Auteur(s) : BREANT Catherine
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339203
Pages : 606
Format (mm) : 160x240
Poids : 950g
Triptyque inédit, tant dans sa forme que dans son fonds, ce livre explore l’univers de la colère sous divers prismes. D’une vision antique ou civilisationnelle, l’énergie de la colère, liée au Foie et à la foi, influe sur le comportement humain.
Un discours homéopathique soutenu articule le rapport Homme/Univers et révèle l’incohérence liée au jugement du libre choix thérapeutique, à la libre expression de tout individu et aux emprises étatique, divine ou autre.
De la mémoire de l’eau à l’uranium résiduel, une exploration phonologique transversale réfléchit des empreintes mémorielles de syllabes, fragments d’un langage matrice de plus de six mille ans.
Catherine Bréant est kinésiologue-homéopathe. Sa double formation en homéopathie à l’Institut Homéopathique Scientifique et à diverses techniques de kinésiologie à l’École APF Concept, lui a ouvert un champ d’application où prise de conscience des comportements et mise en valeur des ressources personnelles permettent la libération d’archaïsmes et la promotion de l'élan vital.
Céramiste, elle a exploré l’empreinte de végétaux frais et la mue animale comme bases d’expérimentations. Sensible au principe de mémoire libéré dans le minéral et à ce que révèlent les terres et les oxydes, son intérêt pour la vie chimique s’est imposé ; découvrant les interactions des Éléments, des règnes et leurs équilibres.
Auteur(s) : VILLELA PETIT Maria
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339241
Pages : 243
Format (mm) : 158x240
Poids : 350g
Héritiers des anciens Grecs, nous le sommes tous, bien que notre monde soit très différent du leur. Cet héritage n’a cessé de susciter des recherches mais, comme toujours lorsqu’on interprète des oeuvres du passé et plus encore des textes qui renvoient à des oeuvres disparues, certains aspects peuvent échapper même aux meilleurs spécialistes. D’où l’intérêt de prendre le temps de jeter sur la Grèce antique un regard neuf, convoquant différents domaines du savoir.
Ces Incursions en Grèce ancienne de Maria Villela-Petit sont composées de deux parties. La première analyse la question de l’art plastique dans le Sophiste de Platon, celle des peintres dans la Poétique d’Aristote, celle de la gloire ‑transmise grâce à la voix ‑dans le Philoctète de Sophocle. La seconde est consacrée au retentissement du personnage de Philoctète chez les philosophe contemporains, Benjamin Fondane notamment, et confronte les interprétations de Platon par Heidegger et Simone Weil, ainsi que l’idée, si différente, qu’ils se font de la Grèce : fermée chez Heidegger, ouverte et proche des sources « orientales » chez Simone Weil.
Maria Villela-Petit, née à Rio de Janeiro (Brésil), est arrivée en France en 1962. Elle étudie la Phénoménologie sous la direction de Paul Ricoeur, et, en octobre 1968, rentre comme chercheur au CNRS. À partir des années 80, elle suit le séminaire de Philosophie Ancienne, dirigé par Pierre Aubenque. Elle a également enseigné l’Esthétique à l’Institut Catholique de Paris de 1987 à 2004. Retraitée émérite des Archives Husserl de Paris (CNRS), elle est membre de plusieurs associations et membre du comité éditorial des OEuvres Complètes de Simone Weil.
Auteur(s) : BENKALFAT Fayçal
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339227
Pages : 356
Format (mm) : 160x240
Poids : 560g
Illustrations : N&b
« Fille et expression, la plus sensible et la plus menacée d’une civilisation que les vicissitudes de l’histoire n’ont pas épargnée, la musique andalouse a traversé de multiples épreuves depuis l’âge d’or de Ziryab jusqu’à cet âge de fer qu’elle connaît de nos jours. Elle a perdu beaucoup de mélodies, certains rythmes, parfois quelques-unes de ses parties constitutives, dont seulement quelques chansons orphelines ont été recueillies par des Nûbât apparentées ».
Figure tutélaire et grand maître de la musique classique algérienne, Sid-Aḥmed Serri est interprète, professeur et chercheur infatigable. Il a formé des générations de musiciens dans la rigueur et le respect de la tradition et a su maintenir vivant un patrimoine musical menacé. Qu’il soit ici salué !
Le but de cet ouvrage multilingue est de présenter, dans une description ouverte, la musique andalouse, sa structure actuelle, ses modalités d’interprétation ; de fixer sa vulgate avec ses modes et ses différents mouvements. Accompagné d’un multimédia, il est destiné aux musicologues mais aussi à ceux qui apprécient le patrimoine musical arabo-andalou en général, les Nûbât algériennes en particulier.
Auteur(s) : MALSAGNE Stéphane
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339357
Pages : 580
Format (mm) : 160x240
Poids : 1000g
Personnage longtemps méconnu, Charles-Eudes Bonin (Poissy, le 26 juin 1865 - Barcelone, le 29 septembre 1929) fut poète, chartiste, explorateur en Chine, archéologue, orientaliste et diplomate. Dans le contexte des rivalités anglo-russes (Grand Jeu), l’Asie centrale fut sa terre de prédilection et contribua à sa renommée au Quai d’Orsay, ainsi que dans les milieux scientifiques et coloniaux. Auteur de nombreux travaux utilisés encore par les historiens, il travailla au renforcement des intérêts français, s’intéressa particulièrement à l’islam chinois et asiatique et participa à la réflexion sur la politique musulmane de la France. De l’Extrême-Orient au Moyen-Orient, en passant un temps par l’Amérique du nord et l’Europe, ce livre nous invite à retracer une carrière exceptionnelle qui traverse des moments charnières de l’histoire des XIXème et XXème siècle.
« Un excellent livre qui, avec une grande sûreté documentaire, fait revivre le monde des explorateurs diplomates de la IIIe République ». Henry Laurens, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe.
« This scholarly, deeply researched biography narrates clearly the crucial work undertaken by French explorers and diplomats in describing and mapping “unknown” Eurasia for the European and North American empires. The “Great Game” was not played simply by British and Russian adventurers, and the intrepid Americans who went out to the waste places of the earth had French colleagues. Charles-Eudes Bonin (1865-1929) traveled those rough roads – especially southeast Asia and China’s frontiers – in France’s interest, and Dr. Malsagne has plumbed the archives to give us his story, well contextualized in the history of 19th-20th century imperial rivalries. Bonin belongs in the bold company of Joseph Rock, Ferdinand von Richthofen, Nikolai Przhevalsky, and Aurel Stein, among many others, and we must thank Dr. Malsagne for his inclusion ». Jonathan N. Lipman, Professor Emeritus of History Mount Holyoke College, Author of Familiar Strangers A History of Muslims in Northwest China.
Stéphane Malsagne est agrégé et docteur en histoire (Université de Paris I). Chercheur sur le Moyen-Orient, il a publié plusieurs ouvrages et articles sur la région.
Auteur(s) : EL-HAJJ Badih
Parution : 2015
ISBN 13 : 9782705339388
Pages : 370
Format (mm) : 160x240
Poids : 600g
Ce livre présente un ensemble de chants traditionnels représen- tatifs des principaux genres musicaux du Liban. D’où vient cette musique ? Quelles fonctions remplit-elle ? De quels éléments est- elle constituée ? Comment s’est-elle diffusée et qu’en reste-t-il ? Son objectif est de cerner une musique libanaise spécifique, de montrer ses caractéristiques, de reconstituer autant que possible son histoire et d’en fixer la mémoire par des transcriptions musicales. Cette étude recourt à la fois à la chronologie, à la description, à l’analyse et à la comparaison.
Une partie de cet ouvrage est consacrée à l’étude du patrimoine musical bédouin, compte tenu de son influence sur les traditions musicales du Liban. L’ensemble des observations est basé sur des enquêtes de terrain menées dans différentes régions du Liban et de la Syrie entre 1994 et 2001.
Les chants et les passages musicaux sont transcrits sur des portées musicales et accompagnés des paroles en translittération de l’arabe dialectal libanais en caractères latins. Le livre est accompagné d’un CD (mp3) de deux heures et demie avec l’ensemble des enregistrements musicaux transcrits.
Titulaire d’un Doctorat de l’Université Paris IV – Sorbonne et spécialiste d’histoire de la musique et de musicologie, Badih El-Hajj (olm) est enseignant à la Faculté de Musique de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (Liban), où il est aussi le responsable de la Commission doctorale et le directeur du Centre des Archives Sonores et Musicales. Chercheur en ethnomusicologie, comme en musiques traditionnelles populaires du Proche-Orient, plus particulièrement du Liban, et en musiques bédouine, syriaque et arabe, Badih El-Hajj a à son actif un ensemble d’articles et de communications s’intéressant à ces domaines, ainsi que de multiples parrainages d’œuvres musicales qui s’en réclament. Polyglotte et cosmopolite, Badih El-Hajj sait joindre le folklore musical de son pays aux cultures musicales du monde, dans une perspective internationale des arts et d’un monde sans frontières.
Auteur(s) : JOLIVET-LEVY Catherine
Parution : 2015
ISBN 10 : 2705339302
ISBN 13 : 9782705339302
Tome : 1
Pages : 284
Format (mm) : 210x280
La Cappadoce, au centre de la Turquie, attire chaque année des visiteurs plus nombreux, fascinés par l’étrangeté des paysages modelés au l des siècles par l’érosion. Mais, outre ses beautés naturelles, la région recèle un patrimoine archéologique hors du commun, dont le caractère rupestre a assuré la conservation. Entre 1925 et 1942, le père jésuite Guillaume de Jerphanion a publié la première étude systématique sur les églises et leur décor, sous le titre Une nouvelle province de l’art byzantin. Les églises rupestres de Cappadoce. Depuis longtemps épuisé, cet ouvrage constitue toujours une référence pour les spécialistes. Les auteures de ce livre ont souhaité le rendre à nouveau accessible et en actualiser les données. Elles ont mis leurs pas dans ceux de Jerphanion, e ectuant pendant plus de vingt ans de très nombreuses missions sur le terrain pour contrôler ses descriptions et leur apporter corrections et compléments, quand cela s’avérait nécessaire. La copie numérique sur une clé USB d’Une nouvelle province de l’art byzantin permet la consultation en parallèle du texte de référence. Elles ont aussi considérablement enrichi son inventaire, en y ajoutant quelque 250 nouveaux monuments. Le volume de planches réunit une illustration abondante et largement inédite. Cet ouvrage est donc une invitation à découvrir ou redécouvrir les vestiges archéologiques d’une région insolite et encore mal connue.
Catherine Jolivet-Lévy, Directrice d’études émérite à l’École Pratique des Hautes Études, a enseigné l’archéologie et l’histoire de l’art byzantin à l’Université Paris 1 de 1974 à 2006, puis à l’École Pratique des Hautes Études (Section des Sciences Religieuses) jusqu’en 2014. Elle a e ectué de multiples voyages d’étude en Cappadoce et est l’auteure de plusieurs ouvrages et de très nombreux articles sur les monuments byzantins de la région. Docteur en archéologie, Nicole Lemaigre Demesnil est l’auteure d’un ouvrage sur l’architecture rupestre et le décor sculpté en Cappadoce.
Auteur(s) : QUINTERN Detlev
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705338961
ISBN 13 : 9782705338961
Traduction : de l'allemand par Jürgen Brankel
Pages : 156
Format (mm) : 160x240
Poids : 250g
Ikhwan aṣ-Ṣafa, les Frères de la pureté, exercèrent leurs activités pendant la deuxième moitié du xe siècle, sous le califat des Abbassides qui avait pour siège Bagdad. Le collège des philosophes et des scientifiques dont nous ignorons les noms, a composé une œuvre volumineuse, en 52 traités, ayant pour objet les sciences, depuis A comme anthropologie, jusqu’à Z comme zoologie. Partant de la philosophie des nombres et des mathématiques, les Frères de la pureté se basèrent sur une approche déduite d’une cosmologie scientifique de la plus grande actualité, car pluriculturelle.
Sur la base d’une cosmologie métathéorique reprenant des notions de l’histoire des idées gnostiques, Ikhwan aṣ-Ṣafa déployèrent le concept de raison qui, partant d’une rationalité insérée dans l’éthique, est orienté vers l’harmonie de l’homme, de la société, de la nature et du cosmos. L’humanisme des Ikhwan aṣ-Ṣafa est de plus inspiré par une éthique inter et trans-religieuse. Aussi, l’œuvre des Frères de la pureté gagne à être redécouverte car elle préfigure des issues à la crise de l’homme et des sciences et actualise les perspectives d’un humanisme qui sommeille dans l’histoire de la philosophie et des idées.
Detlev Quintern est né en 1960, est docteur en sciences historiques, enseigne à l’université de Brême (sciences culturelles, philosophie politique). Ses domaines d’investigation sont surtout l’éthique universaliste (Nouvel Humanisme, New Enlightenment), histoire de la culture et des sciences dans l’Orient et dans l’Occident et leur visualisation muséale. Il est directeur pour le développement et l’enseignement de la Fondation Prof. Fuat Sezgin de l’histoire des sciences en Islam à Istanbul.
Auteur(s) : HAMIDOVIĆ David
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338930
Pages : 32
Format (mm) : 125x200
Poids : 50g
Illustrations : 1 carte + 1 fac-similé de contrat
Auteur(s) : IBN HINDU Abu al-Faraj 'Ali ibn al-Husayn
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338886
Traduction : Floréal Sanagustin
Pages : 174
Format (mm) : 125x200
Poids : 200g
Le livre des clés pour la médecine ou la méthode à l'usage des étudiants est l'œuvre d'un contemporain du grand Avicenne, le logicien et médecin Ibn Hindû (ca. 954-1019 ou 1029). Natif de Rayy, il compta parmi ses maîtres Abû al-Khayr ibn al-Khammâr (m. 1017) pour la médecine, et Abû al-Hasan 'Alî al-Amirî (m. 992) pour la philosophie. Son intérêt marqué pour la transmission du savoir et ses talents de pédagogue contribuèrent grandement à établir sa réputation au point que ses cours étaient très suivis. Dans le présent traité, sorte d'introduction à l'art médical destinée aux étudiants, l'auteur va à l'essentiel, en martelant des vérités qui lui semblent indiscutables : la médecine est une science rationnelle, son argumentation repose sur la logique, ses liens à la philosophie sont évidents, mais son champs d'intervention demeure plus étroit car si la philosophie inclut la médecine, l'inverse ne se vérifie pas, elle est un des arts les plus nobles puisqu'elles s'intéresse au plus noble des êtres : l'homme.
Floréal Sanagustin est titulaire de l'agrégation d'arabe et d'un doctorat d'Etat ès lettres arabes. Il est professeur de langue et civilisation arabes à l'Université Lumière-Lyon 2 et chercheur à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon. On lui doit plusieurs ouvrages sur l'histoire des sciences arabes et les rapports entre philosophie et médecine.
Auteur(s) : MASSON Michel
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338800
Pages : 296
Format (mm) : 160x240
Poids : 480g
Un singe. Un singe qui est un chat. Qui est un hibou. Mais aussi un insecte, un androgyne nymphomane et adonné à la boisson, un monstre nocturne enfantin et balourd, un redoutable magicien porteur de chance et de malchance, supplié, supplicié. Tel est le Maimone, cette puissante entité dionysiaque que l’auteur nomme le Dieu garou et qu’il nous fait progressivement découvrir.
Partant de faits apparemment confinés à la Sardaigne, il montre qu’ils relèvent en fait d’une réalité bien plus générale, celle d’un ensemble de croyances attestées dès l’Antiquité et qui ont perduré au moins jusqu’au Moyen âge dans un espace coïncidant en gros avec celui de l’Empire romain.
Cette contribution à l’anthropologie est étayée par une analyse linguistique minutieuse qui met principalement en jeu les langues romanes et quelques autres.
Linguiste, auteur de plusieurs ouvrages, Michel Masson est professeur émérite à l’Université de Paris-3.
Auteur(s) : FAÜ Jean-François
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339043
Pages : 90
Format (mm) : 130x200
Poids : 120g
L’histoire de la présence diplomatique française à Alexandrie et à Massaoua retrace l’aventure des consuls installés dans ces ports mythiques de la Méditerranée et de la Corne de l’Afrique. Cette histoire commença en 1182, lorsqu’un marchand de Montpellier, installé à Alexandrie, fut nommé fondé de pouvoir du comptoir commercial de sa ville, et prit le nom de consolat de mar. Puis, l’évolution de la fonction consulaire dans l’Empire ottoman et son emprise géographique dans les marges du royaume d'Abyssinie constituèrent autant d'accroches de l'étude de l'influence française dans cette partie du monde.
Jean-François Faü, historien et diplomate, est actuellement directeur du département « Culture et patrimoine » de l’Université internationale Senghor à Alexandrie et chercheur associé au Centre Français des Études Éthiopiennes d’Addis Abeba. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages concernant les minorités en Orient, aux débuts du monde musulman.
Auteur(s) : KHATCHADOURIAN Haroutioun, BASMADJIAN Michel
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338879
Pages : 444
Format (mm) : 230x280
Poids : 2000g
Illustrations : Très nombreuses illustrations couleurs
Héritiers d'une tradition séculaire, empreintes manifestes de l'identité arménienne, les խաչքար (khatchkars, pierres à croix) sont le reflet de la foi d'un peuple et du culte de la croix dans la spiritualité arménienne. Cet ouvrage présente la première étude approfondie d’un ensemble de khatchkars situés hors de la terre d’Arménie. Pas moins de 669 pierres à croix d’Ispahan et de Terre sainte s’y trouvent répertoriées, photographiées, décrites et analysées avec une grande précision terminologique.
Outre l’étude d’un corpus particulier et au-delà de la dimension patrimoniale, cet ouvrage propose la définition d’une typologie et d’un vocabulaire qui permettront de classifier et de caractériser d’autres ensembles de khatchkars à l’aide d’une terminologie unifiée et précise. Des planches schématiques illustrent la diversité des structures formelles et plusieurs répertoires présentent la richesse des ornements qui sont rigoureusement reproduits. La totalité des inscriptions est retranscrite et commentée, permettant ainsi de lever peu à peu le voile sur les secrets de ces témoins silencieux de l’histoire arménienne.
« Le principal intérêt des chercheurs était de préparer non seulement un dossier complet sur ces khatchkars de petites dimensions, mais aussi de fournir un outil fiable pour d’autres études, y compris celles concernant l’évolution du style et des compositions formelles. » (Dickran Kouymjian)
Cette contribution majeure consacrée aux pierres à croix arméniennes est le fruit d’une complicité entre deux chercheurs qui ont mis leur passion au service de ce patrimoine millénaire.
Haroutioun Khatchadourian est ingénieur Supelec de formation, spécialiste des systèmes d’information. Dès 1984, parallèlement à son activité professionnelle, il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO. Il effectue plusieurs missions en Arménie, en Turquie et en Iran dans le but de mener un travail archéologique spécifique sur les khatchkars.
Michel Basmadjian est directeur d’un établissement médico-social de protection de l’enfance. Intéressé très tôt par l’architecture médiévale arménienne, il s’engage dans l’étude des monuments et s’implique dans la diffusion de ce patrimoine particulièrement menacé en Turquie. Il suit l’enseignement sur les arts arméniens à l’INALCO et lors de ses nombreux voyages d’étude en Arménie, en Turquie et au Moyen Orient, il réunit une documentation riche et inédite sur les khatchkars.
Auteur(s) : SOLER Renaud
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705338947
Pages : 306
Format (mm) : 160x240
Poids : 400g
Les historiens de l’archéologie biblique sont unanimes pour désigner un homme, Edward Robinson, comme leur illustre prédé-cesseur, et le fondateur de la discipline. Ce pasteur américain, orientaliste et grand voyageur, naquit en 1794 et mourut en 1863. Auteur de nombreux ouvrages, porté au pinacle par les sociétés savantes d’Amérique et du Vieux Continent, il connut la gloire de son vivant. Il fut ensuite progressivement oublié, à partir du début du XXe siècle, lorsque l’archéologie franchit un nouveau seuil épistémologique, pour devenir une simple figure pionnière, un glorieux ancêtre d’une période héroïque. Étudier la constitution de l’histoire de l’archéologie biblique, la formation d’une mémoire collective partagée par les archéologues, permet ainsi de voir surgir peu à peu la figure mythique d’Edward Robinson.
Il est néanmoins nécessaire de reconsidérer la vie du savant américain, en passant outre les simplifications du travail de la mémoire : reprendre ses ouvrages, relire les travaux de ses contemporains et prédécesseurs permet de saisir pour lui-même le moment constitutif de l’archéologie biblique, dans les années 1830, sans le juger à l’aune de critères de scientificité beaucoup plus tardivement élaborés, et sans commettre ce péché irrémissible de l’anachronisme. On voit alors se dessiner une archéologie biblique qui se développa en étroite connexion avec les sciences de son temps, sciences naturelles d’une part, sciences humaines et religieuses d’autre part.
L’archéologie biblique fut d’emblée pensée, reconnue et pratiquée comme discipline scientifique, qui n’était pas encore ce que nous appellerions, aujourd’hui, de ce nom. Mal dégagée des questionnements religieux et apologétiques, prisonnière encore d’un certain regard sur l’Orient, elle tient pour un moment insigne de l’histoire des sciences et des savoirs. La Palestine telle que nous nous la représentons fut, en grande partie, produite par Edward Robinson et les archéologues qui lui succédèrent dans la redécouverte de la Terre sainte.
Renaud Soler poursuit des études d’histoire à l’université de Paris-Sorbonne. Spécialisé dans l’étude du monde arabe à l’époque contemporaine, il s’intéresse à l’orientalisme du XIXe siècle, et au développement de la connaissance scientifique de l’Orient.
Auteur(s) : MALLAT Hyam
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339135
Pages : 280
Format (mm) : 160x240
Poids : 450g
Cet ouvrage analyse les singularités d’une société rurale multi-communautaire établie au Mont-Liban sur les bords de la Méditerranée orientale qui, à partir du XVIe siècle et grâce à ses constituants géographiques, politiques, économiques et sociaux, a été à la base de l’émergence originale de la liberté et de la démocratie au Proche-Orient. Cette société libanaise, où l’expérience individuelle s’est conjuguée à l’expérience collective, n’a pas été une société quelconque des milieux désertiques ou montagnards. La montagne du Liban n’est pas une terre fermée coupée de tout horizon. Elle est à l’intersection des civilisations et des peuples qui ont traversé ce Proche-Orient depuis la plus haute Antiquité, promenant avec eux les malheurs des conquêtes mais aussi les bienfaits des rencontres.
Cette société pour qui la liberté avait paru un bien si précieux au point de justifier toutes les fatigues et tous les renoncements mérite d’être un objet d’étude et de réflexion. Elle a, en effet, conduit à apprécier la valeur de chaque élément de progrès au point que ces hommes se sont progressivement dotés d’une ouverture d’esprit et d’un discernement qu’on trouverait difficilement dans les sociétés environnantes : de la première imprimerie, aux premières écoles, aux premières universités, aux premiers journaux, aux premières conquêtes de la liberté et de la démocratie, aux premières concessions économiques. Tout est dit et cet ouvrage vise à identifier ce qui aurait pu être faiblesse et qui est devenu force et vigueur, semences d’hier pour les moissons de demain dans les incertitudes d’aujourd’hui.
Avocat et sociologue, Hyam Mallat est professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, ancien Président du Conseil d’Administration de la Sécurité Sociale puis des Archives Nationales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages juridiques et culturels dont Le droit de l’environnement, de l’urbanisme et de l’eau, L’Académie française et le Liban, et La rencontre de Pierre Benoit et de Georges Lecomte avec le Liban.
Auteur(s) : KHAIRALLAH Samir
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339067
Pages : 342
Format (mm) : 158x240
Poids : 550g
Voici enfin une biographie de K. T. Khairallah, figure injustement méconnue de l’histoire du Liban et des pays arabes !
K. T. Khairallah a été, sans discontinuité, l’homme qui a porté sur la place publique, dans la presse et au sein des milieux gouvernementaux et diplomatiques la question du Liban et des pays arabes au risque de sa vie. Toutes ses actions et toute son œuvre ont été commandées par la conviction de la possibilité d’un Moyen-Orient (Grande Syrie), d’abord au sein d’un Empire ottoman réformé puis dans une conjonction de communautés et collectivités qui coexistent et s’acceptent, à condition de réussir à appliquer l’unité dans la diversité.
« Les éléments essentiels de cet ouvrage consistent en un regroupement, un classement et une analyse replacée dans son contexte contemporain politique, économique, social et culturel, des archives privées du journaliste et homme politique libanais K. T. Khairallah, rédacteur au quotidien parisien Le Temps entre 1911 et 1930. Cette étude historique et culturelle constitue, au- delà des questions qu’elle suscite, une manière d’espérer. Ses réflexions visionnaires sont restées inappliquées. Sans son action, sa persévérance, les germes d’une liberté nationale qu’il a semés, le Liban du XXIe siècle existerait-il en lui-même et aux yeux des confrontations de puissances ? » (Albert Broder)
Docteur en Histoire, chargé de collections à la Bibliothèque nationale de France, Samir Khairallah est spécialiste de l’arabe, du syriaque et des civilisations orientales. Passionné de livres, de culture et de recherche, il a été professeur d’Histoire, de Géographie, de Sciences sociales, de Langue et littérature arabes dans différents lycées et écoles techniques supérieures au Liban de 1975 à 1990.
Auteur(s) : LEBRET Louis-Joseph, MALSAGNE Stéphane
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705339081
ISBN 13 : 9782705339081
Publication : Éd. établie par Stéphane Malsagne
Pages : 392
Format (mm) : 158x240
Poids : 600g
Illustrations : Quelques illustrations + 1 CD-rom de cartes
De 1959 à 1964, le Journal du père Lebret (directeur de la mission IRFED) au Liban et au Moyen-Orient est un témoignage exceptionnel enfin publié sur la tentative d’édification d’un État libanais moderne sous la présidence du général Fouad Chéhab.
« Les journaux annoncent la démission prochaine du ministère. En fait, c’est fait. J’ai donné ma conférence "Le Liban au tournant" dans l’auditorium — la salle de cinéma — du Phœnicia, 500 à 600 personnes avec une centaine debout. Je n’avais pas beaucoup de voix, malgré l’absorption des comprimés de chlorure de potasse. Vive les hauts-parleurs, car j’ai quand même pu me faire entendre, par un auditoire tendu qui ne toussait pas. Au fond, c’était mes adieux au Liban et j’avais eu le trac toute la journée, craignant d’échouer. Il fallait faire comprendre avec beaucoup de nuances, tout ce que comportait la révolution Chéhab, révolution en profondeur et en douceur, sans toucher à la politique tout en ne faisant que cela. Mon plan était de caractériser la politique chéhabiste : consolider une nation, créer un État, réaliser le grand Liban mondial sans visées impérialistes, mais il fallait aussi en montrer les exigences économiques, sociologiques et éthiques. Bref, un peu sur la corde raide en disant tout l’essentiel sans "mettre en boule". C’est fait et la portée sera peut-être plus grande que celle des conférences de 1960 et 1962, magie du verbe, si importante en Orient, avec les politesses de la civilisation méditerranéenne et les rigueurs d’une critique nécessaire. Assez dit pour faire comprendre et pas assez choquer en profondeur. Tout ça dans un état grippal qui continue, mais Dieu aide ». (Journal du 20 janvier 1964)
Né en 1970, Stéphane Malsagne est agrégé d’Histoire-Géographie et docteur en Histoire (Université de Paris I). Il a consacré ses recherches depuis plusieurs années à l’Histoire du Liban, de l’indépendance à la guerre civile. Il est l’auteur d'une biographie de l’ancien président libanais Fouad Chéhab (1902-1973). Après avoir enseigné quelques années l’Histoire du Moyen-Orient contemporain à l’Inalco et aux Universités de Paris I et Paris IV, il poursuit actuellement ses travaux sur l’Histoire de l’armée et des élites libanaises.
Auteur(s) : LACHKAR Abdenbi
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339142
Pages : 166
Format (mm) : 160x240
Poids : 300g
Cet ouvrage s’inscrit dans un cadre comparatiste qui vise la description taxinomique du lexique de l’arabe marocain par l’étude des propriétés grammaticales et sémantiques des formes lexicales figées et stéréotypées. Ces locutions et proverbes – qui permettent l’économie du langage et l’enrichissement du lexique – rendent compte de la variation linguistique, de la variété dialectologique et de la mixité culturelle qui marquent le paysage marocain.
Dans le sillage de célèbres travaux dans le domaine, cette étude démontre la complexité linguistique et discursive du figement ainsi que ses différents degrés.
Cet ouvrage constituera une source et une référence pour les arabisants. Les étudiants en sciences du langage y découvriront des locutions figées de plusieurs types (lexicales, idiomatiques, phrastiques, textuelles). Ils pourront appréhender le figement des locutions stéréotypées et des proverbes comme un champ transversal, concernant aussi bien le lexique, la grammaire, la syntaxe, la sémantique, la pragmatique, la stylistique, la rhétorique, la terminologie que la traduction et la didactique. Ils parviendront ainsi à mieux cerner la définition des mots proverbe, expression figée, expression idiomatique, expression allusive… en arabe, en arabe marocain et en français. Grâce à la transcription et à la traduction en français, les apprenants de l’arabe dialectal pourront assimiler les tournures phrastiques marocaines telles qu’elles sont prononcées.
Abdenbi Lachkar est Maître de conférences à l’Université Paris 8 où il enseigne la linguistique et les médias. Ses travaux s’inscrivent dans le domaine de la linguistique descriptive et discursive, de l’analyse des discours (linguistique, médiatique, politique), de la sociolinguistique et de la dialectologie arabe, notamment marocaine.
Auteur(s) : CRÉPIN Denis
Parution : 2014
ISBN 13 : 9782705339104
Pages : 512
Format (mm) : 160x240
Poids : 650g
Cet ouvrage sur le catharisme s’attache à une recherche de l’origine du célèbre mouvement hétérodoxe en privilégiant l’analyse de ses croyances et de ses pratiques liturgiques, ainsi qu’à la détermination, au-delà des amalgames dont les Cathares furent victimes, du terreau de sa genèse.
L’ouvrage entend ainsi mettre en lumière l’évolution de ce que l’auteur considère comme une dissidence au sein de l’Église catholique. En effet, à travers l’étude des sources des xie-xiiie siècles — essentiellement écrites de la main de détracteurs —, l’analyse de documents qui furent connus plus tardivement — comme la Noticia publiée par Guillaume Besse au xviie siècle —, l’exploration des possibles origines remontant à l’Antiquité tardive, mais aussi l’exploitation des rares sources écrites par les dissidents eux-mêmes, Denis Crépin conclut à une origine essentiellement endogène du catharisme.
Toutefois, à la différence d’autres mouvements hétérodoxes médiévaux qui prônaient eux aussi une réforme de l’Église, visant un retour au christianisme des origines et plus d’ascèse, l’apparition du dualisme et son développement dans l’Église cathare dénotent, mais seulement dans un deuxième temps, l’influence d’hérésies d’origine orientale.
« L’ouvrage est une initiation remarquable à l’hérésie médiévale. Il se caractérise par la clarté avec laquelle sont exposés des problèmes théologiques et anthropologiques complexes. » (Martin Aurell)
Denis Crépin, docteur vétérinaire et homéopathe, licencié en théologie orthodoxe a longtemps exercé à Albi, où il a également rempli, dix années durant, des fonctions électives municipales. Son intérêt pour l’histoire et sa bonne connaissance du pays tarnais l’ont porté à se pencher sur le Moyen Âge languedocien et, évidemment, sur les causes et les effets de la guerre albigeoise.
Auteur(s) : MAAMARY Robert
Parution : 2014
ISBN 10 : 2705339128
ISBN 13 : 9782705339128
Publication : coédition: Université Antonine
Pages : 300
Format (mm) : 160x240
Le début de la deuxième moitié du vingtième siècle a été un tournant dans l’histoire de l’Ordre Antonin Maronite. Après un temps de crise, vient celui du renouveau.
De nombreux changements ont eu lieu en l’espace d’un demi-siècle, suite à de grands événements : envoi des jeunes moines antonins à poursuivre leur formation et leurs études à Rome ; réunion du Concile Vatican II et ses effets sur la vie de l’Église, en général et sur la vie monastique antonine, en particulier ; drame de la guerre libanaise qui a ébranlé les fondements de la société et qui a, de même, touché la vie religieuse ; enfin, émergence de la modernité et ses répercussions sur la culture libanaise (mondialisation, matérialisme, individualisme, consumérisme…).
Toutes ces mutations ont eu leurs conséquences sur la vie et le témoignage des moines antonins maronites. On peut souligner, d’une part, un impact positif concrétisé par un renouveau missionnaire, éducatif, pastoral, liturgique et constitutionnel, suite aux recommandations du Concile Vatican II. Mais, d’autre part, une crise a émergé, suite à la guerre et à la grande vague de modernité : un nouveau style de vie monastique critiquable est apparu tant au niveau de la qualité de vie des moines, qu’à celui du vécu des vœux monastiques et de la qualité du témoignage.
Partant de cette situation, et de la présupposée mission des moines antonins qui consiste à témoigner du Christ dans la société, nous nous demandons : sommes-nous encore, dans le monde, un signe prophétique qui renvoie au Royaume de Dieu ?
Auteur(s) : MARGUERON Jean-Claude
Parution : 2013
ISBN 13 : 9782705338701
Pages : 642
Format (mm) : 210x280
Poids : 2000g
Illustrations : 800 fig. coul. et NB
L’émergence des premières villes de l’histoire, en Mésopotamie, à la fin du IVe millénaire, témoigne de la prise de conscience par les fondateurs que le nouveau cadre de vie exigeait une préparation et une organisation destinées à assurer à la fois la longévité et l’harmonie de la construction urbaine.
à l’aube de l’histoire, un véritable urbanisme, totalement différent de celui, postérieur, des cités grecques, fut alors systématiquement mis en place, tenant compte de deux dangers majeurs : la vulnérabilité de l’architecture de briques crues face aux menaces de l’eau et l’instabilité de sols très hétérogènes, impropres à supporter les charges de bâtiments de plus d’un niveau.
Une remarquable inventivité et une étonnante compréhension du milieu ressortent des solutions mises en œuvre par les Mésopotamiens. Ils dotent leurs villes de plans géométriques parfaitement adaptés au terrain, capables d'éliminer les eaux de pluie (utilisation de voies radiales, de canaux intérieurs ou périphériques, de “chaussées absorbantes”). Ils aménagent une “infrastructure compartimentée” qui assure toute l’organisation de la ville et de sa voirie, permet d’éloigner le niveau d’occupation de la nappe phréatique et de stabiliser de façon homogène l’ensemble du bâti.
De tels travaux entraînent la fondation de villes neuves. Certaines d’entre elles, fondées au IIIe millénaire, étaient toujours actives mille, voir deux mille ans plus tard, après plusieurs reconstructions complètes. C'est notamment le cas de Mari, Babylone ou Larsa.
Cet urbanisme n'a jamais été transmis par les textes : seule l’archéologie a pu le mettre en évidence par la confrontation systématique d’un certain nombre de sites.
Jean-Claude Margueron, docteur es-lettres, a été pensionnaire de l’Institut Français d’Archéologie de Beyrouth avant d’enseigner l’archéologie orientale à l’Université de Strasbourg pendant 20 ans ; il a ensuite, comme directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, poursuivi et enseigné ses recherches sur les débuts de l’architecture orientale. Il a débuté sa carrière d’archéologue de terrain en 1954 à Mari en Syrie. Puis à partir de 1969, comme directeur de mission, il a conduit des fouilles en Irak, à Larsa, en Syrie à Meskéné-Émar, à Ugarit et, à partir de 1979, à Mari dont il abandonna la direction en 2004.