. Si certains écrivains français comme Gérard Macé ou Roland Barthes ont choisi les idéogrammes de l’Extrême-Orient, d’autres, comme Claude Ollier ou encore Louis Aragon ont suivi la caravane de la langue arabe et de ses différents dialectes.


Le résultat est impressionnant : il ne s’agit plus comme au XIXe siècle dans le meilleur des cas de donner la parole à l’étranger ou d’inventer des mots, mais d’ouvrir à un renouvellement des formes linguistiques, poétiques et narratives, à l’éclatement des genres, au brassage des modèles textuels. Si ce détour par l’Orient 
des langues dévoile chez certains un Orient secret puisant ses sources dans les souvenirs les plus intimes, il se traduit chez d’autres par une reconquête de la totalité grâce à la recréation d’une Babel heureuse, déculpabilisée et ouverte sur le monde. Cette fascination essentiellement poétique et textuelle, désintéressée pour ainsi dire, permet de nuancer les thèses qu’Edward Said développe dans Orientalism.

Ridha Boulaâbi est docteur en littérature française et comparée de l'Université Jules Verne de Picardie. Ses domaines de recherche portent sur les littératures française, francophone et arabe contemporaines.



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Discipline : Littérature-Histoire des textes
Mots-clés : moyen-orient, francophonie, orientalisme




Fahm As-Salāt ou Intelligence du salut

texte arabe et introduction française

Auteur(s) : HUSEIN (Ibn) Abu Hāmid Sakhr
Parution : 2011



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ISBN 10 : 2705338470
ISBN 13 : 9782705338473
Pages : 600
Format (mm) : 150x240

L’œuvre est ambitieuse, elle se veut globale. Elle déconstruit la dogmatique islamique par un nécessaire retour aux Textes dans leur propre logique pour réinitialiser leur dynamique porteuse. Elle s’articule en trois parties.

Les Fondements, un retour donc aux sources scripturaires avec le souci de prendre les textes coranique et sunnique sans passer par le crible des écoles juridiques. C’est une responsabilisation de tout pratiquant, par sa mise face aux réalités de la révélation et de la vie. Suit un long commentaire de la célèbre et fondamentale tradition connue sous le nom de Hadīth Gibrīl, où l’archange Gabriel vient à la fin de la vie du Prophète récapituler vingt trois ans de révélation. Avec un éclairage sans précédent, l’auteur met à notre portée les données intemporelles de la dernière révélation. Ensuite, vient l’examen de « l’innovation », cette intervention non autorisée sur la Loi. L’auteur démontre que toutes les dérives en découlent et que la révélation s’en trouve modifiée et, par suite, non opérante. Il propose une « réforme » apte à sortir de l’influence persane, qui, selon lui, a porté tord à la dernière révélation. À ce propos un parallèle est mis en lumière entre les Byzantins et les Persans : les premiers avaient effectué une altération du message de Jésus pour en faire le « Christianisme », et les seconds n’ayant réussi qu’à moitié avec l’Islam, y ont provoqué une fracture qui donna le « chiisme ». Ce qui a causé la lente déliquescence de l’Islam populaire, social, qui est devenu une religiosité mêlant superstitions et Coran. Il faut retenir que pour l’auteur, l’Islam est la religion prônée par tous les prophètes.

La seconde partie traite du statut de la prière en Islam et dans les autres révélations pour en montrer l’aspect fondamental. L’ascension du Prophète n’avait autre but que la réception de la Prière qui s’est effectuée entre Allah et Muhammed sans intermédiaire. Nous découvrons aussi que l’essence et le but final de la prédication muhammedienne est la fondation d’une communauté d’orants. Ainsi, l’Hégire prend toute sa dimension, non seulement dans la fuite de Muhammed vers Médine, mais aussi dans la vie de tout un chacun qui, se voyant empêché d’adorer Allah, se trouve obligé de migrer vers un lieu où il peut s’adonner à la prière canonique. Cela conduit à un examen minutieux des ennemis de « l’homme de foi », ils sont décrits comme des tentateurs adeptes du diable, le tout mis en évidence par un long passage en revue de la société contemporaine. S’engage ensuite une longue disputatio contre un texte contenu dans une œuvre reconnue du 12ème siècle ; Kitāb el-Mughnī d’Ibn Qudāma el-Maqdisī. La polémique porte sur le statut de ceux qui se disent musulmans mais ne s’acquittent pas de la prière canonique. L’auteur finit par étayer un avis inédit en les déclarant selon la Loi Ahl Kitāb « Gens du Livre » c’est-à-dire ayant le même statut légal que les Juifs et les Chrétiens. C’est là un des points nodaux apportés par cette étude patiente et courageuse.

La troisième partie s’intéresse à l’aspect technique de la prière canonique, en exposant en détail la manière dont le Prophète l’a enseignée. Et l’œuvre se termine par un long chapitre sur l’aspect gnostique et métaphysique de la prière Salāt.



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Discipline : Religions-Mythologies
Mots-clés : Islam, prière




1948-1972 Le Liban au tournant

L'anémone pourprée

Auteur(s) : FEVRET Jean-Marc
Parution : 2011



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ISBN 10 : 2705338497
ISBN 13 : 9782705338497
Pages : 480
Format (mm) : 160x240

Travaillant sur l’évolution du développement libanais entre le lendemain de l’indépendance (1943) et la veille de la guerre qui a disloqué ce pays (1975-1990), nous avons été renforcé par cette étude dans l’idée de la fragilité d’un processus historique. Celle-ci nous a renvoyé à un « mythe libanais », né entre la Montagne et la Mer, entre les mondes grec, phénicien, égyptien. La métaphore du développement libanais pendant cette période serait peut-être celle de la fleur d’Adonis. L’épanouissement prometteur, récurrent et éphémère de l’anémone s’est nourri d’un dynamisme, d'une volonté et d’une réflexion poussés et convergents. Sa pourpre n’a pu échapper aux contraintes du temps, celles du court terme et du passé. Il s’agit d’une histoire du Liban, d’une période où le pays pouvait encore hésiter entre ce qu’un de ses pères fondateurs, Michel Chiha, a appelé sa vocation libérale et le choix d’un régime plus structuré et d’une économie plus diversifiée, incarné par la présidence de Fouad Chéhab (1958-1964).

Pour éclairer ce débat, toujours crucial dans l’évolution du pays, cette étude a associé l’économie, la géographie ou encore les histoires sociale et politique à l’histoire culturelle. Cela permet de confronter des concepts - comme le développement et l’émergence - et des acteurs - comme les hommes politiques et les intellectuels - à la toile des faits. C’est une façon de tisser l’histoire en dégageant des spécificités multiples, celles d’un pays souvent prisonnier des lieux communs (comme le « miracle libanais » ou « l’âge d’or du Liban »). C’est une façon de rendre hommage aux Libanais en proposant une lecture de leur complexité.

Docteur en Histoire, Jean-Marc Fevret enseigne en classes préparatoires HEC (à Aix-en-Provence depuis 1988) et à l’Institut Hannah Arendt (depuis 1998 dans des DESS puis des Masters 
de Géopolitique de l’Université de Marne-La-Vallée). Il a orienté ses recherches vers une démarche pluridisciplinaire centrée sur l’histoire, dans le laboratoire « Analyse Comparée des Pouvoirs » 
de l’Université de Paris-Est Marne-La-Vallée.



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Discipline : Histoire-Géographie